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Clermont Auvergne Métropole va percevoir la taxe de séjour collectée par Airbnb

Clermont Auvergne Métropole va percevoir la taxe de séjour collectée par Airbnb

Si les particuliers qui louent une résidence via un site Internet sont déjà censés prélever la taxe de séjour auprès de leurs locataires, peu s’en acquittent dans les faits. En 2014, le gouvernement à décidé de l’obligation de collecte de la taxe de séjour sur les sites Internet de location de courte durée. Aujourd’hui, la Communauté Urbaine de Clermont-Ferrand décide d’élargir la collecte de cette taxe à l’ensemble des loueurs présents sur son territoire et publiant leurs offres via Internet.


La France est le second marché mondial pour AirBnB avec 300.000 logements concernés dont 70.000 à Paris. Ainsi, la collecte automatique de la taxe de séjour devient un enjeu fort pour les municipalités car AirBnB a récolté plus de 7 Millions de taxes en 2016.

Mise en place tout d’abord sur Paris, puis à Chamonix, la ‘collecte automatique’ via l’opérateur du site a progressivement été demandée à Airbnb par d’autres grandes villes comme Bordeaux, Lyon et Montpellier ont ensuite suivi le mouvement Ainsi, AirBnB collecte aujourd’hui la taxe de séjour de ses clients sur 19 villes pour un total de 7,3 Millions d’euros collectés auprès de 8 Millions de voyageurs.

Lors de l’Euro 2016, Alain Juppé, maire de Bordeaux et représentant des villes hôtes, a pris la tête d’une fronde pour imposer à plusieurs sites de locations en ligne le paiement de la taxe de séjour légalement due par les touristes mais jamais collectée.
A Bordeaux, quelque dix mille annonces de location sur ces sites ont été répertoriées, représentant un enjeu financier estimé à 200 000 euros.

Une taxe de séjour communautaire

Depuis le 1er janvier 2017, la taxe de séjour est devenue communautaire et s’applique sur les 21 communes du territoire de Clermont Auvergne Métropole.
La taxe de séjour constitue pour Clermont Auvergne Métropole une ressource essentielle pour le développement touristique du territoire et le financement des actions menées dans le cadre de sa compétence tourisme. Elle finance notamment l’office de tourisme Clermont Auvergne Tourisme.

Le propriétaire hébergeur qui commercialise son bien immobilier par le biais d’un site Internet doit autoriser la société qui gère la plateforme à collecter la taxe de séjour pour son compte.

La plate-forme de réservation en ligne Airbnb a récemment informé la ville de Clermont-Ferrand qu’elle avait décidé de collecter la taxe de séjours au tarif applicable à la catégorie ‘meublés de tourisme et hébergements assimilés en attente de classement ou sans classement’ à compte du 1er mai 2017.

La communauté urbaine Clermontoise peut ainsi dorénavant percevoir la taxe de séjour collectée par Airbnb auprès des logeurs clermontois présents sur la plateforme. Une taxe fixée à 40 centimes par nuité et par personne.

Airbnb … mais pas seulement…

La Communauté urbaine a également décidé de mettre en oeuvre un ensemble d’actions et de démarches afin d’identifier sur son territoire les logeurs professionnels ou non professionnels présents sur l’ensemble des plateformes d’hébergements touristiques en ligne et qui ne collectent pas la taxe de séjour afin de la percevoir.

 

 


Frédéric Coureau
Directeur des publications


Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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