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Arnaud Malard, Président du CJD Auvergne : « Être chef d’entreprise n’est pas inné »

Arnaud Malard, Président du CJD Auvergne : « Être chef d’entreprise n’est pas inné »

Le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises cultive son indépendance depuis presque 80 ans. Apolitique, areligieux et hyper réactif, le mouvement se revendique comme l’école des chefs d’entreprises, qui place l’économie au service de l’homme. Après avoir présidé la section de Clermont-Ferrand, le cofondateur du cabinet ID3 Avocats Arnaud Malard est à la tête du CJD Auvergne depuis juillet 2016.


À 36 ans, Arnaud Malard relève les défis. L’avocat d’affaires, Clermontois d’adoption, a fondé avec deux associés le cabinet Id3avocats en 2014. S’il reconnaît avoir choisi le droit par hasard, devenir chef d’entreprise était son ambition.

Il découvre le CJD en 2008 grâce à l’un de ses associés de l’époque. À 28 ans, Arnaud Malard adhère sans réserve aux valeurs d’un mouvement dans lequel il se retrouve totalement. « Arrivé par hasard au CJD, j’y suis resté par conviction, précise-t-il. C’est un vrai espace d’écoute, d’échanges et d’entraide en toute confidentialité et bienveillance. On apprend par le partage. Les membres sont très impliqués, c’est une vraie école du dirigeant, unique en son genre. Être chef d’entreprise n’est pas inné. »

Le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise, entendu comme jeunes dans la fonction et non dans l’âge, est ouvert à tous les dirigeants ou cadres salariés exerçant des fonctions managériales, quelque soit le secteur d’activité ou la taille de l’entreprise. Doyen des mouvements patronaux français, il voit le jour en 1938 de la conviction de Jean Mersch à placer l’économie au service de l’Homme. Autour de rendez-vous, de conférences-débats, de commissions de travail, de visites d’entreprises et un catalogue de formations considérable, le CJD offre les outils adaptés à la réalité des jeunes dirigeants.

« Nos salariés sont impliqués dans les processus de décision »

Le Centre est régulièrement sollicité par les gouvernements sur des projets de loi. En une semaine, tous les adhérents sont consultés par le président national qui rend un avis au ministre. « On est très réactifs. C’est la volonté du National de consulter tous les membres. C’est motivant, on sert vraiment à quelque chose » salue Arnaud Malard.

L’avocat connait bien l’association. Il en dépeint très clairement le contour et ses valeurs. Le CJD n’est « pas un club business ou philanthropique. Nous nous inscrivons dans une performance globale. Celle de nos entreprises, mais avec la volonté de développer aussi le monde social, sociétal et écologique. Nous fonctionnons différemment avec nos collaborateurs. Nos salariés font partie prenante de notre entreprise. Ils sont impliqués dans les processus de décision. Le CJD a un catalogue de formation gigantesque. Ces formations, nos collaborateurs en bénéficient aussi. On part avec eux en formation. Nous progressons avec eux sur le management. »

Actuellement, le CJD compte 4.500 membres répartis dans 107 sections et représente près de 680.000 emplois en France (source: cjd.net).

Un évènement national en Auvergne

L’Auvergne est, à ce jour, la plus « petite » région CJD avec Montluçon, Vichy et Clermont-Ferrand. Mais le président ne compte pas se satisfaire de cet état. Il plaide pour une reconnaissance accrue de l’Auvergne sur le plan national. Et à terme, la création de deux sections supplémentaires : Le Puy-en-Velay et Aurillac.

« Il y a encore 5 ans, seule la section de Clermont existait avec 25 adhérents. Aujourd’hui, nous sommes 95 sur trois sections, Clermont, Vichy et Montluçon. Mon prédécesseur, Ludovic Cardot a initié un important travail pour renforcer la présence de l’Auvergne à l’échelon national, ce que je poursuis et tente d’intensifier aujourd’hui. En janvier 2018, nous accueillerons la troisième édition de l’évènement Des racines et des JD. Ce rassemblement national a pour objectif de former nos formateurs. Quant à l’ouverture de sections supplémentaires, c’est un objectif à deux ans. »

Au CJD, les mandats de présidents ont une durée de deux ans, non renouvelable. « Nous ne sommes que de passage, il ne faut jamais l’oublier, autant faire du mieux possible, et vite ! »

Arnaud Malard est un président impliqué. Il siège au Conseil d’administration national, anime des groupes de travail, réfléchit avec les membres à la mise en place de congrès de région et la pertinence d’un rapprochement avec Rhône-Alpes.

Ce père de deux enfants, dont l’épouse est également avocate, sourit lorsqu’on cherche à mesurer son volume de travail hebdomadaire. « Je fais ce qui me plaît, mais, certes, c’est beaucoup d’organisation. Je donne des cours de Droit à la faculté également. Avocat d’affaires est un métier très technique, au contact quotidien des entrepreneurs que je conseille dans la création, le développement ou la transmission de leur entreprise, cela nécessite un certain investissement personnel. Mais sans nos familles et nos proches collaborateurs, on n’est pas grand-chose ».



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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