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Etudes, conseil, expertise

Le stress comme souffrance psychique au quotidien

Le stress comme souffrance psychique au quotidien

Marie-Hélène Malandain, sociologue et spécialiste de la souffrance psychique, membre du collège de 11 chercheurs réunis par Conext, présente les résultats d’une étude réalisée auprès de 50 personnes manifestant une souffrance au travail. Retour sur la prise en charge de ses patients dans la sphère médicale.

 


« Lors de mon enquête qualitative, les discours des patients étaient mêlés d’anxiété, de souffrance et de désespoir. «  C’est trop dur. Je n’en peux plus. J’ai envie de me foutre en l’air. Je me sais moins que rien aux yeux des autres. Qu’est-ce que je vais devenir ?… », autant de phrases poignantes qui reviennent dans la plupart des témoignages récoltés. ».

Lorsque les patients mettent des mots sur leurs maux, ils déterminent leur mal-être comme un ras-le-bol d’une compétitivité destructrice, d’une surcharge de travail angoissante, d’une concurrence infernale entre les individus et de la peur de décevoir leurs proches.

Seul face à sa souffrance, l’individu se dirige vers son médecin pour tenter de soulager ses maux physiques ou simplement pour trouver une écoute. Insomnie, mal de dos, mal de ventre, malaises, perte d’appétit, tentatives de suicides… « La souffrance psychique se manifeste de façon psychosomatique c’est-à-dire que le corps exprime des émotions et des maux sans que ces derniers puissent être véritablement diagnostiqués par les personnels soignants. Ne trouvant pas d’origine organique à leurs maux physiques, les soignants renvoient les patients vers les unités psychiatriques des hôpitaux généraux. Même chose pour les personnes qui affirment être déprimées. La cause de cette souffrance psychique relève d’un malaise social et non pas d’un état psychique défaillant ».

Etat dépressif, anxiété, burn out… Le diagnostic est posé. Le patient repart avec sa souffrance et sa culpabilité. « On ne questionne pas l’environnement de travail qui est, en réalité, la cause réelle de cette souffrance. Simplement, on renvoie à l’individu la responsabilité de son mal-être. De plus, ces personnes ont conscience de l’image négative qu’elles renvoient aux autres. De fait, elles ne répondent pas au modèle idéal de l’individu qui règne actuellement dans la société».
Les médecins généralistes tentent d’apaiser les maux par des médicaments (anti-dépresseurs, tranquillisants, etc.) mais les molécules ont leurs limites. « On voit souvent les gens revenir dans les cabinets ou aux urgences car la cause de leur mal-être n’a toujours pas été résolue. Il faut se décentrer des symptômes et se préoccuper des types de management qui génèrent stress et mal-être. Ne plus partir de l’individu mais partir d’un contexte de travail. »

Parce que personne n’est à l’abri de telles souffrances, il est important d’agir !
Marie-Hélène Malandain sera présente à la conférence du 4 décembre 2013 à Clermont-Ferrand pour répondre à toutes vos interrogations.

Un publi-rédactionnel du Journal de l’éco
Catty Tavel

 

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Publi-rédactionnel

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