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Le stress en entreprise : Thierry Pétrequin dénonce « le mal du siècle »

Le stress en entreprise : Thierry Pétrequin dénonce « le mal du siècle »

11 chercheurs, 18 mois de travaux, 10 films, 6 heures de conférence… Thierry Pétrequin présente au Journal de l’éco les coulisses de son étude intitulée : « Comment le stress tue l’entreprise ! ». Une accroche choc pour que les dirigeants d’entreprise ne restent pas figés dans l’immobilisme et s’ouvrent à de nouvelles perspectives économiques. Récit.


A 54 ans, Thierry Pétrequin se lance un défi : changer le cours des choses puisque le stress n’est pas une fatalité. « Avec Olivier Leyronnas, co-producteur et co-organisateur de l’événement, nous nous sommes engagés dans ce projet car nous étions fatigués d’entendre tout et n’importe quoi sur le stress. J’avais l’impression qu’on n’allait pas au fond des choses car on se focalisait toujours sur l’Homme et ses pathologies. On ne pensait pas que l’entreprise avait un rôle important à jouer pour pallier ce phénomène. ».

Cette conférence Conext « Comment le stress tue l’entreprise ! » est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. Sa 1re édition, tenue le 12 septembre 2013, a connu un franc succès. « Nous avons souhaité proposer un événement participatif qui soit un vrai plaisir à traverser. La conférence est construite pour que chaque participant reparte avec une vision claire et surtout des solutions pour répondre autrement à la crise et aux mutations que nous traversons. ».

D’après l’inconscient collectif, le stress aurait un côté positif mais Thierry Pétrequin met en garde : un stress prolongé peut avoir un effet destructeur, pathogène sur l’individu c’est pourquoi il ne peut et ne doit pas être utilisé comme un outil de management. « Nous savons que le stress est positif puisqu’il a permis l’évolution de l’Homme. Mais le stress est-il positif dans l’entreprise comme outil de management ? Sur cette question, nous savons bien que non. Plus on met les hommes sous pression, moins la productivité est bonne. En ce sens, l’intérêt est majeur pour les chefs d’entreprise. La maîtrise du stress améliore clairement les résultats de l’entreprise. ».

Le stress serait finalement la conséquence de dérives organisationnelles et de pratiques managériales. Thierry Pétrequin et son collège de chercheurs dénoncent le « gestionnisme » qui mène des hommes et des femmes à la dérive… Contrairement à d’autres pays, les Français ne font pas dans la demi-mesure quand il s’agit de s’investir dans leur travail – c’est peut-être pour cette raison que le pays dispose des salariés les plus productifs –. « En France, on vit avec son travail. On le ramène chez soi. On est extrêmement impliqué. Des études le prouvent. C’est pour cela qu’en France, les salariés sont plus impactés par la souffrance au travail. Pour moi, le geste du suicide symbolise une personne qui souhaite redonner du sens à sa vie alors qu’elle n’en trouve plus ailleurs. ». Freins à la production, présentéisme, absentéisme, soins médicaux, prise en charge des « malades »… Les coûts pour la société sont colossaux : 57 à 92 milliards d’euros soit 3 à 5 % du PIB. Ne serait-il pas grand temps d’agir ?

Au travers des 10 films réalisés par Thierry Pétrequin et Olivier Leyronnas, le stress est personnifié : « Quelque part, le stress est incarné par des êtres humains. Chaque chef d’entreprise peut devenir un vecteur de stress pour ses salariés. Chez beaucoup de dirigeants, il existe une sorte de déni. Pour en sortir, il faut qu’ils viennent à notre conférence du 4 décembre 2013. De cette façon, ils seront ce qu’est vraiment le stress et quelles sont les solutions possibles pour y remédier. ».

Aux entreprises, notamment les PME dotées d’une plus grande flexibilité, de prendre les armes et de destituer le stress ! « Représentant la plus grande part des entreprises, les PME ont un rôle essentiel pour faire bouger les choses.  Mon rêve : et si les petites entreprises étaient à l’initiative de ces changements… ».

Un publi-rédactionnel du Journal de l’éco
Catty Tavel

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Publi-rédactionnel

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