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Électricité I La France peut désormais exporter

Électricité I La France peut désormais exporter

L’économie française démarre bien la nouvelle année. En ce début 2023, la France est redevenue, pour la première fois depuis des mois, exportatrice nette d’électricité. Une performance due notamment à un hiver doux, une belle production éolienne et des efforts d’EDF pour rebrancher des réacteurs nucléaires.


Le retour en force de la production nucléaire, la douceur hivernale qui évite de pousser le chauffage et des vents favorables pour la production éolienne font que la France recommence à exporter plus d’électricité vers ses voisins européens qu’elle n’en importe, au moins provisoirement. « Le solde net d’exportation d’électricité s’élève à 1,4 térawattheure (TWh) depuis le 1er janvier », a indiqué le gestionnaire du réseau de haute et très haute tension, RTE. Ce solde équivaut à la puissance consommée sur un an par 450.000 foyers. « La consommation extrêmement basse, des éoliennes qui produisent à fond et un nucléaire qui produit dans la moyenne prévue par RTE, tout cela fait qu’on est exportateur net d’électricité et que plus personne ne parle de coupures » de courant, a t-il poursuivi.

 

Au moment où les parlementaires ont adopté en première lecture un projet de loi pour accélérer le développement des énergies renouvelables et rattraper un retard par rapport aux voisins européens, l’énergie éolienne démontre aussi toute son efficacité. La France a renoué, selon RTE, avec les exportations nette dès la première semaine des vacances de Noël, soit tout l’inverse de 2022. Car pour rappel, le pays a été importateur net d’électricité sur presque l’ensemble de l’année (sauf février, mai et à partir de fin décembre), ce qui n’était pas arrivé depuis 42 ans.

 

Cela s’explique par le fait que le pays n’a que peu compté sur ses stocks hydrauliques (les barrages), qui ont souffert de la sécheresse, même s’ils ont depuis été partiellement reconstitués cet automne. Surtout, la production nucléaire a été historiquement basse, estimée dans une fourchette de 275-285 TWh, en raison de nombreux réacteurs à l’arrêt pour des maintenances ou des problèmes de corrosion. Une situation qui s’est améliorée depuis. Sous pression du gouvernement, EDF a mis les bouchées doubles pour remettre en service depuis le 1er novembre 14 réacteurs.

 

En attendant, la baisse de la consommation électrique est confirmée par les dernières mesures publiées mardi soir par RTE. La semaine dernière, la consommation a diminué de 8,9 % par rapport à la moyenne des années précédentes (2014-2019) à la même période, selon des chiffres arrêtés au 8 janvier retraités des effets calendaires et météorologiques. La baisse est de 8,3% sur les quatre dernières semaines. « Ces chiffres confirment la tendance observée depuis plusieurs semaines, et l’effet réel des actions de sobriété engagées par les particuliers et les entreprises », souligne le gestionnaire. Avec une production nucléaire, historiquement basse estimée dans une fourchette de 275-285 TWh en 2022, la France avait été une importatrice nette d’électricité sur presque l’ensemble de l’année (sauf février, mai et à partir de fin décembre), ce qui n’était pas arrivé depuis 42 ans.

 

L’an dernier, la France avait été confrontée à un manque de disponibilité inédit du parc nucléaire en raison de maintenances programmées, mais prolongées, sur des réacteurs et de la découverte fin 2021 de problèmes de corrosion sur des portions de tuyauteries cruciales pour la sûreté des centrales. La France ne pouvait guère non plus compter sur ses stocks hydrauliques (les barrages), qui ont souffert de la sécheresse, même s’ils ont depuis été partiellement reconstitués cet automne.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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