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Mathieu-Robert Jourda : voici mon discours présidentiel

Mathieu-Robert Jourda : voici mon discours présidentiel

Une chronique de libre opinion de Mathieu-Robert Jourda : Comme vous le savez je n’ai pas obtenu, très loin s’en faut, les 500 signatures nécessaires, mais comme vous l’avez constaté, lecteurs du Journal de l’éco, vous mon public, j’ai pu énoncer les idées maîtresses de mon projet présidentiel. Ce que vous allez lire maintenant est le texte du discours qui justifiait ma candidature. Vous en savez déjà l’esprit : je veux être un Président de la république française et non pas un premier ministre. Alors voici ce que j’aurais dit à mes concitoyens.


Françaises, Français,

Me voici votre Président. Présider, c’est diriger l’activité d’une société humaine ou industrielle, présider, c’est être désigné responsable de la réalisation d’un destin collectif espéré, présider, au quotidien, c’est coordonner les capacités actives des subordonnés directs. Ainsi le « président » d’un tribunal gère le déroulement du procès, il dispose d’assesseurs, il donne la parole aux avocats de la défense et à celui de l’accusation, sa responsabilité est que justice soit faite. Le président de la république doit faire en sorte que la volonté du peuple soit satisfaite, il doit avoir compris cette volonté, il doit la dire et l’incarner, il n’a pas la responsabilité des moyens à utiliser, il a la responsabilité du résultat.

C’est dans cet esprit que j’ai énoncé l’objectif majeur de mon quinquennat : le travail pour tous. La revendication de notre peuple, étant donné le niveau général de notre culture, n’est pas un revenu garanti, garanti même si on ne contribue en rien à sa création, elle est  un besoin/désir de considération, c’est-à-dire des égards que l’on témoigne à quelqu’un après avoir pu apprécier sa valeur. Le travail en tant qu’acte transformateur du monde est une capacité que seule l’espèce humaine possède, que chacun de ses membres possède. Ne pas avoir la possibilité de faire, aussi minuscule soit-il, un apport personnel au bien-être de l’humanité, est aussi insupportable que la privation de liberté. Permettre à tous les citoyens de fournir cette contribution, quelle que soit sa nature et sa dimension, c’est procurer un bonheur essentiel et assurer l’être-ensemble dont le peuple a besoin pour se sentir nation.

Nation, je viens de prononcer ce mot, la nation c’est le pays dont nous sommes natifs, mais nous ne sommes pas nés de ce pays, nous sommes nés dans ce pays, ce pays ne nous a pas engendrés comme une famille produit des descendants, nous ne sommes pas consanguins, nous n’avons pas un ascendant commun et pourtant ce pays nous a légué à tous le nom de Français, il a donc créé une fraternité qui n’est pas biologique mais qui provoque un sentiment d’appartenance plus puissant qu’un lien de sang. Cela s’appelle l’être-ensemble. Depuis 1789, nous avons créé la République Française et nous voulons être présidés par le continuateur et garant de cette forme d’être-ensemble issu de notre histoire et de notre géographie. J’assume cette responsabilité.

Mes chers concitoyens, puisque j’ai annoncé l’objectif du travail pour tous, voici donc en ma personne un président qui ressemble fort à un chef d’entreprise. J’assume aussi ce modèle mais je précise que ce patron n’est pas chargé d’exploiter un matériau ou une prestation de service a priori rentable, il doit faire fructifier le savoir-faire acquis ou inné de tous les membres de l’entreprise France, autrement dit de tous ses concitoyens sans exception. Le chômage n’est pas fondamentalement une privation des moyens de vivre, il est une privation des raisons de vivre. Tout le monde a envie d’exercer un métier, il faut ouvrir grand les portes d’accès à la vie active afin que tous les savoir-faire puissent éclore et fructifier.

Malheureusement l’Economie en tant que système de lois naturelles qui engendrent la production et la valeur des biens consommables ne tient aucun compte de l’universalité de la capacité/besoin de transformer le monde, elle distribue le travail non pas pour utiliser tous les savoir-faire mais afin de produire de la richesse au meilleur prix de revient. L’Economie sélectionne parmi les citoyens les productifs les meilleurs au meilleur prix. L’Economie récompense la rentabilité des gens et ferme les yeux sur les moyens utilisés. Je ferai en sorte que l’Economie, devienne une Ecosophie. Tel est le titre de mon engagement, ainsi se nomme mon obligation de résultats.

Pour atteindre cet objectif du travail pour tous, vous le savez, j’ai fait appel non pas à des hommes politiques aussi sincères qu’ils soient, ni mêmes à des économistes engagés, mais à des analystes éminents de ce phénomène non-domestiqué qu’est l’Economie, leur donnant mission de déterminer les moyens propres à transformer la sauvagerie en recherche du bonheur. Les mesures les plus prometteuses seront appliquées immédiatement.

Vous m’avez élu à cause de cet engagement essentiel mais j’ai entendu toutes vos autres aspirations. La satisfaction de la plupart de ces désirs sera une conséquence de cette action majeure que j’intitule Ecosophie, mais certaines catégories méritent un examen particulier. En tête je mets le rayonnement international de la France, avec sa composante européenne. Voici la philosophie qui inspirera mon action.

Suite du discours présidentiel prochainement éditée.

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Une rubrique de libre opinion du Journal de l’éco

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