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Alter’Incub : premier incubateur de l’innovation sociale en région Rhône-Alpes

Alter’Incub : premier incubateur de l’innovation sociale en région Rhône-Alpes

L’incubateur Alter’Incub vient de clôturer son cinquième appel à projet. Chaque année, le nombre de candidatures augmente, preuve de l’engouement des porteurs de projets pour cette nouvelle forme d’entrepreneuriat social et solidaire. Mais que les retardataires se rassurent : il sera encore possible d’intégrer l’incubateur plusieurs fois dans le courant de l’année et de se donner ainsi toutes les chances de réussir.


Une démarche d’économie collaborative

Comme son nom l’indique, Alter’Incub est un incubateur, spécialisé dans l’innovation sociale. Créée en 2011, la branche Rhône-Alpes Auvergne est née d’une initiative lancée il y a 14 ans en Languedoc Roussillon. Fort de son succès, Alter’Incub Languedoc Roussillon a ensuite développé son concept dans 3 autres régions dont celle de Rhône-Alpes, qui fête aujourd’hui le 5e anniversaire de sa création.

Si l’économie solidaire a le vent en poupe, l’innovation sociale reste un nouveau concept qu’il convient encore d’expliquer, surtout auprès des financeurs. « L’innovation sociale dépend de la manière avec laquelle on décide de conduire son projet, précise Guillaume Moutet, chargé de l’accompagnement à Alter‘Incub Rhône Alpes. Cela implique généralement une démarche d’économie collaborative, une dynamique de co-construction, entre les différents partenaires et les utilisateurs. L’innovation réside surtout dans la transformation des relations sociales apportée par le projet. Parmi les projets que nous accompagnons figure par exemple une crèche bilingue français-langue des signes, où les familles comme l’équipe encadrante seront mixtes».

Si l’on se réfère à la définition proposée par le Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire (CSESS), l’innovation sociale « consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché ». Et Guillaume Moutet de préciser : « Les innovations sociales peuvent naître ailleurs que chez les individus qui sont dans une démarche de création d’entreprise. »

Faire connaître le concept d’innovation sociale

Depuis sa création, Alter’Incub a accompagné près de 35 projets, sélectionnés parmi une centaine de dossiers. « On monte chaque année en puissance, dans la mesure de nos capacités. Nous ne sommes que deux à temps plein pour assurer un accompagnement individuel », reconnaît Guillaume Moutet. En plus d’un suivi personnalisé, les porteurs bénéficient également de journées collectives, sur des thématiques ciblées, ainsi que d’accompagnements extérieurs avec des prestataires spécifiques (avocats, juristes, fiscalistes, consultants experts…). La sélection des dossiers est effectuée par un comité composé de partenaires, de financeurs, de professionnels de l’accompagnement, qui cherchent à mesurer les perspectives de concrétisation des projets.

Aujourd’hui, l’incubateur fait face à deux défis majeurs. Le premier enjeu est celui de la proximité. « Nous voulons continuer de proposer une offre de proximité. Nous venons d’ailleurs d’ouvrir un nouveau bureau à Grenoble ». Le second enjeu, et non des moindres, est celui de la pédagogie. « Nous devons absolument continuer à promouvoir, expliquer et faire connaître ce concept – formalisé depuis peu – qu’est l’innovation sociale. » Un beau programme.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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