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Industrie

L’additif «inoLa™» relance METabolic EXplorer

L’additif «inoLa™» relance METabolic EXplorer

Le lancement, lundi 18 avril, de « inoLa™ », un nouvel additif 100% naturel pour la nutrition animale, remet l’entreprise de chimie biologique clermontoise sur le devant de la scène. Après une année 2015 en demi teinte, MET EX se trouve sur le seuil du lancement industriel pour son programme le plus avancé.


Des procédés naturels alternatifs à la pétrochimie

Si le lancement d’« inoLa™ » a entraîné une hausse de prés de 25% du titre MET EX à la bourse de Paris le jour de l’annonce, les prochains mois devront confirmer cet élan. Des annonces sont notamment attendues au sujet des deux autres programmes de la société, PGO et MPG.

Créée par Benjamin Gonzalez en 1999, METabolic EXplorer développe depuis prés de 20 ans des procédés alternatifs à la pétrochimie pour des applications dans les résines, le textile ou les additifs alimentaires. Des trois programmes principaux à l’étude chez MET EX, le plus prometteur a été présenté, lundi 18 avril, lors du congrès mondial sur les industries biotechnologiques à San Diego, aux Etats-Unis.

La recherche de MET EX se concentre sur des procédés de fermentation de matières premières d’origine végétale. A partir des réactions biochimiques, Metabolic Explorer développe des procédés pour maximiser la fermentation, comme l’optimisation des micro-organismes intervenant dans la réaction et la création de conditions permettant une surproduction. Issu de la recherche dans les laboratoires du biopôle de Saint-Beauzire, « inoLa™ » est principalement composé d’un acide aminé, la L-Méthionine. Cet acide aminé nécessaire à l’alimentation animale est « le plus complexe à produire et le dernier encore produit par pétrochimie », indique Antoine Darbois, secrétaire général délégué de MET EX. Avec la création d’une forme gauche, directement assimilable par l’animal, le procédé mis au point promet une efficacité nutritionnelle de 20% supérieure aux solutions actuelles.

Un marché évalué à 27 milliards de dollars en 2020

Pour Antoine Darbois, « inoLa™  est une excellente matrice dans un contexte où la réglementation évolue beaucoup ». Suivant une tendance sociétale, en matière de transparence et de respect de l’environnement, les nouvelles réglementations rendent nécessaires de nouvelles formulations. Avec ce projet Metablic Explorer entend donc compter parmi les intervenants de référence en matière de nutrition animale, notamment auprès des grandes entreprises du secteur des additifs. Estimé à 15 milliards de dollars en 2013, ce marché pourrait atteindre 27 milliards en 2020(*). Si ce nouveau produit est dans un premier temps destiné au marché américain, l’additif a obtenu une lettre de non objection de la part de la Food and Drug Administration en janvier 2015, un dossier d’homologation est en cours auprès des autorités européennes.

Deux projets au seuil du lancement industriel

Bien que le lancement de « inoLa™ » marque l’aboutissement du projet L-Méthionine, avec d’immenses perspectives, des questions subsistent autour de deux autres programmes du groupe. Le 1,3 propanediol biosourcé (PDO), avec des applications dans le textile et les cosmétiques est « le projet le plus avancé en terme technologique », selon Antoine Darbois. L’entreprise a cependant perdu son accord de licence avec le coréen SK Chemicals, fin novembre 2015. La perte de ce partenariat faisant dans le même temps fortement chuter le chiffre d’affaires. MET EX, qui cherche actuellement une solution pour industrialiser ce procédé, pourrait faire le choix de créer sa propre usine. « Actuellement l’objectif de MET EX est de construire nos propres usines », souligne Antoine Darbois. Après une première tentative échouée en Malaisie au début des années 2010, la construction d’une usine MET EX, qui représenterait une trentaine d’emplois, pourrait voir le jour en France, selon le secrétaire général.

En l’absence d’industrialisation du PDO, la société tire pour le moment des revenus de son dernier programme, le 1,2 propanediol (monopropylène glycol ou MPG). Ce programme est sur les rails grâce à la formation d’un consortium intitulé Valchem (Value added chemical building blocks and lignin from wood), financé à hauteur de 13,1 millions d’euros par l’UE. Valchem associe les sociétés finlandaises UPM, dans le secteur du bois, et le Suédois Sekab dans les biocarburants et ambitionne de valoriser les sucres cellulosiques issus du bois sous forme de MPG.

Source : World Animal Feed Additives Market – Opportunities and Forecasts, 2013 – 2020

Photo : Antoine Darbois dans les laboratoires de Met Ex.

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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