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Artisanat

L’E-Bulle innovante de Gaspard Broustine

L’E-Bulle innovante de Gaspard Broustine

Gaspard Broustine a livré sa première E-Bulle au groupe Accor Hôtel. Ce fauteuil nouvelle génération est le premier et seul poste de travail connecté et immersif pour les espaces partagés. Cette bulle de confort isolante pour son utilisateur, mêle design innovant et ergonomique à une isolation acoustique et du matériel informatique de pointe. De l’idée à la commercialisation, il aura fallu 3 ans de travail à Gaspard Broustine. Rencontre avec un créateur très innovant !


Chez Leet design, très jeune société créée en novembre 2015, l’année se termine en beauté avec la livraison de la première E-Bulle, au siège social du groupe ACCOR Hôtel à Paris. Les employés de ce grand groupe pourront tester ce produit 100% français répondant à un besoin clairement identifié : offrir calme, intimité et ergonomie aux utilisateurs, pour maximiser leur concentration dans des espaces collectifs. Mais pour en arriver là, il aura fallu 3 ans à Gaspard Broustine, concepteur de l’E-Bulle.

Ce vichyssois de 26 ans a fait ses études élémentaires à Cusset notamment au lycée Saint Pierre. S’ensuit une Prépa HEC à Paris, puis un Bac +5 à l’INSEEC, grande école de commerce parisienne. C’est à cette période de sa vie que l’idée de l’E-Bulle va germer en lui : ‘’J’ai fait un stage dans une agence de communication, organisée autour d’un grand open space. J’ai alors remarqué que les employés aimaient particulièrement s’asseoir dans un fauteuil ballon des années 60. Un endroit privilégié pour se détendre et se mettre à l’écart mais qui n’était pas du tout adapté à un mode de travail ergonomique. Sans être un déclic immédiat, j’ai gardé cela dans un coin de ma tête’’. Puis le jeune homme s’envole pour Melbourne où il suit un MBA (Master of Business Administration), diplôme international d’études supérieures de gestion et de management des entreprises. Ouvert sur l’international, il s’intéresse aux techniques de fabrications et productions industrielles et met sur pied la future E-Bulle : ‘’Il existe des mobiliers isolants acoustiquement et des postes de travail unifiés mais un assemblage des deux n’avait jamais vu le jour’’ explique Gaspard Broustine. Il le sait, son projet est innovant et son produit sera unique sur le marché. A son retour à Vichy pendant l’été 2012, deux choix s’offrent à lui, chercher un travail ou se lancer dans l’aventure… L’hésitation n’est pas longue et le 1er janvier 2013, il décide de faire naître son projet.

De la maquette à l’industrialisation

Après des heures de conception en solo, Gaspard modélise en 3D un premier projet qu’il veut présenter à des professionnels. Une première validation l’encourage à persévérer et le conduit alors à produire une maquette miniature 3D, mais très vite cela ne suffit pas : ‘’Les retours étaient bons mais pour savoir si un fauteuil est bien conçu, il faut à un moment pouvoir s’y installer. C’était le moment de créer le premier prototype’’. Exposé dans le co-working Numa de Paris, l’E-Bulle et sa forme d’œuf en carapace fait déjà parler d’elle. Une première confrontation aux utilisateurs, très utile à son concepteur. Visière pas assez ouverte pour faciliter l’entrée et clavier pas assez ergonomique, doivent par exemple être modifiés. Gaspard Broustine fait alors appel au bureau d’étude AG CAD, basé à Saint-Etienne, qui revoit entièrement le cahier des charges de l’E-Bulle dans l’optique d’une industrialisation rapide. Une étape clé dont apprend beaucoup le jeune créateur, bien décidé à garder la mainmise sur son projet. Solide et encouragé par ses proches, il balaye d’un revers de main la fermeture d’un de ses sous-traitants industriels clefs en avril 2015 et retrouve un partenaire dans la région de Bourg-en-Bresse quelques semaines plus tard.

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Des soutiens financiers pour avancer

Au début de l’année 2014 et après une première année de conception gérée sur des fonds propres, Gaspard doit trouver des fonds : ‘’Je pouvais créer la société ou rechercher des subventions publiques. La deuxième hypothèse me permettait de repousser la création et ainsi valoriser mon projet. Sans Business Angel, je gardais totalement le contrôle de mon produit’’. Le projet est fort, innovant, intelligent, il ne manque plus qu’à son concepteur un peu d’aide pour trouver les soutiens adéquats. Son projet séduit à Clermont-Ferrand BUSI, incubateur d’Auvergne, qui, dans le cadre de la loi sur l’Innovation et la Recherche, intervient pour les projets de création d’entreprises innovantes. ‘’Ils m’ont aidé dans le montage du business plan mais aussi dans la recherche de subventions. J’ai retrouvé cet esprit avec Vichy Val d’Allier Développement qui m’a soutenu plus tard dans ma stratégie commerciale et dans une mise en réseau avec le monde économique local’’ explique Gaspard Broustine. Ce dernier a notamment reçu la bourse innovation création via le Conseil Régional d’Auvergne et la Maison Innovergne. Pendant un an, via un système de portage salarial, Gaspard perçoit un petit salaire et peut s’appuyer sur la force énorme d’un réseau tissé. On croit en lui et les subventions s’enchaînent alors, de la BPI Auvergne pour financer les moules uniques nécessaires à la fabrication de ses prototypes, au FIAD 2 (Fonds d’Investissement Auvergne Durable). En novembre 2015, c’est la société LEET DESIGN qui voit le jour, suite logique d’une aventure totalement maîtrisée.

L’E Bulle à la conquête des espaces partagés

Aujourd’hui associé à Gery Moulas, basé à Paris et chargé du développement commercial, Gaspard Broustine a également accueilli deux investisseurs en la personne de son père et de l’ingénieur dirigeant le bureau d’études qui suit le projet. ‘’ Le bureau d’études est à Saint Etienne, l’industrialisation se fait à côté de Bourg-en-Bresse, je suis à Vichy, on peut donc dire qu’en plus d’être 100 % française, l’E-Bulle est ancrée dans notre nouvelle grande région’’ se félicite le chef d’entreprise. Economie de surface, amélioration du bien-être des salariés, adaptation aux nouveaux modes de travail connectés tout en favorisant l’attractivité et la créativité des espaces de travail, voici les défis qu’est en train de gagner l’E-Bulle. Conçues en matériaux composites, les coques sont tapissées de tissus absorbants. La visière qui coupe l’utilisateur des nuisances extérieures est, elle, équipée d’un écran 23 pouces tactile full HD fonctionnant sous Androïd. Les accoudoirs possèdent des connectiques USB, HDMI et un variateur d’ambiance lumineuse.

Entièrement personnalisable, l’E-Bulle s’invite dans les entreprises pour des essais d’une semaine. ‘’L’idée est de vraiment permettre aux utilisateurs de la tester au mieux et dans la durée. On imagine son utilisation dans les espaces de travail partagés, mais aussi dans les espaces culturels, les hôtels, les aéroports ou les congrès où il est souvent difficile de s’isoler pour passer un coup de téléphone. Pourquoi pas aussi pour les parents qui ont besoin de s’isoler ou qui veulent y installer leurs enfants’’ s’amuse Gaspard Broustine.

Si son coût peut freiner des PME, de grands groupes sont intéressés par les apports promis à leurs collaborateurs : ‘’Offrir du confort dans un lieu de travail c’est aussi attirer des profils très intéressants. L’image d’innovation de l’E-Bulle est aussi un plus pour les entreprises. Nous avons laissé un démonstrateur dans l’espace de co-working de Bouygues Immobilier et cela a attiré beaucoup de curieux’’ raconte son créateur. Lors des dernières journées européennes du patrimoine, l’E-Bulle a même reçu un soutien précieux en la personne du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Si 2015 n’a vu la signature que d’une seule livraison, nul doute que l’année 2016 sera celle de l’installation de l’E-Bulle dans les entreprises françaises et européennes.

Rédaction Bénédicte Rollet NOTA Bene, pour les carnets économiques de Vichy Val d’Allier Développement.

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Communiqué de presse du Journal de l’éco

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