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Les Cantal Business Angels à la recherche d’entreprises innovantes

Les Cantal Business Angels à la recherche d’entreprises innovantes

Sébastien Pissavy est président de l’association Cantal Business Angels, un groupement d’investisseurs situé à Aurillac, dans le Cantal. Après avoir misé sur une première entreprise, Mécatheil, l’association recherche d’autres dossiers à instruire pour encourager l’émergence des entreprises à fort potentiel.


Un investissement de 100 000 euros

Ces groupements d’investisseurs, connus sous le nom de Business Angels, misent sur les entreprises innovantes à fort potentiel. C’est le cas de Sébastien Pissavy, président de l’association Cantal Business Angels. « Après sa création en 2009, j’étais un simple adhérent et l’association n’était pas très active, car nous étions tous des chefs d’entreprise très occupés. » Sébastien Pissavy quitte son entreprise en 2015 et décide de relancer Cantal Business Angels. Fort de son expérience passée au sein d’Auvergne BA et de Limousin Business Angels, il se consacre désormais au territoire du Cantal. Aujourd’hui, l’association compte 23 membres actifs, qui examinent attentivement les dossiers des entreprises sur le territoire cantalien.

Douze membres de l’association ont décidé d’investir dans leur premier dossier : Mécatheil, une entreprise située à une vingtaine de kilomètres d’Aurillac. « C’est ce dossier qui a retenu notre attention. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une start-up, Mécatheil a du potentiel. C’est une entreprise spécialisée dans la mécanique, mais qui se lance dans la robotique. » Les Cantal Business Angels ont investi 100 000 euros dans l’entreprise.

Faire vivre l’économie du Cantal

Ce potentiel, c’est ce qui éveille l’intérêt de Cantal Business Angels. Mais pas seulement. « Il nous faut des preuves de concept, des éléments tangibles qui montrent que l’entreprise peut fonctionner, comme par exemple un premier client, un brevet, etc. Nous ne cherchons pas seulement des entreprises qui évoluent dans le secteur de l’innovation technologique. Il s’agit de l’innovation au sens large. Le dossier que nous étudions actuellement fait partie du secteur agroalimentaire, à forte identité locale. »

Seulement voilà, il n’est pas toujours simple de trouver les perles rares. « Nous avons très peu de dossiers à instruire, beaucoup moins que nous le souhaitons. Il faut faire un véritable effort pour se rendre auprès des porteurs de projet éventuels. Dans l’écosystème entrepreneurial du Cantal, il ‘y a pas assez d’initiatives pour encourager la création d’entreprises d’opportunité. » Sébastien Pissavy souhaite que Cantal Business Angels investisse dans deux à trois entreprises par an. Pour atteindre cet objectif, il espère attirer les Cantaliens expatriés. « Je suis sûr que certains, très attachés à leur territoire d’origine, n’hésiteraient pas à investir dans le Cantal. » Car tel est le but ultime des Cantal Business Angels : faire vivre l’économie du territoire.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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