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Édition Puy de dôme

Institutions, Admnistrations et Collectivités, Territoires

Mathieu-Robert Jourda : Les Etatsuniens, en majorité, pensent que tout le monde peut devenir riche.

Mathieu-Robert Jourda : Les Etatsuniens, en majorité, pensent que tout le monde peut devenir riche.

Une chronique de libre opinion de Mathieu-Robert Jourda :
Et c’est pourquoi ils ont élu Donald Trump : cet homme a démontré que pour faire fortune l’inculture n’est pas un handicap et que le culot est un formidable atout. Il est hautement représentatif de l’esprit Amérique du Nord : « the land of the free » le pays où on est libre, libres pour faire ses preuves, preuves de son talent, preuves de son courage, pays «  home of the brave ».


Alors au diable la solidarité, vive la concurrence qui oblige chacun à faire mieux que les autres, et vous le voyez bien : nous sommes la première puissance économique du monde (rapportée au nombre d’habitants) et on le restera, je vous le promets. Des preuves ? Vous demandez des preuves ? Microsoft, Apple, Google, les records de Prix Nobel, ça vous suffit pas ? Et même la culture, c’est nous les champions : le cinéma, la musique pop… Et même en sport, on est les champions du monde, et on pratique même des sports que vous savez pas faire : exemples le base-ball et les rodéos.

Le « parti démocrate » a fait des concessions aux pauvres types qui n’arrivent pas à s’en sortir : par exemple Obama a renforcé la Sécurité Sociale. Bon d’accord, on veut bien faire un geste, mais si on aide les incapables, on va faire entrer chez nous, dans « la maison des courageux », une multitude de paumés, des paumés qui ne sont pas des victimes, qui sont entièrement responsables de leur pauvreté, et on voit pas pourquoi on les aurait à charge, puisque nous, nous nous prenons en charge tout seuls, sans rien réclamer. C’est logique, non ?

Oui nous sommes des courageux, un peuple de courageux, et nous le démontrons tous les jours : en tant que salariés, savez-vous à combien de jours de congés payés on a droit ? Quatre semaines ? Six semaines ? Quinze jours ? Vous plaisantez : zéro jour ! Et pourquoi on travaille autant ? Je vais vous le dire : on est heureux au boulot, même dans les grosses boites, parce qu’on est sélectionné sur le critère des preuves d’efficacité et non pas de santé psychique (vos tests à la noix). Et justement si on n’a pas de problèmes psychopathologiques, c’est parce qu’on est heureux au boulot. Vive la société de production qui fait de la richesse pour tous ceux qui savent produire.

Il était temps que les vrais « Républicains » arrivent au pouvoir, que s’effacent ces esprits petits-bourgeois qui font des concessions intellectuelles à ces « Démocrates » qui se veulent une intelligentsia. Nous on est des gens simples, des gens qui veulent profiter de la vie, de la vie qu’on s’est fabriquée de nos mains. Vous condamnez Donald, vous le traitez de rustre, de butor, de goujat, de malotru, mais lui il condamne la société hypocrite, et ce serait hypocrite de le faire avec des mots gentils.

Et puis ce personnage shocking (comme diraient nos ancêtres de Downing Street) vous avez vu la bonne femme qu’il se paye ? Whaoo le mannequin ! Et en plus c’est une immigrée, est-ce que justement il ne lui pas donné sa chance ?

Trump, nous le voulons pour nous conduire tous à la richesse méritée. Il a su le faire pour lui. Il est l’exemple à suivre, le modèle à copier. Et fuck les bourgeois socialistes !

Alors au cas où nos lecteurs verraient dans mon propos du populisme, je citerai un professeur de management à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, M. Peter Cappelli. Celui-ci explique (2016) que les Américains s’identifient à la classe sociale à laquelle ils aspirent appartenir, et non pas la classe sociale à laquelle ils appartiennent. Ce qui se traduit en une large sympathie pour le monde de l’entreprise. « Après tout, on possèdera tous un jour notre propre boutique, on ne veut pas être contraint par des règles qui ne sont pas absolument nécessaire« , illustre-t-il. Ça fait réfléchir, non ?

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