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Mathieu-Robert Jourda : Je suis candidat à la Présidence de notre République

Mathieu-Robert Jourda : Je suis candidat à la Présidence de notre République

Une chronique de libre opinion de Mathieu-Robert Jourda : J’y pense depuis longtemps, j’y pense chaque fois que je suis devant mon miroir, j’y pense parce que depuis dix ans les Présidents me déçoivent, me consternent, me désespèrent.


Ils ne répondent pas à mes attentes et mes attentes n’ont rien d’égoïste – ma vie me satisfait depuis le début, je suis bien dans cette France, j’y suis un vellave heureux, eh oui mes ancêtres étaient les meilleurs alliés de Vercingétorix – simplement je suis navré que mes compatriotes ne soient pas tous heureux. Parce que notre patrie est riche, globalement riche, et comme telle elle est en mesure de supprimer la pauvreté.

Ne l’a-t-elle pas du tout fait ? Mais si, il y a eu du progrès, et tous les partis politiques disent qu’ils le feront demain encore mieux qu’aujourd’hui. On ne meurt pas de faim chez nous, et c’est pour ça qu’on immigre volontiers, ce qui mécontente les plus patriotes de nos concitoyens : ils pensent que ces étrangers prélèvent indûment sur notre richesse nationale.

Les Etatsuniens le pensent aussi et même à haute voix, et c’est pourquoi ils l’ont donnée, leur voix, à Monsieur Trump qui les a persuadés que tous les citoyens agréés peuvent devenir riches. Or moi, je vous l’ai dit récemment, je pense que ce n’est pas le vrai problème : ce qu’il faut combattre, ce n’est pas l’exclusion de la richesse, c’est la privation du bonheur de vivre qu’apporte cette contribution à la vie de la patrie qu’est le travail.

Je sais, il y a des boulots ingrats, des boulots pénibles, des boulots déconsidérés, mais une activité productive est toujours une récolte de fierté. Les tailleurs de pierre du moyen-âge, ils avaient mal aux mains, mal aux bras, mal au dos, mais quand ils rentraient chez eux, ils disaient à leur femme et à leurs enfants : je bâtis une cathédrale et demain j’y retourne avec joie. Un témoignage récent sur la fierté obtenue par le travail a été apporté par M. Soreau, le patron de Mac Do Auvergne : il n’avait aucun diplôme qui justifiait le poste, il a tout appris sur le tas, il en est au 14e restau, il a créé des dizaines d’emploi, il nourrit convenablement et agréablement des centaines de clients deux fois par jour, il va bientôt prendre sa retraite, et figurez-vous, on sent qu’il aimerait bien continuer son dur labeur.

Moi Président de la République je me donne comme mission de donner du bonheur de vivre à tous ceux qui vivent chez nous. Moi Président de la République je me battrai pour l’emploi pour tous. Moi Président de la République, je n’ai rien d’autre à ajouter, parce que telle est la demande urgente, la demande majeure, la demande fondamentale de mes concitoyens.

Je vous entends déjà me questionner sur les mesures que je propose. Je ne vous dirai pour l’instant que deux intentions fermes, énergiques, intransigeantes : le recours à des ministres techniquement compétents dans le domaine qui leur sera confié et la constitution immédiate d’un groupe de travail de personnalités capables de construire scientifiquement un programme économique qui soit susceptible de promouvoir l’emploi pour tous, programme qui sera ma méthode de « direction par les objectifs », sur le modèle des grandes entreprises.

Ce groupe de travail aura comme Président Pierre Cahuc, et Vice-Président André Zylberberg. Ses membres seront : Jean Tirole, Thomas Piketty, Philippe Aghion, Esther Duflo, Jean-Marc Daniel, Philippe Dessertine, Alain Madelin, Bruno VanRyb, et bien sûr aucun homme politique, même pas moi. Ils auront un trimestre pour remettre leur rapport qui sera le carnet de route de mon gouvernement.

Je demanderai alors aux Français de choisir au sein de tous les partis les représentants les plus qualifiés pour œuvrer au bonheur de vivre auquel ils aspirent. Vive la France !

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