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Marc Halévy : Dur retour au réel !

Marc Halévy : Dur retour au réel !

Une chronique de libre opinion de Marc Halévy : Les événements, referenda, élections de ces derniers mois (et de ceux qui suivront), tant en Europe qu’en Amérique, expriment clairement la totale perte de crédibilité de la caste politique, des institutions prébendières, des instituts de sondage ou de statistique, et des médias, toutes tendances confondues.


Contrairement à ce que, par confort intellectuel ou peur de la vérité, certains désignent comme le triomphe du populisme, il s’agit de bien autre chose, bien plus profonde … Mais ce mouvement confus et diffus, faute d’être appelé par son nom, peut très bien être récupéré par les mouvances populistes.

Ce nom est multiple : fin de la modernité, fin du modèle financiaro-industriel, fin de la technolâtrie, fin des idéologies issues des « Lumières », fin de la gabegie économique, fin du pillage des ressources, fin de toutes les idéologies sociales.

Les masses ne comprennent pas grand chose à ce qui arrive, mais elles ressentent, instinctivement, animalement, un ras-le-bol nauséeux devant tant d’incompétences, de mensonges, de manipulations, de magouilles, … dans un climat délétère de terrorisme religieux et de déflation économique.

Faut-il tourner le fer dans la plaie et parler du retour à la saine logique économique sur les prix des ressources énergétiques et sur les taux d’intérêts financiers ? Faut-il insister sur leurs conséquences prochaines : un retour de l’inflation, une hausse de tous les prix, une baisse des pouvoirs d’achat, la banqueroute des pays les plus endettés, la faillite des banques les plus pourries, la montée du chômage, l’effondrement des cours de bourse.

Beaucoup, parmi les moins aveugles, appellent un revirement, un « ni-ni » : ni la clique politicienne démagogue (de gauche comme de droite), ni le populisme simpliste et archaïsant. On recherche avidement l’homme providentiel (une vieux mythe bien français).

Mais il est trop tard. Le mal est fait. Et il faudra boire ce vin aigre jusqu’à la lie.

La crédulité imbécile des masses leur à fait préférer, pendant trop longtemps, l’écoute des promesses absurdes des démagogues et la pratique de la politique de l’autruche.

Mais n’est-ce pas le propre de la populace que de préférer le pain et les jeux, à l’austérité et au changement de ses habitudes somptuaires ?

Cela fait 30 ans que la plupart des pays occidentaux vivent largement au-dessus de leurs moyens réels, que l’on affirme aux pauvres qu’ils peuvent vivre comme des riches, et que les castes politiques endettent leurs pays à mort pour faire semblant de maintenir la liesse populaire.

Maintenant, la fête est finie et la fin de la récré a été sifflée. Bas les masques.

Le cirque ferme ses rideaux.

Il nous faut revenir aux standards de vie des années 1920, tant en termes de démographie mondiale (2 milliards d’humains maximum) qu’en termes de niveau de vie et de pratique de la frugalité. Le délire des trente « glorieuses » (et celui des « trente foireuses » qui ont cru pouvoir les perpétuer)  a été une parenthèse absurde, un accident sur le fleuve de l’histoire, une anomalie économique et sociale.

Retour au réel !

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