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Mathieu-Robert Jourda : Moi Président de la République : premières nouvelles de mon groupe de travail  » L’emploi pour tous »

Mathieu-Robert Jourda : Moi Président de la République : premières nouvelles de mon groupe de travail  » L’emploi pour tous »

Une chronique de libre opinion de Mathieu-Robert Jourda : Après m’avoir exprimé unanimement leur accord sur l’objectif de la réflexion collective, les membres pressentis ont commencé à me faire part des idées maîtresses de leur pensée économique. J’ai été très satisfait de les entendre dire que le « bonheur pour tous » est une injonction motivante pour leurs apports personnalisés, bien qu’ils n’aient pas jusqu’à aujourd’hui inscrit leur œuvre d’économistes dans cette ligne directrice, et même justement parce qu’ils ne l’ont pas fait.


Le premier à réagir a été Jean Tirole, le prix Nobel 2014. Il a rappelé qu’il a traité le sujet dans son livre « Economie du bien commun » (Puf 2016) particulièrement au chapitre 9 « Vaincre le chômage ». Je lui ai alors fait remarquer que mon programme personnel est humaniste plutôt qu’économiste puisque je ne dis pas supprimer le chômage mais donner du travail à tous. Il m’a alors répliqué qu’il a, dans son livre, dénoncé, je cite, « une conception du travail datant de l’emploi en usine ». Il m’a ensuite rappelé sa phrase « Il y a (…) beaucoup de chemin à parcourir pour se préparer à la mutation que nous allons vivre ». J’ai répondu : « Je sais. Vous avez même écrit « Il est urgent d’agir », alors je vous dis : oui, mais comment ? »

Craignant de vexer cette personne éminente, j’ai aussitôt fait part de mon approbation totale, avec même mes félicitations, pour la phrase suivante : « La thèse selon laquelle réduire la durée du travail, avancer l’âge de la retraite, bloquer l’immigration, adopter des mesures protectionnistes ou réintroduire le service militaire créera des emplois pour les autres n’a aucun fondement, ni théorique ni empirique ». Il a hoché la tête, j’y ai vu un acquiescement.

Par ailleurs Philippe Dessertine m’a signalé sa prise de position récente : « Il va falloir élargir nos critères d’appréciation de l’activité économique. Le travail va être différent, de plus en plus enchâssé, enserré dans notre vie privée. On retrouve ça dans les jeunes générations qui disent : je veux m’épanouir dans ma vie. Une seule vie dans laquelle le travail aura une place importante mais qui devra finalement permettre d’avoir une vie privée complètement satisfaisante ». Je lui ai dit l’encouragement personnel que j’ai trouvé dans sa prise de position.

Philippe Aghion m’a dit son point de vue sur la distribution du travail : « On est dans un monde de croissance par l’innovation. Il faut donc un marché du travail qui permette aux entreprises de se réorganiser et de fermer une activité pour en ouvrir une autre. L’éducation et la formation professionnelle doivent être pensées en ce sens pour jouer leur rôle de levier et assurer la flexisécurité. La mobilité doit devenir qualifiante, excitante et non stressante ».

J’ai également écouté Jean-Marc Daniel : « Le marché est consubstantiel à l’homme. Le refuser, c’est se heurter immédiatement au marché noir. C’était évident dans les sociétés communistes, c’est en train de le devenir dans les sociétés hyperfiscalisées qui se sont installées en Europe, où l’exil fiscal tend à se généraliser ».  Je lui ai fait part de mon approbation : si on veut procurer du travail à tous, il faut libérer le marché, plus exactement l’accès au marché, permettre à toutes les idées et envies d’activité d’éclore. Je suis donc très confiant dans mon attente que ce groupe de travail produise la solution que je veux incarner, une solution sans parti-pris politique, ou plus exactement qui récupère et dépasse les bonnes idées partielles de la droite et de la gauche.

Des amis m’ont dit : « Mais c’est du Macron tout craché ! » J’ai répliqué : « Oui, ça ressemble mais moi je ne prétends pas avoir la science infuse, être celui et le seul qui a tout compris, je demande aux experts (et surtout pas aux politiciens) de trouver la solution pour mettre les lois naturelles du marché au service du bonheur pour tous, le bonheur par le travail, le travail qui donne du sens à nos vies ».

Vive les économistes citoyens, vive notre République !

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Une chronique du Journal de l’éco

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