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Sciences, Santé

Vichy : le Bioparc construit l’avenir

Vichy : le Bioparc construit l’avenir

Le Bioparc de Vichy-Hauterive, vitrine industrielle et tertiaire de la Santé – Beauté – Forme et Biomédical, développé et géré par Vichy Val d’Allier, a 20 ans ! 20 ans, plus que l’âge de raison, c’est l’âge de tous les possibles, des concrétisations et des nouvelles routes à tracer. De l’idée novatrice et audacieuse au travail en synergie des trois biosites d’Auvergne et du réseau Arbios, on compte de nombreuses actions fortes et cohérentes. Le Bioparc fête ainsi de radieux 20 ans en se tournant plus que jamais vers demain. Rétrospective en dates clés de cette belle aventure, dont les perspectives d’avenir servent le dynamisme économique local.


Le Bioparc Vichy, zone d’activités thématique située à Hauterive, a pour mission de favoriser le développement des Bio-industries et des services des secteurs Santé – Beauté – Forme, en mobilisant leurs réseaux de compétences. Zone d’activité communautaire, la gestion est assurée par Vichy Val d’Allier, mais l’animation et la promotion sont assurées par son Agence de développement économique. Réunissant actuellement 12 entreprises et 160 salariés, le Bioparc a vu naître et germer sur ses terres une trentaine d’entreprises en 20 années d’exploitation. Produit fort de Vichy Val d’Allier, ce site s’est construit sur de solides fondements.

1991 à 1993 : De l’idée à la naissance d’un concept unique

Dès 1988, la stratégie de développement ‘Santé – Beauté’ est lancée dans toute l’Auvergne, et donc très naturellement à Vichy. Aux côtés de la Compagnie de Vichy, cherchant à développer un nouveau modèle de thermalisme, le SIVU du bassin de Vichy (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique), la CCI de Montluçon-Gannat et l’agence de développement économique Vichy Val d’Allier Développement (VVAD), mènent des études autour de la croissance à deux chiffres du Biomédical. ‘’A cette époque, les entreprises du bassin travaillaient surtout en sous-traitance. On s’est alors demandé comment leur permettre d’accéder à des marchés porteurs. On est parti de l’axe santé-beauté-forme pour le décliner au monde industriel’’ se souvient Bruno Pinard-Legry, directeur de l’agence de développement économique. L’idée de ce parc thématique aussi précurseur qu’audacieux est alors soutenue par des fonds européens dans sa phase d’étude de faisabilité.

Il est ainsi décidé de mettre à disposition des entreprises et des activités Santé – Beauté – Forme, un ensemble immobilier locatif, afin d’être réactif à toute demande d’implantation. Un projet reconnu par l’ARD (Agence Régionale de Développement appelée, depuis, ARDE (Agence Régionale de Développement Economique). Dès ses prémices, le Bioparc se positionne en offre complémentaire du Biopôle de Clermont-Limagne et du Naturopôle de Saint-Bonnet de Rochefort en création à la même époque. ‘’Ce Bioparc est un pur produit de l’intelligence collective. Les structures économiques et politiques ont travaillé ensemble autrement et surtout en pensant à demain’’ insiste Bruno Pinard-Legry.

Mais pourquoi Hauterive ?

Si la commune d’Espinasse Vozelle a pu un temps être pressentie pour accueillir le Bioparc, la zone d’Hauterive s’est imposée naturellement grâce notamment à une voirie déjà existante sur le secteur. ‘’Dès le départ la commune d’Hauterive a particulièrement soutenu cette implantation, abandonnant même un projet immobilier pour accompagner la création du Bioparc. Au moment des premières neiges, les équipes municipales déneigeaient même en priorité les accès du Bioparc pour les salariés’’ tient à rappeler le directeur de VVAD.

Et puis le schéma directeur préconisait déjà en 1992 le contournement de l’agglomération via la commune d’Hauterive, pour desservir la zone d’activités.

Juin 1993 : Vichy capitale du Génie Biomédical

Vichy accueille la convention d’affaires internationale GBM’93, réunissant plus de 150 participants. 9 conventions d’affaires suivront  pour accompagner et promouvoir le futur Bioparc. Une reconnaissance du potentiel du territoire, qui élargit son offre et sa vision.

1995-1996 : Travaux de construction pour l’implantation de la première entreprise, Vichy Medical Product, qui ouvre ses portes en mai 1996. Historiquement tournée vers de l’injection plastique en sous-traitance, Plastidore/Vichy Medical Product, devenu Top Clean Injection, fait alors le pari du secteur médical. Aujourd’hui elle réalise la majorité de son chiffre d’affaires dans ce secteur, en développant notamment un travail en salle blanche, dans des conditions de propreté très exigeante, neutralisant toute contamination externe.

Pose de la première pierre officielle des 2 bâtiments d’immobilier d’entreprises le 19 octobre 1996 dont la maitrise d’œuvre est assurée par la CCI de Montluçon-Gannat. Surface : 2 000 m² pour 1 bâtiment à vocation tertiaire ainsi que 4 halls de production.

Fin 1997 : Occupation de 90% des surfaces bâties avec 9 entreprises en activité sur le Bioparc, dont MIS2 (actuellement Vectec), pionnier des outils endoscopiques. L’agence de développement économique y installe également ses bureaux.

Une communication toujours innovante

En 1996, Le Bioparc se dote d’un système BBS ‘’bulletin board system’’, un serveur équipé d’un logiciel offrant les services d’échange de messages, de stockage et d’échange de fichiers via un ou plusieurs modems reliés à des lignes téléphoniques. Pour l’occasion, ce babillard électronique entre Minitel et Internet est rebaptisé, en interne, Bulletin Beauté Santé. Une occasion supplémentaire de communiquer facilement en dehors du territoire local, en faisant entendre la voix du Bioparc et de ses entreprises.

Dès 1997, le Bioparc se commande une ligne spéciale pour offrir Internet aux entrepreneurs. ‘’France Telecom nous avait dit on vous tire une ligne si vous avez au moins 150 abonnés’’. Un premier site Internet sur le Bioparc est créé la même année.

En 1998 déjà, le Biopôle, le Naturopôle, Agro3, le Biopôle de Haute Auvergne et le Bioparc allient leurs forces et le font savoir dans une campagne de communication innovante. Dans le magazine économique lyonnais Bref, ils se moquent des clichés : une vache Salers annonce qu’en 8 semaines, ces sites innovants font faire évoluer leur perception sur l’Auvergne et ses activités.

2000 : Décision d’extension et labellisation « Qualiparc »

Extension décidée par le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement et le Développement du bassin de Vichy (SIAD), portant la maîtrise foncière à 25 hectares. Le Bioparc Vichy est labellisé ‘’Qualiparc’’ par le Conseil Général de l’Allier pour son intérêt stratégique répondant à plusieurs critères de qualité et d’organisation.

2001 : ouverture du pôle universitaire et technologique de Vichy

Le district décide de réfléchir au développement de filières d’enseignement, répondant aux nouveaux besoins des entreprises du bassin de Vichy et particulièrement du Bioparc (santé, nutrition, pharmacie, entrepreneuriat, qualité, langue, commerce, NTIC…).

2004 – 2005 : travaux d’extension

 

Aménagement des accès routiers et dessertes. Viabilisation de nouvelles surfaces à commercialiser. Livraison d’un nouvel immobilier locatif de 2.700 m² composé d’1 ensemble polyvalent bureaux / laboratoires et de 5 halls de production. Le Bioparc 2 est né.

2016 (janvier) : Contournement Sud-Ouest de l’agglomération de Vichy desservant le Bioparc et relié à l’A719 (Clermont-Ferrand, Paris) et le rapprochant de l’accès à l’A89 (St-Etienne, Lyon)

2016 (février) : Convention entre les biosites d’Auvergne (Bioparc, Naturopôle et Biopôle) visant à renforcer leur attractivité et leur visibilité.

Mars 2016 : Création de la Fédération Santé-Mobilité qui complète et accompagne la démarche de spécialisation intelligente S3. L’Auvergne se positionne  ainsi depuis 2014, dans une démarche de positionnement stratégique pour devenir le leader européen de la mobilité individualisée en agissant sur la prévention et la prise en charge personnalisées. Une stratégie de filière et de l’offre dans un partenariat public/privé qui va de l’avant.

Développement et nouvelles arrivées

A la création du Bioparc en 1997, la société JCE Biotechnology rejoint le parc thématique avec ses 4 salariés. Spécialisée dans la conception, fabrication et maintenance d’isolateurs pour travailler en milieu stérile, la société prend vite de l’ampleur. Avec aujourd’hui 48 salariés, répartis dans 4 bâtiments du Bioparc, JCE Biotechnology a besoin de place pour continuer son développement : ‘’Pour générer plus de cohésion et travailler plus facilement ensemble, nous avons besoin de réunir les équipes. Nous faisons donc construire un bâtiment de 2.300 m² que nous espérons intégrer en Juin 2017’’, explique Claire Gohier, directrice de la société aux côtés de son mari Eric.

Profitant aussi des terrains disponibles sur la zone (7 ha), le Laboratoire Laurent-Dupré, actuellement sur Bellerive, construit également un bâtiment pour sceller son installation au Bioparc début 2017.

Enfin Genibio, spécialisé dans les analyses microbiologiques sur tout type de matrice (produits cosmétiques, qualité de l’eau, microbiologie alimentaire, emballages, dispositifs médicaux et stérilisation, pharmacopée européenne) vient lui de rejoindre le Bioparc, en prenant possession de locaux dans le bâtiment tertiaire 2.

Un nouveau réseau : en février 2016, le Bioparc, avec les deux autres biosites d’Auvergne (Naturopôle à St Bonnet de Rochefort et Biopôle de Clermont-Limagne) ont signé une convention de partenariat visant à renforcer l’attractivité des trois sites et permettre d’attirer de nouvelles activités. Depuis septembre, ce réseau des biosites d’Auvergne à un nom : ARBIOS, qui a été dévoilé lors d’une rencontre inter-entreprises organisée au club de l’Aviron de Vichy, suivie d’une conférence au CREPS.

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Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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