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Commerce

Hier & Aujourd’hui : des chineurs chez les curistes…

Hier & Aujourd’hui : des chineurs chez les curistes…

A 64 ans, Nicole Bany initie les habitants (et curistes !) de Châtelguyon à l’art de la brocante en ouvrant la boutique « Hier&Aujourd’hui ». Portrait d’une chineuse passionnée…


Dans l’univers de la brocante depuis une vingtaine d’années, Nicole Bany fait pourtant ses débuts dans l’hôtellerie. Gérante de plusieurs bars-restaurants, elle confie avoir adoré cette première vie professionnelle notamment au bar « la Chope » au Mont-Dore où elle fit également ses débuts en tant que chineuse professionnelle. « Au Mont-Dore, j’avais un petit bar adorable et je faisais de la brocante dans une pièce attenante où je vendais des cafetières, des moulins à café, des bidons de lait…».

Suite à un épisode personnel douloureux, la perte de son fils unique, Nicole Barny quitte le Mont-Dore et décide de se consacrer uniquement à la brocante, évoquant également des difficultés liées à son âge, « on arrive à un âge où ce n’est pas toujours évident d’être derrière un comptoir », ironise Nicole Barny. Prétexte de l’âge ou réelle envie de se consacrer exclusivement à cette brocante qu’elle aime tant ? « Je suis à fond dans la brocante. », ponctue Nicole Bany.

Sa boutique Hier&Aujourd’hui voit le jour en mars 2012, au cœur du quartier populaire de Châtelguyon. Qu’y trouve-t-on ? « De tout ! On trouve des jouets, des gros nounours, des barbotines…j’ai de très belles choses. Je ne fais que du « vieux », comme des pots anciens, des moules à beurre, des cafetières émaillées…de l’art populaire d’une époque passée. Je n’ai pas de neuf ! » C’est le principe me direz-vous, mais c’est aussi une priorité pour cette spécialiste de la brocante qui compte sur sa boutique pour compléter sa maigre retraite. « A 64 ans, je suis obligée de continuer à travailler et surtout cela me permet de voir du monde et de me changer les idées. C’est un dérivatif !».

Nicole Bany propose également le dépôt-vente au sein de sa boutique de 100m². Un moyen pour elle de faire une petite marge, 20% nous confie-t-elle ; mais également un moyen de rester en contact avec sa clientèle, « pendant la saison, de mars à novembre, j’ai beaucoup de curistes qui viennent à la boutique. Les habitants de Chatel viennent aussi, tout comme mes anciens clients du Mont-Dore. Je n’ai pas fait de pub, mais le bouche-à-oreille fonctionne très bien. »

La raison de son succès ? Nicole évoque la position géographie, « il n’y a pas d’autre boutique comme moi dans le coin, pas même à Riom. Et puis, je suis bien placée, dans la rue principale de Chatel, proche du Casino et des commerces. » Une ville dans laquelle elle semble s’épanouir, « j’aime beaucoup Chatel. J’ai eu l’opportunité de trouver ce local bien placé, qui avant appartenait à un coutelier. Je me plais à Chatel, j’ai des amis et je suis bien ! ».

Ouverte à l’année, la boutique Hier&Aujourd’hui répond aux exigences de Nicole, « Je ne suis pas une antiquaire, attention ! Je ne vends pas de tableaux de maîtres mais de « l’ancien » qui me ressemble.

J’ai toujours aimé le rustique.». Une boutique où les chineurs aimeront s’y retrouver…



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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