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Annuaire des compétences : les chercheurs ouverts aux acteurs socio-économiques

Annuaire des compétences : les chercheurs ouverts aux acteurs socio-économiques

L’Université Blaise Pascal vient de créer un annuaire des compétences de ses collaborateurs. 263 chercheurs, enseignants-chercheurs et techniciens sont mobilisables par une entreprise, directement, en un clic.


Le concept d’annuaire des compétences n’est pas une nouveauté. Mais celui que l’université Blaise Pascal vient de mettre en ligne est inédit. En un clic, une entreprise peut entrer en contact directement avec un chercheur, un enseignant-chercheur ou un personnel technique, pour répondre à sa problématique. « Nous avons agi sur la chaîne d’information pour aller au plus court et pertinent pour nos partenaires socio-économiques, explique Khalil El Khamlichi Drissi, vice-président Valorisation et relations avec l’environnement socio-économique de l’université Blaise Pascal. Nous voulons montrer aux entreprises que nous sommes à l’écoute, compétents et que nous pouvons répondre à leurs attentes ».

À travers ce moteur de recherche à la terminologie adaptée au monde de l’entreprise, l’université veut se caler dans une dynamique de véritable partenaire disponible et accessible. Dès ce premier contact, par téléphone ou par email, une collaboration peut s’envisager : prestation de service ou contrat collaboratif de recherche si le projet nécessite un travail sur un temps plus long où un doctorant sera probablement impliqué.

Du textile à l’industrie mécanique,
du management à l’édition de logiciel

Chaque universitaire qui apparaît dans le registre s’est engagé pleinement dans cette démarche. Ils sont 263 à avoir adhéré au projet. « Quand on a sollicité les personnels, poursuit le vice-président, nous leur avons demandé leur accord pour travailler avec les partenaires socio-économiques. Si la compétence n’est pas sollicitable, elle ne figure pas dans cet annuaire. Les chercheurs qui ont répondu ont tous déjà une expérience avérée de travail avec l’entreprise. »

Cas pratique

Une petite PME développant son site internet à la vente en ligne qui se préoccupe de la protection des données informatiques, peut-elle contacter un chercheur ? « Bien entendu. L’annuaire possède un moteur de recherche par mot-clé. En tapant “sécurité”, l’outil va sélectionner toutes les compétences parmi les collaborateurs et leur laboratoire de rattachement. L’entreprise trouvera dans la liste, le lien vers 5 personnes dans “sécurité des systèmes informatiques”. En cliquant, elle aura directement leurs coordonnées. »

Mots-clés croisés

Cet annuaire des compétences aura mis 3 ans à voir le jour. Une fois le cahier des charges rédigé et l’équipe opérationnelle constituée dès 2012, il a fallu trouver les bons outils. « Notre première recherche est allée vers des solutions clés en main, se rappelle le professeur El Khamlichi Drissi. Mais ces logiciels ne s’adaptaient pas à notre demande, car ils s’appuyaient sur des compétences “Recherche” qui n’étaient pas mobilisables pour le tissu économique que nous souhaitions toucher. Il nous fallait impérativement des mots-clés connus par les partenaires socio-économiques ».

Pour concilier les deux langages et créer la passerelle, l’équipe de l’université s’est appuyée sur la conjugaison pertinente des bases de mots-clés de BPI France (outil Techneo pour les compétences technologiques et scientifiques) et du CVT Athena (pour les compétences sciences humaines et sociales).

Un modèle ambitieux prêt à être déployé

La page de l’annuaire est en ligne depuis début 2016. Des enrichissements sont déjà prévus. Une traduction du référentiel en anglais est en cours de finalisation. Elle sera suivie par la création d’un ticket de suivi, telle une fiche contact qui permettra une meilleure qualité d’accueil.
Les ambitions de l’université Blaise Pascal ne s’arrêtent pas là.

L’adéquation de l’annuaire entre la Recherche et les acteurs économiques lui permet d’être adaptable à toutes les universités du pays. Déjà, en janvier 2017, l’Université Clermont Auvergne (fusion des universités d’Auvergne et de Blaise Pascal) en bénéficiera. Ensuite, « on est prêts à déployer cet annuaire ailleurs qu’à Clermont-Ferrand auprès de nos homologues d’autres universités intéressées par notre démarche et qui souhaiteraient relayer ce modèle dans leurs établissements ou dans des écoles d’ingénieurs, par exemple. »



Un publi-rédactionnel du Journal de l’éco

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