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Le potager de Stef, production de légumes et vente sur place à Veyre-Monton

Le potager de Stef, production de légumes et vente sur place à Veyre-Monton

Typographe de métier, Stéphane Lietaer a décidé de mettre de côté son ordinateur pour aller planter ses choux. Ainsi, depuis près de trois ans, ce producteur propose aux particuliers comme aux restaurateurs locaux, les fruits et légumes de son exploitation maraîchère.


L’origine de son projet ? Sa passion pour le jardinage : « Je suis quelqu’un qui aime la nature. Je suis plus heureux dehors que derrière un ordinateur ! ». A 40 ans, Stéphane Lietaer se lance seul dans l’aventure en louant deux hectares de terrain proches de son lieu de résidence à Veyre-Monton : « Quand je me suis lancé, beaucoup m’ont traité de fou ! ». N’ayant suivi aucune formation préalable dans le jardinage, « je me suis fié à ce que m’avait appris mon grand-père. Je n’ai pas pu me former parce qu’à mon âge, je ne suis plus considéré comme un jeune agriculteur. Il a fallu que je me débrouille donc je suis allé voir des maraîchers qui m’ont bien orienté. »

Monsieur jardine pendant que madame se charge de la vente. Le couple partage même ses propres recettes de cuisine sur son site Internet : « Ça permet de faire connaitre les produits inhabituels comme la chourave car certaines personnes ne savent pas les cuisiner. C’est vrai qu’il faut être polyvalent pour vendre des légumes puisqu’il faut être à la fois jardinier, cuistot et vendeur ! ». Etre producteur n’est pas de tout repos : « C’est un métier physique puisque je travaille dès 7h du matin jusqu’à plus de 19h et je n’ai pas de vacances. C’est pour cela qu’il faut être passionné pour faire ce genre de métier ».

Tomates, poivrons, aubergines, courgettes, rutabagas, épinards, etc. Tous les légumes de saison sont vendus directement sur le lieu de production et sont cultivés « sans pesticides ». C’est parce que Stéphane Lietaer souhaite « retrouver le goût des aliments » qu’il n’utilise aucun produit toxique. « Je n’ai pas le label agriculture biologique car je me suis renseigné et en lisant la charte j’ai vu que c’était beaucoup trop compliqué. »

Cet exploitant vend sa production principalement auprès des particuliers. Le panier moyen s’élève à une quinzaine d’euros. Il fournit également des cantines scolaires, des comités d’entreprises et des restaurateurs, cible avec laquelle il souhaiterait travailler davantage : « J’aimerai bien travailler plus avec les restaurateurs. Je voudrai aussi me perfectionner pour vendre de plus grosses quantités pour approvisionner les grossistes de la région.»

L’année prochaine, ce producteur devrait disposer de parcelles supplémentaires pour récolter de nouvelles variétés… et pas question de faire chou blanc !

 

 



Un article de Catty Boirie

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