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Commerce

Vival Saint-Sandoux : Nourrir 900 personnes, c’est un réel défi !

Vival Saint-Sandoux : Nourrir 900 personnes, c’est un réel défi !

A l’âge de 55 ans, Jocelyne Dissay a décidé il y a 6 mois d’étendre son épicerie sans enseigne de Saint-Sandoux pour en faire un magasin Vival. Les choses ne sont pas simples, les procédures administratives sont compliquées et les résultats espérés ne sont pas encore au rendez-vous. Mais Jocelyne est consciente que nous sommes en temps de crise et que le contexte n’est pas facile. Elle garde donc espoir et se bat pour conserver son commerce de proximité.


Depuis 1991, Jocelyne alimente les 900 habitants de Saint-Sandoux : « Il n’y avait rien dans ce hameau. C’est pour cela que j’ai décidé d’ouvrir une épicerie». Aujourd’hui, cela fait 36 ans que Jocelyne vit à Saint-Sandoux et elle connait très bien sa clientèle qui est principalement composée de personnes âgées. En 2012 et après 1 an et demi de travaux et de procédures administratives, Jocelyne remplace sa petite épicerie par un magasin d’alimentation générale Vival afin d’agrandir son offre et attirer de nouveaux clients. Jocelyne est la seule dans les environ à posséder ce type de commerce : «  Il n’y a pas de risque de concurrence pour le moment. Mais on ne sait jamais avec la mairie, ils pourraient ouvrir un multiple-rural ou quelque chose comme ça !».  Le magasin de Jocelyne est ouvert 7 jours sur 7 et elle est absolument toute seule à tenir la boutique : « C’est moi qui fait tout, et c’est vraiment beaucoup de boulot !». De ce fait, Jocelyne n’a pas vraiment l’occasion d’organiser des projets de communication pour faire remarquer l’ouverture de son nouveau commerce en dehors d’une annonce dans le journal « La Montagne ». Jocelyne se sent un peu seule dans cette aventure mais elle a quand même eu le soutien de la Chambre de Commerce avec un fond de mutation (prêt à taux zéro).

Les choses ne sont pas très faciles pour Jocelyne qui est confrontée à des problèmes administratifs et de normes de sécurité concernant sa nouvelle enseigne. « Ils me redemandent des papiers concernant les normes de sécurité, etc. Ils veulent que je reprenne un architecte. C’est compliqué et sur ce point, on n’est vraiment pas aidé » désespère Jocelyne en parlant de la mairie, de la DDE, et des autres acteurs qui s’occupent des permis de construire. « J’ai même peur d’avoir des problèmes si je ne fais pas les papiers rapidement. Mais il n’est pas question que je reprenne un architecte. De plus, il faut que je finisse de payer tout ce que je me suis mis sur le dos ». Jocelyne attend donc d’être définitivement installée et stabilisée avant d’envisager d’autres projets. En regardant en arrière, Jocelyne éprouve un peu de déception voir du regret : «Je n’ai encore rien fait avec cette nouvelle enseigne. Les débuts étaient très durs. Aujourd’hui ça va mieux, mais ce n’est pas encore ce que j’escomptais. J’espérais attirer de nouveaux clients mais pour le moment, l’effet n’est pas encore là ». Mais elle comprend que le contexte est très difficile et que les résultats ne sont pas forcément dus à ses décisions : «  Il faut se dire que c’est la crise et que les temps ne sont pas faciles. On verra en cours d’année si les choses vont mieux ». Jocelyne garde espoir et elle a conscience que de toute façon les gens continueront de manger et un magasin d’alimentation de proximité reste quelque chose d’indispensable : « Bien que ce ne soit pas facile tous les jours, faire ce métier reste un travail plaisant ! ».

 

Benjamin RONTARD

 

Jocelyne Dissay

Vival

17 place de la mairie, 63450 Saint-Sandoux

 

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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