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Édition Puy de dôme

Énergie & Environnement

PARCC Oasis à Clermont-Ferrand : Produire et consommer beaucoup plus simplement !

PARCC Oasis à Clermont-Ferrand : Produire et consommer beaucoup plus simplement !

Une quarantaine d’associations, de particuliers bénévoles et même d’entrepreneurs de l’ESS travaillent à l’émergence d’un projet commun au sein de l’agglomération Clermontoise, le PARCC Oasis. Au programme sur cet espace mis à disposition par la mairie de Clermont-Ferrand : Eco-construction, jardins partagés, permaculture… mais plus largement l’accueil de toutes les expériences valorisant des initiatives œuvrant dans l’intérêt du bien commun. Rencontre ave Sébastien B. de l’association Apnée (Agir pour nos enfants ensemble) et Sofiane Batnini, un des coordinateurs du projet.


Le jour du dépassement est une date dans l’année, généralement en août, où théoriquement les ressources renouvelables de la planète pour l’année ont été consommées. Au-delà, notre société puise dans les réserves naturelles de la Terre d’une façon irréversible !
Face à ce constat de plus en plus partagé, une nouvelle vision de la société semble émerger dans une kyrielle d’associations implantées sur le bassin clermontois.
Leur credo : Prendre leur avenir en main en agissant au coeur de petites structures afin de développer des services nouveaux pour répondre aux besoins du quotidiens du plus grand nombre.

Jardins collectifs, recyclage, partage de livres ou encore aide à la personne, ces associations ont une éthique et des objectifs qui prouvent qu’il est possible d’œuvrer, chacun à son échelle, afin de produire et consommer beaucoup plus simplement.
 « Aujourd’hui, les alternatifs sont en marge alors qu’ils devraient être en norme, » affirme Sofiane Batnini.

C’est au 4 de la rue Chappe à Clermont-Ferrand que s’est installé le collectif du PARCC Oasis, sur un terrain de 4 400m2, proposé par le maire de Clermont-Ferrand, soutenu par des élus locaux et accompagné par les services techniques de municipalité.
Pour Sofiane Batnini « S’inscrivant dans une logique de sobriété heureuse et d’autogestion, le collectif a tout d’abord pour but de soutenir et de fédérer, au cœur de la ville, des passerelles de solidarité et d’échange de savoirs. Le ‘tiers-lieu’ devrait accueillir divers locaux et espaces d’activités pour toutes expériences valorisant les initiatives qui œuvrent dans l’intérêt du bien commun et le respect des libertés individuelles ».

 » Cet espace va offrir un terrain de jeu où chaque association fera ce qu’elle à envie de faire !  » confirme Seb B. « Les activités seront nombreuses : formations, chantiers d’éco-constructions, jardins, démocratie participative, échange de savoirs, cooking, etc. Le collectif souhaite également créer des bureaux partagés et des salles de réunions. » 
Dans le cadre d’une démarche d’économie responsable, ce lieu de rencontre, d’expression et d’expérimentations souhaite être ouvert à tous et favoriser la proximité entre les citoyens désireux de voir émerger leurs propres projets collaboratifs.

 « On est tous lié les uns aux autres par un même but, l’avenir de notre planète et de nos enfants » avance Seb B.

Construire et recycler plutôt que détruire

Si l’été sera consacré au défrichage du terrain ainsi qu’à la mise en place des premiers jardins, c’est durant l’automne que le collectif souhaite débuter le montage des premières constructions légères. Ainsi verront le jour des éco-constructions respectant les nouvelles attentes écologique et énergétiques.
 « Souhaitant une gestion pérenne du milieu, les acteurs du Parcc Oasis s’engagent à se développer dans le respect de l’humain et de l’environnement, à l’instar d’un nombre croissant d’organisations dans le monde. Un des objectifs premier du lieu, serait alors de réintroduire l’humain au centre des choses. Des méthodes efficaces de traitement des déchets et de recyclage seront étudiées et mises en place, s’ajoutant aux jardins partagés qui, basés sur les techniques éprouvé de la permaculture, fleuriront parmi les activités du lieu ».


Redéfinir ses besoins.

Pour les organisateurs du projet « L’économie locale a toujours eu une place importante au sein des structures sociales et de l’organisation de nos sociétés. Au delà de la permaculture qui offre une production abondante dans le respect de l’équilibre du milieu, c’est grâce à une prise de conscience collective des priorités du futur de nos civilisations que naitront de nouveaux schémas d’économie circulaire offrant un nouveau souffle en créant des circuits d’échange court. En plus d’être innovantes et dynamiques, ces nouvelles façons d’organiser le travail, redynamisent la production locale tout en favorisant le lien social. »…   « A terme, ces centres de convergences deviendront nécessaires, ces nouvelles structures pourront alors se développer de manière pérenne, pour que le plus grand nombre s’y retrouve. 
Plus simple, plus naturel, moins de déchets et une consommation responsable semble redevenir les des préoccupations quotidiennes, qui paraissent dès lors découler d’un bon sens logique, c’est l’avenir ».

Si ce projet vous intéresse, il est déjà possible de le soutenir en votant au sein de l’initiative du gouvernement : 100 projets pour le climat : cliquer ici.
Ou en répondant à un questionnaire ici


Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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