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Mutum : la plate-forme web qui crée du lien social via le prêt d’objets entre particuliers

Mutum : la plate-forme web qui crée du lien social via le prêt d’objets entre particuliers

Une panne d’appareil photo. C’est l’élément déclencheur pour Frédéric Griffaton et Mathieu Jeanne-Beylot, qui décident de lancer un réseau gratuit de prêt d’objets entre particuliers : Mutum voit alors le jour à Nanterre, en 2014. Les deux jeunes entrepreneurs de 25 et 26 ans souhaitent créer du lien social et sensibiliser leurs utilisateurs à l’impact environnemental.


Des transactions via une monnaie d’échange : le Mutum

« L’idée de Mutum est née lors d’un voyage. Notre appareil photo est tombé en panne et nous avons cherché un habitant qui accepterait de nous en prêter un, » raconte Frédéric Griffaton. A leur retour en France, les deux voyageurs réalisent une étude de marché et lancent la plate-forme en 2014. « Elle est participative et met en relation des particuliers qui souhaitent prêter ou emprunter des objets gratuitement. » De l’appareil à raclette en passant par des outils de jardinage ou des livres, les transactions se font via une monnaie d’échange : le Mutum. « Plus vous mettez d’objets en prêt, plus vous gagnez en expérience sur le site, plus vous récoltez de mutums. C’est aussi une façon de sécuriser les transactions. »

Presentation_Mutum

50.000 personnes utilisent la plate-forme Mutum

Pour chaque objet référencé, plusieurs informations sont disponibles : le montant du prêt en mutums, l’état de l’objet, sa localisation, etc. Les entrepreneurs sont également dans une « démarche écologique » : un éco-calculateur sensibilise l’utilisateur à l’impact environnemental des échanges. « L’idée est de créer un système où Mutum deviendrait un référent dans l’économie circulaire. C’est pour cette raison que lors du référencement d’un objet, un certain nombre de critères sont demandés pour affiner ces questions-là. »

Le lien social comme valeur ajoutée

« Nous ne voulions pas d’un service payant : le défi était de créer un modèle pérenne dans tous les cas. Pour se faire, nous vendons notre valeur ajoutée : le lien social. » Frédéric et Mathieu proposent donc un autre service, destiné aux entreprises, collectivités et associations. Ils animent une communauté, à travers le prêt et l’échange de services entre les utilisateurs. « Les plus intéressés sont les directeurs des ressources humaines, qui ont un réel besoin de créer du lien au sein d’une entreprise. Les salariés peuvent alors sortir du cadre professionnel et apprendre à se connaître. »

Aujourd’hui, la plate-forme collaborative compte environ 50 000 utilisateurs, dont 50% sont originaires de la région parisienne. « Nous allons développer l’outil dans les autres régions de territoire. Une grosse action de communication est en cours à Marseille », précise Frédéric Griffaton. Des objets sont néanmoins disponibles dans toutes les villes de France, mais les deux associés espèrent voir leur nombre augmenter. « Nous souhaitons également travailler sur l’application mobile et ajouter des services entre particuliers. D’ici deux ans, nous lancerons une opération de crowdfunding, afin que les utilisateurs deviennent les propriétaires de la plate-forme. »

Pour découvrir d’autres parcours d’entrepreneurs : Dossier Pitchs d’entrepreneurs 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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