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Etudes, conseil, expertise

Gérard WALECZEK – ECTI : « s’unir pour exporter les savoir-faire français ! »

Gérard WALECZEK – ECTI : « s’unir pour exporter les savoir-faire français ! »

Association de professionnels séniors, ECTI apporte conseils et assistance aux entreprises, associations, organismes professionnels, publics, parapublics comme internationaux afin de participer à l’expansion économique et sociale, de promouvoir et maintenir l’emploi. Ce bénévolat de compétences apporte son expertise sur des thématiques particulières telles que l’insertion professionnelle, la gestion de production, la démarche qualité mais aussi le commerce international. Gérard WALECZEK, sénior bénévole depuis 6 ans, revient sur l’accompagnement à l’export des PME/TPE.


Après  12 ans d’expérience dans le commerce international, Gérard Waleczek a accompagné près de 300 entreprises auvergnates dans leur développement export aussi bien en Europe, Asie, Canada, Maghreb qu’aux Emirats arabes unis. Bénévole chez ECTI depuis 6 ans, ce retraité  transmet ses solides connaissances aux PME et TPE de la région qui n’ont pas les moyens de faire appel aux services de cabinets de conseil privés. « J’ai connu l’association ECTI quand j’étais encore en activité. Dès que j’ai arrêté mes fonctions en 2008, j’ai repris contact avec l’association pour savoir si je pouvais les aider en partageant mon expérience. Je me suis engagé car le commerce international est quelque chose qui me passionne. Ce métier est très enrichissant parce qu’il permet de côtoyer des entreprises qui ont des savoir-faire importants et qui rencontrent des difficultés à les faire connaître au-delà de l’Hexagone. », confie Gérard Waleczek.

« Notre force c’est d’être disponible. »

En fonction des besoins de l’entreprise, ECTI propose un accompagnement personnalisé ou en groupe sur des missions ponctuelles (pour ne pas faire concurrence aux cabinets privés). Analyse du projet, pré-diagnostic export, veille sur les marchés porteurs, aide au montage de dossiers pour des demandes de financement avec COFACE, les demandes de labellisation « entreprise du patrimoine vivant » auprès des services de l’Etat, mise en place de la protection industrielle des produits, préparation des conditions générales de vente et des contraintes douanières… ECTI est un véritable lieu d’accueil et de conseils afin de faciliter les démarches des PME/TPE. « Quand nous n’avons pas les compétences en interne, nous orientons l’entreprise vers les bons interlocuteurs. Nous avons signé plusieurs accords de partenariat avec la BPI (Oséo), Coface, la Chambre régionale de Commerce et d’Industrie, les Conseillers du commerce extérieur, l’Institut supérieur des métiers à Paris et UbiFrance. Nous sommes, en quelque sorte, un facilitateur. ».

ECTI dispose de plusieurs groupes géographiques qui se répartissent sur l’Afrique du Nord, l’océan indien, l’Amérique latine, l’Asie, l’Asie du sud et l’Inde, l’Europe, la Chine et le Moyen-Orient. « Je suis spécialisé dans des secteurs d’activité tels que l’agroalimentaire et les métiers d’art, notamment les produits liés à l’habitat et la décoration. Je suis également référent national ECTI pour tout ce qui concerne les problèmes d’internationalisation pour les métiers d’art. Ainsi, je suis amené à organiser et animer des conférences en région auprès de mes collègues bénévoles qui n’ont pas une approche spécifique de la PME car, chez ECTI, beaucoup de personnes sortent de gros groupes industriels. J’interviens beaucoup en Rhône-Alpes, PACA, Midi-Pyrénées, Bretagne, région parisienne, Indre et Loire. »

« La France est énormément concurrencée par l’Allemagne. Il est impératif de se diversifier ! »

« En France, 75 % du tissu industriel français est composé de PME de moins de 50 personnes. On est bien loin des Espagnols, Italiens et Allemands qui sont beaucoup plus présents sur les marchés extérieurs parce qu’ils ont des cultures du commerce international qui sont complètement différentes des nôtres. Ce pourquoi nous avons un rôle très important à jouer.  En France, sur 90 000 entreprises qui exportent, 40 000 sont des TPE (sources douanes). En Italie, elles sont 138 000. En Allemagne, 300 000 (les entreprises allemandes ont des effectifs de plus de 200 personnes et ne ressemblent donc pas aux PME françaises).

Je pense qu’il est important de travailler avec des regroupements d’entreprises qui ne sont pas concurrentes entre elles, ce qui signifie chasser en meute afin de mutualiser les coûts et présenter une offre  produits plus variée aux différents prospects. Il faut aller chercher des marchés à l’extérieur pour conserver à la fois le chiffre d’affaires et les emplois sur le territoire, mais aussi pour développer l’activité. Ce travail va nécessiter énormément de moyens en termes d’innovation produit.

On sait que l’on est énormément concurrencé par l’Allemagne. Il est impératif de se diversifier d’autant plus qu’il existe un véritable savoir-faire français et des spécificités par région. En Auvergne, par exemple, c’est la filière luxe (l’ameublement, les arts de la table, la maroquinerie, les luminaires et le textile voilage) qui prime avec la filière aéronautique.  Je travaille beaucoup avec la Russie, l’Asie et les Emirats, la Suisse alémanique, l’Angleterre, les Etats-Unis et l’Amérique latine. Ce sont des marchés porteurs notamment pour les métiers d’art car ce sont des clientèles à fort pouvoir d’achat. »



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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