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Jean-Pierre Brenas « Le niveau local ne fait pas l’économie mais il doit créer un contexte »

Jean-Pierre Brenas « Le niveau local ne fait pas l’économie mais il doit créer un contexte »

Le Journal de l’éco est allé à la rencontre de Jean-Pierre Brenas à l’occasion d’une invitation formulée par l’Interclubs.

Le candidat UMP à la mairie de Clermont-Ferrand, Jean-Pierre Brenas, est intervenu le jeudi 16 janvier 2014 à 7h30 au Novotel du Brézet à l’invitation des 20 présidents des clubs et associations économiques de l’Interclubs du Grand Clermont.


Pour Jean-Pierre Brenas, il ne fait aucun doute « qu’il existe une attente forte des Clermontois qui souhaitent une nouvelle façon de faire de la politique. Ils en ont assez de ce système qui place une chape de plomb sur la ville et qui empêche de libérer les énergies. Je suis un homme d’action et d’entreprise, pas un « aparachachick » issu d’un appareil ».

Pendant près d’une heure, avant de se soumettre au jeu des questions / réponses, Jean-Pierre Brenas a exposé son plan d’action.

S’attaquer à la qualité de vie, pour une ville plus saine. « Clermont-Ferrand est une ville polluée. C’est naturellement lié à sa configuration géographique, c’est une cuvette. Il faut, par exemple, réorienter la politique de l’eau, d’arrêter de puiser dans l’Allier quant il faudrait capter l’eau des volcans. Il faut également renforcer des ilots de verdure au cœur même de la ville. »

Une ville plus fraternelle. Revenant sur sa vision de concevoir la politique, Jean-Pierre Brenas affirme que « La façon moderne de faire de la politique c’est de faire de la concertation à l’échelle des quartiers. C’est aux habitants des quartiers d’être force de propositions, puis aux élus de trancher. »
Le candidat UMP milite également pour un rééquilibrage de la population clermontoise « Il faut savoir ramener les classes moyennes à Clermont-Ferrand. Lorsque nous ferons un logement social, nous réaliserons un logement intermédiaire à destination de ces populations. »

Economie. « Si je considère que sur un plan général, notre pays doit se réindustrialiser. Il faut miser sur l’innovation. Mieux récompenser celui qui prend des risques.
Le niveau local ne fait pas l’économie mais il agit en créant un contexte. Ainsi, le niveau de commande publique orienté en direction des entreprises locales est de l’ordre de 20 %. C’est insuffisant. Il est nécessaire de tout mettre en œuvre afin pour que nos entreprises bénéficient plus de ces marchés publics.
Nous voulons avoir une vraie politique économique. Identifier les pôles d’excellence et concentrer nos efforts sur ces plans. Nous devons développer une technopole virtuelle réunissant l’enseignement supérieur, la recherche et les filières d’excellence. Il faut orienter les formations de nos jeunes en direction des besoins des entreprises. Il faut organiser une veille des marchés de demain.
L’exemple de la réussite d’Almerys est à prendre en considération. La filière bois est également un enjeu majeur sur lequel il faudra prendre appui.

Nous avons un projet emblématique de faire venir à Clermont-Ferrand un constructeur de F1 électrique. Nous avons à Clermont-Ferrand une culture de l’automobile avec, bien entendu, et au premier plan, Michelin ainsi que toutes les infrastructures nécessaires à l’implantation de cette nouvelle activité ».

Commerce « Nous devons mener une politique commerciale en ne faisant plus de l’urbanisme commercial par défaut.
Pour Jean-Pierre Brenas, l’exemple du « tout place de Jaude » entraîne des difficultés pour les autres quartiers comme le quartier Gaillard et celui de Delille. « Le boulevard François Mitterrand pourrait être bien plus attractif si la gare routière n’était plus une friche. La rue du Port pourrait retrouver une dynamique si l’on savait attirer des locomotives. »

Urbanisme. En matière d’urbanisme, affirme Jean-Pierre Brenas, il existe un grand potentiel du fait de l’existence de nombreuses friches au cœur de la ville. « Le quartier Rabanesse, devient le lieu d’accueil de la bibliothèque, l’Hôtel Dieu accueille l’Auditorium et la Scène Nationale s’implante sur la gare routière. Nous voulons aussi créer un musée Blaise Pascal qui retracerait l’évolution de la Pascaline à la tablette numérique, avoir un véritable orchestre symphonique et faire venir des collections nationales au Musée d’art Roger-Quilliot.
La Halle au blé, nous voulons en faire un lieu à vocation artistique dédié à la jeunesse clermontoise et à l’accueil des adolescents.
Nous souhaitons transformer les locaux de l’ESC un grand pôle image avec une école et un cluster dédié à l’image et aux jeux vidéo.

Sport. Sur le plan sportif, il veut concentrer les équipements de sport sur les quartiers nord de la ville avec à la clef un club de foot de 30 000 spectateurs rebaptisé et « accueillant des stars pour mobiliser la jeunesse en lui redonnant le goût du sport et en la faisant rêver ».

Métropole. « Il faut accélérer la mise en œuvre de la métropole afin d’atteindre 500 000 habitants. Les meilleurs exemples sont socialistes, que ce soit à Rennes ou à Montpellier. Mais c’est bien la démonstration que Clermont-Ferrand est une ville endormie. Ce niveau de 500 000 habitants est nécessaire afin de maintenir à Clermont-Ferrand les services existants en matière de santé, de culture et d’enseignement. « Je mettrais en place un conseil métropolitain avec des personnalités qualifiées représentant le monde de l’entreprise » afin de jouer collectif.
Pour ce faire, il faudra associer beaucoup plus fortement les forces économiques au sein d’un nouveau collège spécifique ouvert aux acteurs de l’économie dont l’Interclubs. Il est nécessaire d’avoir une seule gouvernance à l’échelle de ce qui correspond au périmètre défini dans l’ancien projet porté par le Président Giscard d’Estaing baptisé, à l’époque, Arvernia. Avec une seule politique de transport, une seule politique culturelle, une seule politique économique et de l’emploi, une seule politique d’urbanisme. »

Budget. «Il faut baisser la dépense publique municipale. Clermont-Communauté pèse aujourd’hui 500 emplois, cela n’a entraîné aucune réduction. Je veux mieux associer les entreprises, mieux responsabiliser les milieux économiques. Il faut dialoguer et se concerter. Il faut rapprocher la compétence transport auprès de Clermont-Communauté. Le SMTC, en l’état, ne sert à rien .

Transports. « Je suis pour la création d’une seconde ligne de tramway mais pour un coût beaucoup plus maitrisé, avec, par exemple, la création d’une ligne de tram-train. Il est indispensable d’agir sur les transports. Si l’arrivée du TGV est indispensable, il existe d’autres pistes comme les trains à haut niveau de services. Il faut arriver à ce qu’un hub secondaire soit développé à Clermont-Ferrand en prévision de la saturation des hubs de Lyon ou bien encore de Nice ou Paris. »

Stratégie d’alliance. Concernant la stratégie d’alliance entre l’UMP, l’UDI et le MODEM, il prône une stratégie d’alliance, exclu le cumul des mandats car il veut garder un pied dans la vie active afin d’éviter de se déconnecter de la réalité économique.

Il conclut en citant Antoine de Saint-Exupéry : « Le plus beau métier dû, c’est le métier d’unir les hommes ».

Un article de la rédaction du Journal de l’éco
Gilles Flichy – Frédéric Coureau

En savoir plus sur l’Interclubs :

Voir l’article précédent publié « Olivier Bianchi : « Clermont-Ferrand comme capitale européenne de la culture »

Très mobilisés sur le thème de l’attractivité de l’Auvergne, suite aux mutations économiques, financières auxquelles ils sont directement confrontés, les président de l’INTERCLUBS ont reçu depuis 2011 plusieurs personnalités locales qui agissent pour renforcer l’attractivité de la région : Jean PINARD, Directeur Général d’Auvergne Nouveau Monde , Isidore FARTARIA, Président de la CCI 63 et Alain MARTEL président du PRES, Catherine DAMESIN, Directrice de VULCANIA, Frédéric DANEL, Directeur Régional de Pôle Emploi Auvergne, Jean-Luc MONOT, et Delphine LEVADOUX, Secrétaire et Vice Présidente du Club Hôtelier Clermontois, Frédéric BONICHON, Maire de Châtelguyon et Maurice SARDIER, Président de l’association « Tous en scène à Châtelguyon», Florence DEVOUARD, ex-Présidente mondiale de Wikipédia et vice-présidente de Wikipédia France, Clément DUCREUX expert en « L’intelligence économique », Gérard DUHESME, Directeur des Site Michelin de Clermont-Ferrand , Stanislas DESJONQUERES, Président du Directoire des Laboratoires LYOCENTRE et Président du Club APM Auvergne, Luc TOMATI, Président de l’ordre des experts comptables d’Auvergne, Michel ROLLIER, Président de la Comédie de Clermont, Eric DE CROMIERES, Président de l’ASM Clermont Auvergne, Françoise ROUDIER, Directrice de FBS Campus.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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