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Édition Puy de dôme

Artisanat

Philippe Pinel, lauréat du premier trophée « Osez » dans la région Auvergne

Philippe Pinel, lauréat du premier trophée « Osez » dans la région Auvergne

Maître artisan au sein de la SARL Cosson, Philippe Pinel est un amoureux inconditionnel de son métier. Ébéniste, menuisier, agenceur et décorateur, il propose avec sa femme Françoise, des créations personnalisées à la demande, à découvrir dans leur boutique Aux plaisirs des siècles, située rue du Port à Clermont-Ferrand.


« Maître d’œuvre » selon sa femme, Philippe débute dans les années 1980 après l’obtention d’un diplôme en menuiserie et agencement au lycée professionnel de Murat. Françoise grandit dans le monde de l’artisanat avec ses parents Michel et Claude, qui créent Meuble Cosson en 1968. Après des études de micro biologie, elle intègre finalement l’entreprise. Aujourd’hui, Philippe gère la fabrication, avec l’aide d’un salarié ; Françoise la gestion, la comptabilité et la boutique, ouverte en 1986. « La rue du Port nous offre une bonne visibilité que nous complétons via internet », annonce Françoise, « c’est un lieu de contact direct avec la clientèle, cela donne des idées ». Dans le même esprit, l’atelier à Cournon est ouvert au public sur demande, et le couple participe à la Foire de Cournon à la rentrée et aux Journées européennes des métiers d’art au de Cébazat.

« Le site osezlartisanat.fr venait d’être lancé. Il proposait aux ébénistes et tapissiers de s’inscrire afin d’être référencés », se souvient Françoise. C’est ainsi qu’elle prend connaissance du trophée Osez. Ce dernier s’inscrit dans la campagne de l’Union nationale de l’artisanat des métiers de l’ameublement, « Osez l’artisanat », lancée en février 2015. Elle vise à favoriser la visibilité, l’originalité et la diversité des entreprises artisanales. « C’est une bonne chose de faire parler de nous », assure Françoise. « Moins on sera nombreux, moins les gens penseront à l’artisanat », ajoute Philippe.

Les régions Auvergne, Rhône-Alpes et Grand-Ouest ont participé à cette première édition du trophée. Le lauréat auvergnat Philippe Pinel a remporté le premier prix dans les deux catégories : objets et ambiance, parmi six candidats auvergnats (92 au total). Philippe Pinel présentait une table basse en forme de guitare (à découvrir à la boutique). Une création tout en précision, sur trois pieds, avec incrustation en noyer et laiton. Dans la catégorie ambiance, l’artisan a dévoilé l’aménagement d’un appartement de 100 m² à Paris, avec bibliothèque, moulures murales, boiserie et télévision installée dans une niche avec panneau escamotable. « Un véritable challenge, tant pour la réalisation que pour l’installation », complète Philippe.

L’objectif est de promouvoir auprès du grand public les artisans de l’ameublement et de la décoration qui représentent 85.000 actifs en France, en valorisant leur réalisation. « Au départ j’ai été intéressée par le concept de faire participer nos clients, au lieu de se juger entre artisan », avoue Françoise. Car au trophée Osez, ce sont les internautes qui votent. La remise des trophées aura lieu le 5 novembre à l’atelier de Philippe.

« C’est une reconnaissance, souligne le couple, nos clients ne se rendent pas toujours compte du travail que nous réalisons. » Et pourtant tout est fait dans les règles de l’art. « Les gens viennent avec une envie. Nous leur apportons une solution, après une importante phase de dialogue » confie Françoise. « À la limite on peut tout faire », révèle Philippe. Du classique au contemporain, de la cuisine à l’escalier, de Paris à Toulouse. En prenant en compte toutes les spécificités de chaque bois, pour la longévité et de meilleures finitions. « Notre plaisir est de se dépasser pour réaliser des ouvrages aboutis, personnalisés et uniques », annonce Philippe. En gage de qualité, l’artisan mène toutes les étapes de fabrication, de l’étude à la commercialisation. Il se déplace systématiquement chez le client, pour tout contrôler. Le travail repose sur un dialogue, un croquis et un devis. Le créateur réalise ensuite un dessin grandeur nature. Puis arrive la phase de transformation des planches. D’abord avec des machines (10 % du travail) puis manuellement. Enfin vient le montage et les finitions. « Le travail manuel est la partie la plus importante. Nous ne comptons pas les heures, sinon on ne pourrait pas vendre » avoue Philippe. « On fait toujours au mieux, même si on doit prendre plus de temps. »  Un véritable travail de passionné. « On vit notre métier à 200 %, annonce le couple, sans cela on aurait arrêté .»



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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