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Artisanat & services

L’atelier de sellerie, le cheval de bataille de Jean-Yves Gallien !

L’atelier de sellerie, le cheval de bataille de Jean-Yves Gallien !

« Mon entreprise est jeune mais le bonhomme n’est pas jeune ! » plaisante Jean-Yves Gallien. Cet entrepreneur a décidé à l’âge de 56 ans de se former au débardage à cheval et de créer son atelier de sellerie à Chaboissier, un hameau proche de Fournols.


Après 18 années au service d’une industrie drômoise spécialisée dans la métallurgie, Jean-Yves Gallien a « voulu fuir ce stress de responsable d’atelier où on [lui] demandait une production toujours meilleure et où on passait outre les qualités humaines. ». « Je suis sellier de métier et ça me manquait de ne plus manier le cuir. » ajoute cet artisan. Quitter la Drôme pour le Puy-de-Dôme n’a pas été un problème car « J’aime le pays. J’avais une maison familiale à côté de Fournols, à Chaboissier, où je montais dès que j’avais un moment de libre».

Il aura fallu cinq ans pour que le projet passe d’une bonne idée à un atelier proposant ses services pour la sellerie et le débardage. Jean-Yves Gallien s’est d’abord documenté sur le sujet au travers de revues spécialisées et de sites Internet. Prudent, le créateur a également rencontré Christian Bouvier, lui-même débardeur à cheval dans la Drôme, qui lui a fait partager son expérience. « Il m’a bien conforté dans mon envie. » souffle-t-il. « J’ai été épaulé par l’ADRET, un cabinet de gestion qui a réalisé mon étude de marché. Elle ne m’a pas coûté un sou puisqu’elle a été financée par Pôle emploi et le Conseil général ».

Son activité de fabrication et de réparation des harnais, des colliers et des selles en cuir lui permet de s’épanouir dans son métier. Cet artisan propose des produits couplant solidité et souplesse grâce à l’utilisation de matériaux de qualité que sont le cuir London et le cuir chromé. Le secteur est très peu concurrentiel puisque « nous sommes une trentaine de selliers fabricants en France. Les selliers sont essentiellement des commerçants qui achètent et revendent le cuir » explique-t-il.

Jean-Yves Gallien a souhaité diversifier ses compétences en se formant à la technique du débardage à cheval car il devait « trouver un moyen pour compléter la sellerie par une autre activité au cas où il y aurait une baisse de la demande. ». Le débardage par traction animale est une technique écologique « puisque le tracteur ne rentre pas dans la parcelle de bois donc il n’y a pas de tassement du sol ni de dégâts sur les arbres. L’effet de serre avec un cheval, on ne l’a pas. C’est là-dessus qu’on devrait nous encourager à faire ce genre de boulot. L’équipe homme-cheval ne pollue pas l’air et ne crée pas non plus de nuisances sonores pour l’environnement ».

Pour des gros chantiers comme ceux de l’ONF, Jean-Yves Gallien travaille en partenariat avec Claude Anglade, débardeur à cheval à Langeac en Haute-Loire. « C’est quelqu’un qui est plus jeune que moi, c’est une personne très gentille qui est venue m’épauler pour mes premiers chantiers. L’avantage de travailler à deux : au niveau sécurité, déjà c’est super et puis c’est bien plus agréable de discuter ensemble.

Cela permet de faire reposer nos chevaux et de pouvoir tomber des arbres lourds sans faire forcer les bêtes » confie-t-il.

Dans l’avenir, Jean-Yves Gallien souhaiterais transmettre son savoir-faire à un apprenti en pariant de miser sur le bon poulain pour la reprise de son affaire.

 

Catty Tavel



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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