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Jean-Yves Resche :« Simplifiez, libérez-nous de nos contraintes et nous nous chargerons du reste ! »

Jean-Yves Resche :« Simplifiez, libérez-nous de nos contraintes et nous nous chargerons du reste ! »

Président du MEDEF 63 depuis 2006 et réélu en juin dernier pour 3 ans, vice- président du MEDEF Auvergne, directeur associé de Fidal, Jean-Yves Resche commente pour le Journal de l’Eco l’actualité du Groupement sur le plan national, le contexte économique français et affiche une ligne directrice dont le leitmotiv reste de relancer la compétitivité des entreprises !


Le MEDEF vient de vivre une importante période d’élection, après 8 années de Mandat, Laurence Parisot cède sa place à  Pierre Gattaz, Président du Directoire de Radiall. Pouvez-nous nous rappeler les fondements et les valeurs de votre mouvement ?
Le MEDEF est le premier réseau d’entrepreneurs de France. Défendre et promouvoir les entreprises françaises de toutes tailles et de tous secteurs, alléger leur fardeau fiscal, social et réglementaire, promouvoir l’égalité des chances entre entreprises des différents pays, mettre explicitement le respect de l’homme au cœur de l’entreprise, reconnaître la force créative irremplaçable de l’esprit d’entreprise nous anime plus que jamais dans le contexte de crise économique préoccupant dans lequel l’Europe et la France se trouvent.

Que laisse selon vous Laurence Parisot dans l’histoire du MEDEF, quelles sont les principales actions et réalisations à mettre à son crédit ?
Laurence Parisot laisse une trace très positive au sein du mouvement. Elle est à l’origine de nombreuses actions et n’a pas hésité à faire valoir le point de vue du MEDEF, à taper du poing lorsque cela était nécessaire. Grâce à ses mandats, le mouvement a réaffirmé sa fierté, sa légitimité, et sa cohésion de façon naturelle et positive. Laurence Parisot a montré que l’on pouvait prendre à bras le corps les préoccupations des entrepreneurs et a contribué à modifier le dialogue social. On est passé à des actions concrètes. La rupture conventionnelle du contrat de travail en est un exemple tout comme la signature en janvier 2013 de la réforme du marché du travail…

Que va changer l’élection de Pierre Gattaz dans la ligne d’action du MEDEF ?
Il faut retenir de cette élection que la démocratie s’exerce dans le débat et dans l’échange. C’est ce qui fait progresser. L’élection de cette année au sein du MEDEF en est la preuve. 8 candidats au départ et un Président élu avec une majorité de 95% à l’arrivée. Tout cela après le ralliement mi-juin de ses deux principaux adversaires, Geoffroy Roux de Bézieux et Patrick Bernasconi aujourd’hui respectivement vice-président délégué et trésorier, chargé de l’économie, de la fiscalité, de l’innovation, et du numérique et  vice-président délégué et trésorier chargé des mandats, des branches et des territoires.
C’est la force de ce travail d’équipe qui va changer notre façon d’avancer.
Dans les faits, le MEDEF s’appuie sur un programme, et notre leitmotiv reste toujours de préserver la compétitivité des entreprises.

Pierre Gattaz a déclaré dans son discours d’investiture « Depuis 20 ans, chaque matin, je me pose trois questions simples: comment générer de la croissance pour mon entreprise ? Comment la rendre plus compétitive ? Et comment développer de l’emploi en France ? » Est-ce également 3 questions que le Président du MEDEF Auvergne se pose chaque matin ?
Forcément. Ce sont des questions auxquelles nous ne pouvons échapper dans la conjoncture actuelle. Elles sont à la base de toutes nos réflexions, de notre travail. Aujourd’hui, les entrepreneurs sont très conscients de leur responsabilité sociétale en matière d’emploi notamment. Mais pour créer de l’emploi, il faut rétablir la croissance. Avec 0 % de croissance et une pression fiscale toujours plus importante comment peut-on espérer inverser la tendance ?

Toujours dans son discours d’investiture, le nouveau Président du MEDEF déclare « nos entreprises sont asphyxiées, elles sont ligotées et elles sont terrorisées ». Qu’en pensez-vous ?
En France les entreprises sont paralysées par trop de codes, de lois, de règlements et de complexité. Les mots de Pierre Gattaz sont forts mais bien réels. Prenons l’exemple de la nouvelle écotaxe kilométrique (loi du 28 mai 2013) qui pourrait s’appliquer sur tout le territoire national au 1er octobre 2013. Cette loi et son « système de répression » ajoute une épée de Damoclès au dessus de la tête des entreprises de transports et ses conséquences sont énormes dans tous les secteurs de l’économie puisque les transporteurs pourront répercuter cette taxe kilométrique sur le bénéficiaire de la circulation de marchandises (le donneur d’ordre) et donc sur le consommateur (le client final). Le MEDEF est mobilisé autour de cette problématique car il ne faut pas oublier que 85 % de nos adhérents sont des PME et que de telles mesures représentent une grande menace pour leur activité voire leiur survie.

Sur le plan régiobnal, le MEDEF s’apprête à vivre dans quelques mois un événement fort avec l’organisation de son grand congrès annuel ; quelques infos ?
En effet, le 12 décembre prochain le MEDEF réunira plus de 400 chefs d’entreprise à la Grande Halle d’Auvergne sur le thème « Simplifiez, libérez-nous de nos contraintes et nous nous chargerons du reste ! ». Une occasion d’ouvrir les débats, d’échanger sur des problématiques qui touchent toutes les entreprises, mais également de créer la cohésion au sein du mouvement au plan local et régional, et d’accroitre notre notoriété sur le territoire.

Le MEDEF est partenaire de la soirée de l’éco le 12 septembre prochain. Pourquoi ce partenariat aux cotés du Journal de l’éco ? Quel message désirerez- vous délivrer aux entreprises présentes lors de cette manifestation ?
Tout d’abord, je félicite et j’admire ceux qui aujourd’hui se lancent dans la grande aventure de l’entreprenariat. Historiquement, le MEDEF est le partenaire des Petits Déjeuners de la Création et c’est donc en toute logique que nous nous engageons également pour cette Soirée de l’Eco. La rentrée s’annonce compliquée. Il va falloir se concentrer sur des problèmes majeurs pour notre avenir à tous. La réforme du régime des retraites notamment et l’écotaxe vont faire partie de nos préoccupations prioritaires.
Dans ces temps difficiles, il faut être rassemblé pour obtenir des résultats en matière de croissance et d’emploi.

Propos recueillis par Marie Bourduge



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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