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Psycho, Social, Bien-être

En Auvergne, des socio-esthéticiennes aident les malades à retrouver l’estime de soi

En Auvergne, des socio-esthéticiennes aident les malades à retrouver l’estime de soi

Retrouver un bien-être social et corporel via l’esthétique, telle est la mission de l’Association régionale de socio-esthétique d’Auvergne (ARSE), qui cherche à démocratiser ce métier auprès du public. Nadine Guy, fondatrice et présidente de l’association, en dévoile davantage sur ce métier qui crée du lien social.


L’esthétique au service du bien-être psychologique

« La socio-esthétique s’adresse à toute personne en souffrance, due à une maladie, un enfermement ou une difficulté psycho-sociale. L’objectif est d’aider ces personnes à retrouver l’estime de soi , le bien-être corporel et psychologique à travers le lien social. » C’est ainsi que Nadine Guy définit le métier de socio-esthéticien(ne), dont elle est la pionnière en Auvergne. « J’exerce ce métier depuis 1991, j’étais alors la première socio-esthéticienne de la région. » Pour ce faire, elle a intégré une formation à l’école de Tours, dispensée par le Cours d’esthétique à option humanitaire et sociale (CODES) au sein du CHRU de Tours. « Il s’agit d’une spécialité du métier d’esthéticienne, précise-t-elle. Cette formation de 10 mois comprend des apprentissages théoriques et pratiques, dont 7 mois en alternance. »

Ce qu’aime le plus Nadine Guy dans la socio-esthétique, c’est « aller à la rencontre des personnes en difficulté pour les aider à reprendre confiance en eux. C’est un lien social très fort qui se crée, une dimension humaine que j’aime beaucoup. Ce métier nous apprend la tolérance, le respect de soi-même et le respect des autres. » En grande passionnée, Nadine Guy décide de créer l’Association régionale de socio-esthétique d’Auvergne (ARSE) en 2009 pour promouvoir le métier. « A l’époque, j’étais la seule praticienne, accompagnée d’une aide soignante et d’un professeur en économie pour la partie trésorerie. » Aujourd’hui, l’association compte une douzaine de socio-esthécien(ne)s, qui interviennent dans les domaines du médical, du social et du carcéral. Nadine Guy précise : « Nous exerçons ce métier gratuitement et sommes rémunérés par les structures qui nous emploient. C’est aussi toute la différence. »

Trois hommes qui exercent en France

Nadine Guy veut continuer à développer la socio-esthétique et « convaincre les futures esthéticiennes de se tourner vers ce métier. » Les bénévoles de l’association communiquent pour promouvoir cette pratique à travers des événements, des rencontres et des interventions auprès des étudiants et différentes structures. « La socio-esthétique est surtout connue à Tours, à Bordeaux, dans les Hauts-de-France, à Paris… Mais en Auvergne, nous sommes l’association la plus active de France », se réjouit-elle. « De plus, nous avons le plaisir de compter parmi nous Pierre, socio-esthéticien. Ils ne sont que trois hommes à exercer ce métier en France. »

Pour mener ses actions, l’association reçoit le soutien de Chamalières. « La municipalité met beaucoup de moyens à disposition du milieu associatif, ce qui nous permet d’organiser plusieurs événements tout au long de l’année.» Nadine Guy veut encore développer et démocratiser la socio-esthétique en Auvergne et espère qu’un jour, « quelqu’un puisse reprendre le flambeau de l’association. »



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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