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Eclatec : Des choix technologiques en fonction de l’humain

Eclatec : Des choix technologiques en fonction de l’humain

« Indispensable et bénéfique » pour les équipes d’Eclatec, le « tout numérique » n’est pas une évidence pour les clients de l’entreprise. Et quand ces derniers réclament un catalogue en papier, des solutions « à l’ancienne » refont surface.


Si Alain Trémeau a mis du temps avant d’apporter son témoignage, c’est qu’il tenait à ce que celui-ci soit « sincère » et qu’il aille « au fond des choses ». Pour le directeur technique d’Eclatec, les mots ont un poids et ils doivent refléter la réalité avec justesse. Une réalité quotidienne qui est complexe et a plusieurs facettes. Si côté production l’outil numérique est une « évidence » depuis toujours, côté client, les impératifs ne sont pas les mêmes.

Spécialisé depuis 1927 dans la conception, la fabrication et la commercialisation de solutions d’éclairage extérieur, Eclatec, se développe auprès d’une clientèle de villes et collectivités locales mais aussi dans le domaine tertiaire en France et à l’international. Aujourd’hui, l’enjeu de l’entreprise est de poursuivre sa transformation grâce à l’innovation, la flexibilité et la réactivité, et cela dans un contexte de contraintes budgétaires des collectivités, de mutation technologique et de globalisation des marchés. Intégrée dans le groupe GHM en 2006, elle doit aussi accompagner la mutation technologique de l’éclairage vers la technologie LED.

Une boite à outils

« Le numérique nous apparaît comme une boîte à outils nécessaire sans être une fin en soi, explique Alain Tremeau. Depuis longtemps nous avons introduit ces outils sans lesquelles notre activité est impossible. Et tous les matins nous nous demandons comment développer nos produits encore mieux et comment améliorer nos relations avec les clients. Nous sommes à la recherche d’une excellence technique, et par conséquent, ces outils nous accompagnent. Mais nos clients finaux qui sont les collectivités locales, évoluent lentement dans ce sens. Nous allons donc à leur rythme, car la seule chose qui nous intéresse, c’est finalement leur satisfaction ».       

De fait, la société vient d’éditer un catalogue papier de 300 pages. Une hérésie en 2016 ? Non, une demande du client.
En revanche, côté production, c’est un autre son de cloche. Les outils numériques sont omniprésents et indispensables pour innover, automatiser les processus, et améliorer la productivité, la communication et les échanges de documentation technique. Client du groupe Visiativ, Eclatec, intègre plusieurs logiciels : CAO (Conception Assistée par Ordinateur) SOLIDWORKS, simulation  de résistance mécanique SOLIDWORKS SIMULATION, simulation thermique SOLIDWORKS FLOW SIMULATION, communication et documentation technique SOLIDWORKS COMPOSER, gestion des documents et des flux ISOFLEX. Des outils qui font évoluer sensiblement le mode de conception et de développement des produits. Par exemple, bien que l’entreprise utilise un ERP depuis 30 ans, sa nouvelle version installée en 2014 qui possède un configurateur connecté aux outils de mobilité des équipes commerciales rend leur travail beaucoup plus souple.

Des simulations qui allègent les coûts

« La CAO nous permet non seulement de concevoir des pièces, mais aussi de transférer des fichiers, d’accéder à des prototypages rapides des pièces, poursuit A. Trémeau. Nous n’avons pas besoin de redéfinir le moule de production, nous pouvons visualiser les produits virtuellement. La forme, ou la pièce, est dessinée en intégrant ses propriétés physiques, c’est-à-dire la façon dont elle va éclairer. On ajoute des propriétés optiques (la répartition lumineuse pour garantir les performances en termes d’éclairage), des simulations thermiques (prévoir si le produit a des performances thermiques optimales), sur la mécanique (qui permet de vérifier la résistance mécanique, par exemple, le vent). En amont de l’industrialisation, ces simulations évitent de modifier des pièces et des moules, ce qui est toujours très coûteux en argent et en temps ».
L’organisation de travail se trouve également impactée par les nouveaux logiciels. Au fil des années se forment des « équipes projets », une formule possible grâce au travail collaboratif et au partage des données. Une nouvelle fonction voit le jour également : celle de chef des projets de développement qui coordonne les actions des différents métiers. Par ailleurs l’entreprise a mis en place une gestion électronique des documents sous forme de « coffre-fort des informations » au moment du développement des produits.

Une relation personnelle décisive

« Avec Visiativ, nous avons voulu passer à la 3ème génération des CAO, précise le directeur technique. Ils nous ont apporté plusieurs solutions qui se sont avérées les meilleures. Un élément déterminant pour une PME comme la nôtre a été la relation personnelle avec M. Pascal Christner qui nous a accompagnés à tous les niveaux, y compris au niveau de la formation. Dans ce partenariat, nous avons trouvé beaucoup de stabilité, d’écoute et de professionnalisme. Et nous allons continuer ensemble parce qu’il y a une confiance qui est déjà installée depuis 10 ans. Ce qui est essentiel pour nous ».
Enfin, Alain Trémeau insiste sur le fait que la « base line de l’entreprise, ce sont ses collaborateurs, qui sont aussi importants que les clients ». La transition numérique n’est actée que si elle apporte réellement un avantage aux gens. Et la fonction de « digital officer » n’a pas sa place dans l’organigramme d’Eclatec, où chaque service déploie les outils numériques en fonction de ses besoins avec comme but d’être plus efficace et de savoir bien s’en servir. « Il faut qu’ils soient appropriés et maîtrisés, conclut le directeur. Dans ce sens nous pouvons dire que nous avons montré une excellente capacité d’absorber ces outils ». Que demander de plus ?



Un publi-rédactionnel du Journal de l’éco

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