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Institutions, Admnistrations et Collectivités, Territoires

Le Grand Clermont accueille les nouveaux porteurs de projet au sein du Bivouac

Le Grand Clermont accueille les nouveaux porteurs de projet au sein du Bivouac

Avec le réseau d’accueil des nouveaux arrivants dans le Grand Clermont, c’est tout un territoire qui se mobilise pour faciliter l’installation des porteurs de projets, désireux d’y développer leur activité. Une soirée festive de rencontre entre ambassadeurs du Grand Clermont, chefs d’entreprise, élus et nouveaux arrivants, a été organisée dans les locaux du Bivouac, le dernier né des dispositifs d’accompagnement des start-ups de la future métropole.


L’Auvergne comme choix de destination

Parmi la trentaine de nouveaux arrivants présents, trois témoignages d’expériences récentes ont ouvert les discussions. Nathalie vient de Bretagne. Elle est l’une des participants à cette soirée conviviale invitée à s’exprimer devant un public attentif. Pendant un an, elle a bénéficié d’une résidence longue durée d’entrepreneur avec un accompagnement financier, technique et humain assuré par l’ARDTA ( Agence Régionale de Développement des Territoires d’Auvergne) : « Ce dispositif m’a permis de concrétiser mon idée d’installation en freelance en informatique. » D’ici un mois, en janvier 2017, elle sera officiellement une auto-entrepreneure à part entière das cette région, qu’elle trouve « très agréable à vivre. »

Solène vient d’installer à Billom une école du cirque au statut associatif  « pour le démarrage, après nous verrons » précise-t-elle. Le choix de l’Auvergne a été d’abord un choix stratégique : une situation géographique centrale et la campagne tout autour, pour des jeunes parisiens assoiffés de nature. Pour le reste, l’accueil du CREFAD qui leur a permis de suivre des formations et le dynamisme de Billom avec « une vie associative riche et le soutien des élus » ont été déterminants.

Lorsque Anabele et son mari prennent la décision de quitter Paris, le choix de venir en Auvergne s’imposait au couple ; une maison de famille en Haute-Loire, la beauté des paysages, la qualité de vie, des aller-retours fréquents pour se reposer de la vie parisienne, tout les invitait à s’installer ici. Leur désir de revenir aux sources s’est concrétisé à travers une résidence d’entrepreneur courte, faite de plusieurs séjours, qui lui ont permis de découvrir le territoire et de valider la faisabilité de son projet : Theraform, une méthode d’amincissement avec conseils nutritionnels et travail sur des zones réflexes du corps,  ouvrira ses portes en février rue Georges Clemenceau, à deux pas de l’ancien hôpital, dans un quartier en pleine mutation : «  Je suis très fière d’être la première à ouvrir une franchise sur Clermont.  Nous avions le choix entre plusieurs implantations possible car cette franchise est installée dans 90 villes et cherche à se développer.»

Le premier contact avec la mission accueil a eu lieu en août 2015. Anabele avait une préoccupation majeure, le logement. Elle a également été aidée sur cet aspect de son installation : « Nous étions un peu comme dans une famille. Du coup, nous pourrons nous consacrer à 100% au projet de création.»  Par prudence, son mari conservera son entreprise à Paris quelques temps encore. Chef d’entreprise, il mesure combien son épouse a été épaulée dans toutes ses démarches : « A Paris, quand nous cherchons une information, même en payant, il est difficile de trouver. Ici, on cherche pour vous la réponse. Je ne suis pas habitué à cela. C’est plus qu’un accompagnement, nous sommes portés. Nous avons des réponses et sommes toujours encadrés. Dans cette atmosphère, nous sommes motivés à créer quelque chose.»

 

Une politique volontariste du Grand Clermont

Dominique Adenot, président du Comité Syndical du Grand Clermont, est enthousiaste dans sa présentation des atouts de ce territoire composé de 107 communes. Un regroupement qui préfigure la future métropole dont l’originalité, l’unicité même, est de ne pas se construire en tache d’huile mais en archipel. Ces 107 communes se sont données un destin commun, porté par une ambition collective exprimée dans un SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) voté fin 2011.

Ce SCOT gouverne toutes les politiques publiques d’un bassin de vie de 420 000 habitants, dont le point négatif est une perte d’habitants, selon Dominique Adenot. « Nous voulons jouer groupés et nous appuyer sur ces atouts mais nous avons un point faible qu’on ne s’explique pas : le taux de natalité le plus faible de France, avec pour conséquence un déficit de population.» Face à ce constat, la nécessité d’accueillir des nouvelles populations s’est imposée. Les élus ont décidé de réagir : « Nous avons affiché une posture : être attractifs et faire venir 50 000 nouveaux habitants pour rééquilibrer la pyramide des âges.» C’est pourquoi le Grand Clermont a mis en place une démarche très volontariste et a inscrit, dans ses missions, le développement d’une politique d’accueil des nouveaux arrivants.

Une mission qui fait réseau

Depuis 2010, une mission Accueil au sein du Grand Clermont a fait de l’accompagnement des nouveaux salariés et de leur famille une priorité, afin d’appuyer les entreprises qui recrutent en favorisant l’accès à l’emploi du conjoint. Plus récemment, la mission Accueil s’est élargie à l’accompagnement des porteurs de projets et le développement d’une stratégie de communication et d’image, la détection et l’émergence de potentiels d’activités. Gille Paulet, vice président en charge de l’accueil des nouvelles populations, peut ainsi dresser un premier bilan très satisfaisant avec 280 familles accompagnées entre 2010 et 2014 et 45 porteurs de projets accueillis et accompagnés depuis mai 2015.

Cet accueil concerne tous les aspects de la mobilité : recherche de logement, garde d’enfants, école, loisirs, projet professionnel, recherche d’emploi, afin de lever tous les obstacles susceptible de freiner l’installation des porteurs de projet. Cette mission, animée par Anne-Lise Plancoulaine, chef de projet, s’appuie sur un solide partenariat : plus de 50 organismes publics et associatifs pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants et avec l’ARDTA pour l’accompagnement des projets.

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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