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Formation, éducation

SIGMA : une école d’ingénieurs connectée à l’entreprise

SIGMA : une école d’ingénieurs connectée à l’entreprise

Le Journal de l’éco a pu visiter le centre de transfert technologique de cette école d’ingénieur, SIGMA, résolument tournée vers le monde socio-économique.


Si la fusion administrative entre l’ENSCCF et l’IFMA (Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Clermont-Ferrand et l’Institut français de mécanique avancée) est effective depuis le premier janvier 2016, les deux écoles d’ingénieurs n’ont pas attendu pour mutualiser leurs moyens. Les trois diplômes proposés dans les domaines de la chimie, la mécanique et le génie mécanique en apprentissage restent inchangés, mais depuis septembre, les 950 élèves partagent déjà certains cours génériques.

Une attente industrielle très forte

Pour Christophe Caux, enseignant à l’IFMA et directeur des études de SIGMA (à droite sur la photo), « la fusion répond à une attente industrielle très forte. » Dans le domaine des matériaux, de la métallurgie, des polymères ou encore des matériaux bio-sourcés, des doubles compétences sont nécessaires et SIGMA souhaite tirer avantage des synergies entre les deux écoles. « La spécificité de SIGMA est d’inclure dans sa gouvernance une Fondation composée d’industriels qui participe à la réflexion sur le positionnement de l’école », poursuit Christophe Caux. Sur le terrain, ces relations entre l’école et les industriels prennent forme grâce au centre de transfert technologique de l’école.

Plus de deux tiers des étudiants embauchés dés leur sortie

Nicolas Blanchard, ingénieur de recherche et responsable du centre de transfert technologique à l’IFMA (à gauche), présente le fonctionnement de l’entité : « Nous travaillons généralement sur des cycles de 5 ans. Après discussion avec nos partenaires industriels nous nous positionnons pour l’acquisition d’équipements d’excellence. Les financements sont souvent nationaux et locaux. »

Une mission de service est ensuite réalisée pour des partenaires tels que Renault, Dassault, Airbus ou Aubert et Duval par les enseignants. Ces prestations peuvent être conduites en collaboration avec une filiale de SIGMA, la société 2Matech, composée d’une dizaine d’ingénieurs dont l’objectif est de valoriser le potentiel des enseignants. « Dans un second temps, on décline la mission réalisée avec ces équipements en travaux pratiques pour les élèves. Ce fonctionnement permet de placer des élèves en stage chez nos partenaires, ou parfois de faire réaliser des morceaux du projet par les étudiants », raconte Nicolas Blanchard.

Robotisation et impression 3D

Après les centres d’usinage et de tournage, l’école évolue avec l’industrie et se tourne désormais vers la robotique et l’impression 3D. « Dans le cadre du grand emprunt, l’objectif est d’accélérer la robotisation de l’industrie française. Nous avons créé deux pôles dans ce domaine : Usinage et parachèvement robotisé et Manipulation dextre de corps mou pour les pièces qui se déforment, comme la viande. »  L’école se positionne également sur le domaine de l’impression 3D, avec son partenaire Aubert et Duval. « Dans la fabrication additive sur pièces métalliques nous allons essayer d’aller un peu plus loin », lance le responsable. «  Grâce à notre potentiel, nous essayons de faire travailler les machines au mieux. Nous produit de la connaissance ». Une connaissance qui semble être appréciée des entreprises. Avec près de 60% des étudiants embauchés dès la sortie de l’école, selon le responsable des études, les chiffres attestent de l’excellent placement des étudiants de SIGMA.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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