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Le « Bleu d’Auvergne » : chasse gardée !

Le « Bleu d’Auvergne » : chasse gardée !

Ancien militaire de la garde républicaine, Etienne de Benedetti est un passionné du patrimoine régional auvergnat. C’est donc tout naturellement qu’en 2008, cet ancien gendarme à la retraite investit dans l’élevage de braques d’auvergne, dît « bleus d’auvergne », une race canine en voie de disparition.


Retraité de la cavalerie militaire, Etienne De Benedetti, issu d’une famille auvergnate passionnée par le monde équestre, rêve secrètement d’avoir un chien. Un rêve de gosse qui prend forme lorsque sa femme lui offre son premier Braque d’Auvergne en 2008. Le départ d’une nouvelle vie, celle de la création d’un élevage de braques des puys d’auvergne, chiens de chasse spécialistes du gibier à plumes.

Tout commence avec un constat déploré par l’éleveur, « le bleu d’auvergne est en sous-effectif avec 350 naissances par an, alors que son concurrent et homologue, l’épagneul breton, compte plus de 5500 chiots par an ». C’est donc avec l’envie de sauver ce patrimoine régional qu’Etienne de Benedetti passe tous les diplômes nécessaires à l’élevage canin et s’engage, seul, dans la construction d’un chenil. Un chenil qu’il a d’ailleurs imaginé et dessiné à Olmet, sur les hauteurs des Monts du Forez.

« Au départ, ce sont 2 à 3 chiens, puis, l’élevage compte rapidement 4 femelles et 2 mâles. Avec une seule portée par an, les femelles braques offrent donc entre 8 et 14 chiots à l’année. Un chiot coûte 800€, il y a 4 femelles,….le calcul est simple ! », et l’éleveur ne s’en cache pas ; les braques lui rapportent (brut !) plus de 25 000€. « Les chiots se vendent intégralement chaque année, avec des réservations pouvant dépasser parfois les frontières françaises. Au local je ne vends pas, les départements de la Loire et de la Haute-Loire, ainsi que la région Nord-Pas-de-Calais, sont mes meilleurs clients nationaux ». Titré « meilleur de race » deux années de suite, l’élevage d’Etienne de Benedetti participe régulièrement aux expositions et autres foires nationales canines. Le but, promouvoir le « Bleu d’Auvergne », et distinguer l’élevage auvergnat de la trentaine d’autres élevage en France.

Seule ombre au tableau, l’absence d’aides financières locales. « Le Conseil Général ne subventionne pas les élevages équins et canins », regrette Etienne de Benedetti. Un obstacle pour l’éleveur qui avait pour objectif de recruter un gérant pour le remplacer lors de ses déplacements. Mais, pas de subvention, pas d’embauche ! Etienne de Benedetti refuse cette situation et espère bien relancer son dossier lorsque le Conseil Général assistera les élevages canins locaux. Toutefois, « cet aspect de trésorerie » ne l’empêche pas de promouvoir ardemment le « Bleus d’Auvergne » des Hautes Chaumes des Monts du Forez.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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