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Pierre Robillard, président du CJD Rhône-Alpes : « On vous donne tout de suite les outils pour vous développer »

Pierre Robillard, président du CJD Rhône-Alpes : « On vous donne tout de suite les outils pour vous développer »

Pierre Robillard est avocat en droit du travail et de la famille à Saint-Étienne. Pourtant, sur les bancs de la fac, l’étudiant d’alors se destinait au journalisme. Doué pour écrire, probablement. Curieux de son prochain et attentif aux rencontres qui changent un destin, certainement. Il préside le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise Rhône-Alpes depuis juillet 2016.


« J’ai suivi des études de droit avant d’entrer à Sciences Po Paris, confie-t-il. J’aime écrire, je voulais devenir journaliste. J’ai même été pigiste au Progrès de Lyon pendant 2 ans. Jusqu’au jour où, à Sciences Po, j’ai rencontré le doyen de la chambre sociale de la Cour de cassation. Je me posais des questions sur le métier d’avocat, mais à ce moment-là, j’ai décidé de le devenir. »

Il y a 10 ans, maître Robillard, sur le point de créer son cabinet Paralex à Saint-Etienne, découvre le CJD. Un ami adhérent, pressentant que l’esprit du mouvement collerait à la personnalité de l’avocat, l’invite alors à passer une soirée avec le groupe. « Il m’avait dit que c’était certainement le bon moment pour moi, se rappelle Pierre Robillard. C’était vrai, ça m’a plu instantanément. On vous donne tout de suite des outils pour vous développer, professionnellement et personnellement, que vous ayez des salariés ou pas. Nous nous entraidons vraiment, concrètement. On se considère tous comme des entrepreneurs, peu importe la taille ou l’activité ».

CJD Rhône-Alpes : 500 adhérents, 12 sections

 Le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise, entendu comme jeunes dans la fonction et non dans l’âge, est ouvert à tous les dirigeants ou cadres salariés exerçant des fonctions managériales, quel que soit le secteur d’activité ou la taille de l’entreprise. Doyen des mouvements patronaux français, apolitique et areligieux, il voit le jour en 1938 de la conviction de Jean Mersch à placer l’économie au service de l’Homme. Autour de rendez-vous, de conférences-débats, de commissions de travail, de visites d’entreprises et un catalogue de formations considérable, le CJD offre les outils adaptés à la réalité des jeunes dirigeants.

Actuellement, le CJD compte 4.500 membres répartis dans 107 sections et représente près de 680.000 emplois en France (source cjd.net).

Renforcer le lien entre les sections

Dès son adhésion, Pierre Robillard s’implique dans les instances. Il rentre au bureau de la section de Saint-Etienne dès 2009 et accède à la présidence stéphanoise en 2013. Son mandat de président de la région Rhône-Alpes s’ouvre en juillet 2016 pour deux ans. Même si la réalité géographique le situe à 3 h 30 de la section de Thonon-les-Bains, Pierre Robillard ne l’envisage pas comme un obstacle, mais comme une opportunité. Pour l’avocat, aux yeux de qui les rencontres sont si importantes, le thème de son mandat sera : « la fête des voisins ».

Son projet est simple. Pourquoi ne pas esquisser la région CJD comme un immeuble dont les 12 sections seraient des colocataires. « Je veux favoriser les rencontres, créer des événements sur le concept de la fête populaire des voisins, pas une fois par an, mais tous les jours de l’année. On se croise beaucoup lors de formation ou de congrès. Je souhaite renforcer ce lien entre nous. La région est tellement dynamique et riche sur le plan géographique et culturel. Nous accueillons déjà nos voisins auvergnats à nos formations. »

Vers une fusion des CJD Rhône-Alpes et Auvergne ?

En effet, les JD (jeunes dirigeants) auvergnats et rhône-alpins n’ont pas attendu le nouveau découpage administratif de 2016 pour mutualiser les actions de formation. Dans cette dynamique, le projet de fusionner Auvergne et Rhône-Alpes est à l’étude (l’Auvergne compte 95 adhérents dans 3 sections Clermont-Ferrand, Montluçon et Vichy, ndlr). « Un groupe de travail croisé est constitué. Certaines régions CJD ont d’ores et déjà fusionné comme Hauts- de-France et Bourgogne-Franche-Comté. Pour l’instant, pour nous, la solution n’est pas évidente », répond le président.

À 44 ans, Pierre Robillard ne changerait de profession pour rien au monde. Il exerce son métier avec un plaisir intact. Il voit avant tout ses clients comme des êtres humains qui arrivent devant lui avec un problème à résoudre, licenciement ou divorce, par exemple. Il prend d’abord le temps de les écouter. Véritable Lève-tôt, l’avocat démarre sa journée au cabinet à 5 h 30. Adepte de triathlon, il s’entraîne en semaine entre 12 et 14 heures. Le mercredi après-midi est consacré à ses trois enfants. Et parce qu’on ne se défait pas comme cela de sa plume de journaliste, Pierre Robillard le sportif partage le compte-rendu de ses courses sur un blog et publie dans des revues spécialisées.

En 10 ans de CJD, le nouveau président ne s’est jamais lassé de la philosophie du mouvement. « Il y a des formations tout le temps, des gens à rencontrer. L’émulation est continue, je n’en vois pas le bout, c’est un cercle vertueux. Même après ma présidence, je resterai JD ».



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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