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Interclubs économique de Clermont-Ferrand : le combat de Claude Barbin pour repositionner l’Auvergne 

Interclubs économique de Clermont-Ferrand : le combat de Claude Barbin pour repositionner l’Auvergne 

Claude Barbin, le nouveau président de la CCI territoriale du Puy-de-Dôme, est intervenu le jeudi 22 décembre 2016 à 7h30 au Novotel du Brézet, devant les 22 présidents des clubs et associations économiques de L’interclubs du Grand Clermont sur le thème : « Quel projet pour cette nouvelle mandature ».


Des retrouvailles heureuses

C’est avec une réelle émotion et un plaisir partagé que Claude Barbin renoue avec l’Interclubs dont il fut, il y a 22 ans, l’un de ses fondateurs en tant qu’ex président du CJD aux côtés des DCF, du GCE et du club des Ouvreurs. Il se félicite de la vitalité et du dynamisme de cette structure informelle, libre et agissante qui reste à ses yeux un interlocuteur incontournable pour les élus de la CCI à qui il demande de coller aux réalités du terrain.

Un contexte de survie

Claude Barbin rappelle que l’activité de notre territoire ne représente plus que 15% du nouvel ensemble Auvergne-Rhône-Alpes et constate que ses ressortissants sont aujourd’hui « les Cantalous de la nouvelle région ». Il se félicite que pour la première fois, face à l’adversité, les organisations patronales auvergnates se soient mises en ordre de marche à partir d’une feuille de route partagée, pour rencontrer et négocier de concert avec leur alter égo lyonnais. Pour relever le défi de peser dans les décisions du bureau de la Région, une nouvelle équipe territoriale non contrainte a été constituée sur la base de la disponibilité, de l’envie et de la capacité à mobiliser ses réseaux. La stratégie adoptée invite ses acteurs à se regrouper et à coopérer au niveau opérationnel avec les grosses entreprises de la région que sont Michelin et Limagrain, les clusters et l’Interclubs.

Face à ce contexte difficile, Claude Barbin se réjouit toutefois d’avoir obtenu que parmi les 18 élus auvergnats de la nouvelle CCI régionale, quatre représentants du Puy-de-Dôme participent aux instances décisionnelles, avec deux membres du Bureau, un membre de la commission des Finances et 1 membre de la commission des Marchés. Il souhaite tout mettre en œuvre pour les conserver à l’avenir et propose, par ailleurs, que la coopération entre les chambres consulaires que sont la CCI, la Chambre des Métiers et la Chambre d’Agriculture soit renforcée, pour créer davantage de cohésion et de synergies entre elles.

Des enjeux cruciaux

La priorité pour Claude Barbin est d’accélérer l’émergence de la grande métropole clermontoise, qui s’étendra de Vichy à Brioude en passant par Clermont et Issoire, afin de créer une grande dynamique à l’ouest de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de Saint-Etienne qui s’est fait absorber au niveau consulaire par la CCI métropolitaine lyonnaise. Il faut également renforcer, selon lui, l’attractivité de l’Auvergne en favorisant la création de nouvelles entreprises et en permettant aux grosses entreprises, ETI, PME et TPE d’attirer en région de nouveaux salariés, pour accompagner leur développement et booster l’innovation.

L’image de la région doit être renforcée en prenant exemple de l’ASM, dont le nom est aujourd’hui associé à celui de la métropole clermontoise. Ces trois axes de travail de la CCI sont en parfaite adéquation avec ceux portés par l’Interclubs, qui devient de facto un acteur incontournable dans le déploiement de cette stratégie. La situation de l’ESC Clermont, qui vient de rejoindre avec bonheur les 13 écoles du concours Passerelle, doit être consolidée. Constatant que l’EM Lyon et l’EM Grenoble sont intéressées par un partenariat avec l’ESC Clermont, Claude Barbin prend acte de la valeur que représente l’ESC Clermont. Il pencherait plutôt, avec la commission présidée par Yves Jamont, pour un scénario inspiré de l’exemple de l’ESC Dijon. L’adoption d’une structure juridique privée de type SAS, qui s’appuierait sur des secteurs économiques porteur comme l’Agroalimentaire, l’Automobile, l’Aéronautique et la Mobilité, est fortement souhaitée. Il est également question d’orienter l’école vers la formation continue diplômante et de mettre en place des dispositifs d’apprentissage innovants.

La stratégie militaire pour s’en sortir

Face à l’adversité et à une situation de crise, Claude Barbin se propose de mettre en œuvre une stratégie de type militaire qu’il a longtemps expérimenté en tant que Lieutenant-Colonel de réserve. Dans ce sens, il s’efforce systématiquement, face à chaque problème rencontré, de faire émerger trois scénarios possibles et de fédérer les élus autour.

Pour conclure, Claude Barbin se félicite d’avoir rencontré les présidents de l’Interclubs et leur propose de travailler étroitement avec eux à l’élaboration d’une grande manifestation commune, en capitalisant sur le savoir-faire de l’Interclubs, qui œuvre depuis bientôt un quart de siècle au service du rayonnement et de l’attractivité de l’Auvergne.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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