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La boroscopie, un secteur qui s’envole

La boroscopie, un secteur qui s’envole

William WILMET et Christian TAVET sont les créateurs de l’entreprise BOREA depuis février dernier. Leur activité est la boroscopie sur moteur d’avion, cela consiste à faire un état des lieux technique des moteurs d’avions. Ils nous parlent de leur activité et nous raconte comment celle-ci à vu le jour …


« Au moyen de notre endoscope nous entrons dans le moteur au travers des pores situés tout le long et destinés à aller voir les endroits critiques de celui-ci pour en constater les dégradations internes et effectuer les réparations nécessaires. C’est cela la boroscopie. La demande peut être programmée (carnet d’entretien de l’appareil) ou non programmée (un oiseau coincé par exemple) ».

Ils travaillent sur un plan international, aussi, leur implantation à Cébazat n’a pas de vocation stratégique mais constitue pour eux un avantage au point de vue national. « Nous sommes situés au milieu de la France, des gros aéroports Français ; à 4h de Paris, 3h de Montpellier, 2h de Lyon ; ce qui nous permet d’être très réactif ». En plus de leur réactivité, ils apportent avant tout un prix, car ils sont moins chers que leurs concurrents. « De ce côté-là, l’avantage est que la concurrence est faible car l’exercice de ce métier requiert des investissements importants, le matériel est cher, et nécessite aussi une formation spécifique sur chaque moteur et une qualification basée sur l’expérience ».

« Nous étions et sommes en fait toujours salariés chez l’entreprise Régional pour laquelle nous avons pris un congé de création d’entreprise, afin de garder la sécurité de l’emploi. Collègues en tant que contrôleurs technique, cela s’est fait par pur hasard, presque au bord d’un barbecue, où nous nous sommes dit finalement pourquoi ne pas faire cette activité là à notre compte ? Chacun de notre coté y avions déjà pensé mais ne voulions pas se lancer seul, cela se présentait donc comme une véritable opportunité à saisir ».

Entre le moment où ils ont décidé de nous lancer dans l’aventure et l’ouverture de leur entreprise cela a duré 2 ans, à savoir 1 an pour toute la partie administrative, et 1 an pour obtenir l’agrément délivré par l’Etat Français donnant droit à exercer (agrément 145). Les principales difficultés rencontrées ont été des retards administratifs. « A l’inverse, ce qui nous a bien aidé, est d’une part que la chambre de commerce propose des stages pour les créateurs (1 journée, puis une semaine, puis 3 mois) que nous avons faits et heureusement car cela a été vraiment très bénéfique. D’autre part, nous sommes passé par « réseau entreprendre » qui est un groupement de chef d’entreprises qui évalue le projet et si cela leur plait, prête des fonds à taux zéro, de plus, l’avantage est qu’un membre du conseil nous parraine pendant 2 ans en se tenant à notre disposition pour tout conseil. Cela nous a également beaucoup aidés, c’est un très bon accompagnement que l’on conseillerait sans problèmes ». Ils n’ont donc aucuns regrets par rapport à ces choix appuyant leur création, car ils ont essayé de passer par toutes les étapes qui sécuriseraient leur projet et à l’heure d’aujourd’hui ils n’ont pas eu de surprises.

« Après quelques mois d’exploitation, on peut dire que la progression de l’activité est exponentielle, loin de l’opulence mais nous permettant de se maintenir, et déjà de se tirer un petit salaire ce qui n’est pas négligeable. Cette réussite est le fruit de notre ténacité, quand on pense que tout est gagné, il faut continuer à travailler, à chercher des clients, ne jamais s’arrêter. »

A court terme, BOREA envisage d’embaucher une secrétaire pour la partie administrative, et éventuellement embaucher des techniciens. A long terme, leur objectif est de monter une entreprise de maximum 10 salariés, tout en gardant les valeurs humaines auxquelles ils sont très attachés : « On veut que l’entreprise marche bien, et que ce soit profitable à tous. Que tout le monde soit content et s’investisse ».



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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