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Énergie & Environnement

Carbios et Limagrain s’associent sur les plastiques biodégradables

Carbios et Limagrain s’associent sur les plastiques biodégradables

L’entreprise de chimie verte de Saint-Beauzire et le semencier ont annoncé, le 1er juin, la création d’une joint-venture nommée Carbiolice. Cette nouvelle structure, soutenue par Bpifrance, produira des granulés pour films plastiques biosourcés et biodégradables, conformes à la réglementation imposée au 1er janvier 2017.


La Loi de Transition Energétique et de Croissance Verte imposera, à partir du 1er janvier 2017, un minimum 30% de plastique biosourcé et biodégradable dans films plastiques et autres sacs de fruits et légumes. Cette modification de la réglementation en point de mire, Limagrain et Carbios ont choisi de s’associer pour profiter de la technologie détenue par Carbios et du savoir-faire technique et industriel de Limagrain.

30% de plastique biosourcé et biodégradable dans les films plastiques en 2017

« Repenser le cycle de fin de vie des plastiques et créer des plastiques qui vont générer zéro déchets », c’est l’objectif que s’est fixé Carbios lors de sa création en 2011, indique Jean-Claude Lumaret, le directeur général de Carbios. Lancé avec le soutien de Truffle Capital, co-fondé par le médecin Philippe Pouletty, la Jeune Entreprise Innovante est en passe de réaliser son pari de générer des revenus au terme de ses cinq premières années d’existence.

Les recherches de Carbios, menées dès juillet 2012 sur le projet Thanaplast et soutenues par Oséo à hauteur de 9,6 millions d’euros ont rapidement porté leurs fruits. « Dés le départ, nous nous sommes fortement appuyés sur le monde académique, avec notamment des partenariats avec l’INRA (7 millions d’euros) et le CNRS (3,6 millions) », raconte Jean-Claude Lumaret. L’ouverture en bourse, en décembre 2013, aura également dégagé plus de 13 millions d’euros de capital supplémentaire. En seulement 5 ans, l’entreprise a ainsi acquis, avec ses partenaires, de nombreux brevets lui permettant de contrôler la dégradation des plastiques avec des enzymes.

 Une Joint-venture tri-partite

« J’ai proposé en avril 2015 une joint-venture tri-partite avec Bpifrance et Limagrain pour accélérer l’industrialisation des technologies et soutenir LG », poursuit Jean-Claude Lumaret. De son côté Limagrain est confronté la même problématique réglementaire en terme de durabilité de ses films plastiques, notamment pour la paillage des cultures. L’entreprise produit ses propres plastiques biosourcés au sein d’un projet nommé Biolice et souhaitait améliorer sa production.

Une démarche commerciale

Carbiolice prendra donc, dés la fin de l’été, ses quartiers chez Limagrain, sur le site de la Gravière à Riom, avec la création d’une unité industrielle. Dans les prochains mois, un important chantier portera sur la partie commerciale, avec un travail de référencement auprès des acteurs du secteur. Jean-Claude Lumaret entrevoit cette étape cruciale avec sérénité. Pour le chef d’entreprise, si les acteurs du marché du film plastique ont anticipé cette nouvelle réglementation, « Carbiolice peut sans difficulté atteindre l’étape suivante, soit plus de 60% de plastique biosourcé et biodégradable ».

Photo : Jean-Claure Lumaret, directeur général de Carbios



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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