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Édition Puy de dôme

Industrie

Delta Mu s’implante en Italie

Delta Mu s’implante en Italie

Référence nationale en matière de métrologie, la société cournonnaise Delta Mu vient de se lancer sur le marché italien. Cette implantation, soutenue par la BPI et la CCI Auvergne, est née de la coopération entre Delta Mu et le groupe GMEE, une association d’universitaires italiens. Leur vision commune de l’avenir du métier et la volonté se servir l’excellence industrielle, ont permis la création de cette branche à Milan.


Selon Nuno Dos Reis, président de Delta Mu Italia, la conquête de nos voisins latins fut une affaire « de rencontre entre métronomes passionnés ». Bien que Delta Mu ait déjà traversé les frontières, c’est la première fois que la société s’implante dans un pays non francophone. Le président témoigne : « Nous avons rencontré Alessandro Ferrero, membre du GMEE, une association qui réunit l’équivalent des écoles polytechniques italiennes. Nous nous sommes retrouvés sur une conception très proche de la métrologie de demain. La même envie nous anime : faire évoluer les pratiques industrielles, tendre vers plus d’efficience, vers ce que nous appelons la  » smart métrologie « . Cette rencontre fut déterminante pour notre entrée sur ce marché. » D’autant que le nord de l’Italie est un bassin fertile pour l’industrie transalpine. Nuno Dos Reis ne cache pas son ambition : « Faire partager au monde industriel italien toute la connaissance technologique acquise par Delta Mu. »

La métrologie, késako ?

La métrologie, ou « la science des mesures », se décline en deux grands types. D’abord, celle que vous pratiquez tous les jours, la métrologie légale, qui garantit l’équité des échanges commerciaux. « Par exemple, lorsque vous faites le plein d’essence. Vous payez pour 20 litres, il faut s’assurer que la pompe vous ait donné 20 litres. Ni plus, ni moins », explicite Nuno Dos Reis. Réglée par l’état, cette métrologie est définie par un certain nombre de pré-requis, garantissant les échanges commerciaux entre les individus. « La métrologie industrielle, quant à elle, est trop calquée sur la métrologie légale, pourtant les objectifs ne sont pas les mêmes. Il y a un manque évident d’efficience, c’est-à-dire qu’on pourrait produire moins, mais mieux », affirme le président de Delta Mu Italia, qui illustre directement ses propos : « Prenons un fournisseur de bouchons : si il arrive à produire autant de bouchons fiables que de bouteilles, il est gagnant. Par contre, si il doit produire deux fois plus pour finir le même nombre de bouteilles, là il perd de l’argent. »

La « smart métrologie » : un levier de compétitivité

Pour les industriels, la métrologie est plus un ensemble de contraintes normatives qu’un véritable levier de compétitivité et d’amélioration du processus de fabrication. Face à ce constat, Delta Mu ambitionne « de faire renaître la discipline. La métrologie n’est pas seulement utile pour les contrôles qualité. Elle peut aussi permettre, grâce à l’ensemble des mesures collectées, de prendre des décisions très rapidement, et d’adapter le processus de production. » En résumé, la smart métrologie ne permet pas de produire plus, mais de produire « le juste nécessaire ». Et ce, grâce à l’émergence de technologies numériques telles que le Big Data, comme le rappelle Nuno Dos Reis : « Aujourd’hui dans l’industrie, on collecte une foule d’informations grâce à divers capteurs. Mais il faut maintenant transformer toutes ces données en instrument de compétitivité. Demain, plutôt que de faire des statistiques, nous pourrons avoir des informations en temps réel et interagir directement sur le processus de production pour l’affiner. C’est ça, la smart métrologie : ne pas avoir une confiance aveugle dans les instruments de mesure, et en détecter les failles pour prendre les décisions les plus judicieuses. »



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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