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BTP, construction, immobilier

Bati Réno, de l’auto-entreprenariat à la SARL

Bati Réno, de l’auto-entreprenariat à la SARL

En 2010, Jérémie Fournier et Jean-Luc Spierckel, les deux associés de Bati Réno, font leurs premiers pas en tant qu'auto-entrepreneurs. Deux ans plus tard, l'entreprise est un réel succès c'est pourquoi un changement de statut est inévitable pour permettre l'accroissement de l'activité.


L’auto-entreprise prend un nouvel élan

Un BTS Relations Négociations Clientèle en poche, Jérémie Fournier a travaillé pendant cinq ans dans une entreprise de menuiserie. C’est là qu’il a rencontré son futur associé, Jean-Luc Spierckel, et qu’ils ont monté le projet ensemble. A la fois auto-entrepreneur et salarié, Jérémie Fournier a combiné ces deux fonctions pendant deux ans, ce qui lui a permis de créer son fichier client indispensable avant de se lancer. ” Pour les clients avec qui on a bossé en tant qu’auto-entrepreneur, la seule différence c’est qu’aujourd’hui, il y a la TVA. Et le fait d’être en SARL nous permet de faire des chantiers plus gros, d’avoir une décennale qui nous couvre sur des chantiers plus importants.”

Le changement de statut n’a pas été simple : ” Le problème c’est que la Chambre des métiers, les impôts, l’URSSAFF et le RSI ne centralisent rien. Ce qui a fait qu’on a réussi à créer notre entreprise sans baisser les bras, c’est qu’on était deux. Quand il y en a un qui pétait les plombs, l’autre était là. Si le projet n’est pas mûr dans la tête et s’il n’y a pas une volonté vraiment énorme de monter l’entreprise, honnêtement, le système administratif décourage.”.

Selon Jérémie Fournier, l’artisanat doit faire face à une réglementation peu favorable notamment avec la mise en place de l’augmentation de l’imposition sur les dividendes, la suppression de l’aide pour l’embauche du 1er salarié et l’augmentation de la TVA au 1er janvier 2014. Ce jeune créateur de 26 ans expose clairement son mécontentement : ” La France ne met pas en avant le mec qui créé son entreprise, qui gagne de l’argent par lui-même.”

Une entreprise, fenêtre ouverte sur l’avenir !

L’équipe est composée de quatre personnes : un commercial, Jérémie Fournier lui-même, et trois poseurs dont son associé. ” On a monté une petite équipe qui est devenue une petite famille. On n’a même pas l’impression de travailler. On bosse avec plaisir.”

L’entreprise est spécialisée dans la vente et l’installation de portes et fenêtres en PVC, en bois et en aluminium isolants, volets roulants/battants, portails, clôtures de maison, portes de garage, stores de terrasse ainsi que les alarmes. La société travaille essentiellement auprès des particuliers sur le secteur de Clermont-Ferrand, Royat et Chamalières. Jérémie Fournier met en avant la qualité des prestations proposées ainsi que la proximité qu’il souhaite instaurer avec le client : ” L’état d’esprit c’est professionnalisme, rigueur, respect des horaires et dates de chantier.”

La société est prospère puisqu'” on a dépassé en huit mois le prévisionnel fait par le comptable sur un an. “. Cet entrepreneur envisage d’acquérir un nouveau dépôt car l’espace de stockage actuel commence à être limité. ” Evidemment, on pense années après années, embaucher des techniciens pour vendre plus, des nouvelles équipes de chantier pour poser plus.”

Afin d’accroitre la visibilité de l’entreprise sur le marché, Jérémie Fournier a investi dans des supports de communication tels que 10 000 sets de table diffusés dans une dizaine de restaurants et brasseries de l’agglomération clermontoise, un nouveau site Internet, des goodies, le flocage des véhicules ainsi que le référencement sur les pages jaunes. Pour 2013, Jérémie Fournier participera à des manifestations telles que la foire de Clermont/Cournon et le Salon de l’Habitat. En parallèle, des opérations d’une semaine au sein de galeries marchandes permettent de faire connaitre la structure et de démarcher les prospects potentiels : ” En une semaine, on a à peu près 50 contacts et on en transforme 25. ”

Le bilan : ” Un régal. Je fais plus d’heures. J’ai plus de soucis mais je ne donnerai pas ma place pour tout l’or de monde. J’adore ce que je fais. ”

 

 

Catty Tavel



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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