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Psycho, Social, Bien-être

Clermont-Ferrand : intervention de Jean Chazal à la faculté de médecine sur le thème de la prévention santé et du bien être

Clermont-Ferrand : intervention de Jean Chazal à la faculté de médecine sur le thème de la prévention santé et du bien être

Le Professeur Jean Chazal doyen de la faculté de Médecine de Clermont Ferrand est intervenu le jeudi 22 septembre 2016 à 7h30 au Novotel du Brezet. Ce sont plus de 22 présidents des clubs et associations économiques de L’interclubs du Grand Clermont qui étaient présents pour évoquer le thème suivant : « Prévention, santé, bien-être, enjeu du XXI ème siècle».


Un Contexte complexe et évolutif

Jean Chazal a focalisé l’attention des présidents de l’Interclub sur la montée en puissance des maladies silencieuses et chroniques, l’accroissement de l’espérance de vie, la dégradation de la santé en fin de vie, l’augmentation du coût de la sante : +2% par an, et également le coût de la dépense collective de santé qui représente de 1% du PIB, soit au 4éme rang mondial. Fort de ces constats, il déclare qu’il est urgent d’accroitre les dépenses de prévention pour diminuer le cout du curatif.

Parallèlement, il souligne l’évolution de la médecine qui se transforme avec l’émergence de la médecine 4P : Prédictive, Participative, Préventive et Personnalisée dont l’ambition est de mettre le Patient acteur de sa santé. Cette évolution s’accompagne de la mise en place d’un plan national de prévention santé qui intègre les médecines nouvelles.

Des comportements inadaptés aux enjeux

L’augmentation des maladies chroniques (cholestérol, diabète, hypertension, cancer…) qui sont plus ou moins bien détectées et traitées, s’accompagne de comportements insuffisamment responsables. Ainsi, 2 personnes sur 10 ne déclarent pas leur maladie, et 23% des malades font des écarts par rapport aux prescriptions concernant des addictions (tabac/alcool & pollution). À la suite d’un cancer, 53% ne suivent pas les prescriptions et les conseils du médecin, et 30 à 40% des personnes sont sédentaires et ne pratiquent pas d’activité physique. Après détection d’une maladie chronique, suite à un examen, c’est tabou et le patient en parle peu à son entourage.

Si l’espérance de vie est très favorable aux français, on observe toutefois que la sur-mortalité avant 65 ans, faisant suite aux maladies chroniques, est défavorable à la France par rapport à l’Europe.

Plus d’activité physique et une meilleure nutrition

Jean Chazal leur propose de se conformer aux capacités et exigences de leur génome, au travers de préconisations à la fois  simples et faciles à appliquer : à savoir se lever toute les 1/2h et faire quelques pas quand on a un travail sédentaire, ou 30 minutes de marche quotidienne, ne pas prendre l’ascenseur. C’est à ce prix qu’ils peuvent espérer gagner 14 années de vie.

Un « Centre Beaubourg de la Santé et de la Prévention »

Il s’agit d’un espace interactif à la fois scientifique et ludique. Le CEPIA est un « Living Lab » qui expérimente sur le plan régional à prévention primaire d’une populations entre 35/55ans. Il s’agit d’observer en l’Auvergne une cohorte de 80 à 100 000 personnes. C’est un espace de consultation ou suite à un questionnaire global on identifie 3 groupes : les sans risques, les risques modérés qui font l’objet d’apport de conseils,  et les risques importants qui bénéficient d’un examen complet, et sont fortement conseillés. Ce dispositif a été validé par le Conseil de l’Ordre, par la CNAMTS, la CDC, l’INSERM et l’INRA. Il bénéficie d’un financement à hauteur de 850K€ par la Région et le FEDER est hébergé par le CHU depuis son démarrage en septembre 2016.

Pour conclure et créer les conditions de la réussite de ce projet innovant, Jean Chazal fait appel au volontariat et invite les partenaires financiers à se responsabiliser et à faire preuve d’audace. Constatant l’échec des méthodes coercitives en matière de prévention santé, il s’agit pour lui de créer un centre Beaubourg de la Santé et de la Prévention en dehors des Mutuelle et de l’Assurance Maladie.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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