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Marie Luce Bozom : ma démarche c’est d’être acteur !

Marie Luce Bozom : ma démarche c’est d’être acteur !

Marie Luce Bozom est avant tout chef d’entreprise. Pourtant elle a fait de son engagement au profit de l’action collective sa source d’énergie. Rencontre avec la Présidente de la commission création, transmission & reprise d’entreprises  de la CCI de Région.


Lorsqu’elle entame le « chemin du combattant » du créateur en 1999,  Marie Luce Bozom est loin de s’imaginer que le parcours qu’elle s’apprête alors à vivre lui servira, 12 ans plus tard, de « titre » pour crédibiliser la démarche qu’elle impulse en matière d’accompagnement de la création au sein des CCI du Puy-de-Dôme, d’Auvergne mais également de France.

 
« Lorsque j’ai commencé à travailler sur mon projet, j’ai été accompagnée par un conseiller de la CCI, j’ai fait la formation courte, puis une formation longue. J’ai scrupuleusement suivi toutes les étapes préparatoires indispensables au lancement d’un projet 
Une fois créée Phoebus Communication, j’ai adhéré alors au GCE. (Groupement des Créateurs d’Entreprises)
C’est tout ce maillage qui a fait que j’ai pu exister, puis acquérir les bons réflexes m’ayant permis de me développer et de toujours exister 13 ans plus tard. »
 
C’est précisément parce que Marie Luce Bozom affirme avoir eu la chance de bénéficier de cet accompagnement à un moment où ce n’était pas nécessairement reconnu comme un parcours logique pour un créateur qu’elle a eu envie de s’impliquer au sein de la CCI et de rendre ce qui lui avait été donné.
 
Elle préside tout d’abord aux destinées du GCE de 2001à 2004, puis fait son entrée comme élue à la CCI en fin 2004.
 
« Lors de ma première mandature j’animais déjà la commission création, tout en n’étant pas élu de cette commission.  Je suis aujourd’hui élu départemental et régional. Même si je ne suis pas élu « création » sur un plan national car je préside la commission communication, je préside la commission Formation au sein du réseau « CCI entreprendre ». 
 
« J’ai ainsi animé la commission qui mis en place la réforme du stage « 5 jours pour entreprendre ». Après une première réforme en 2008 nous avons réalisé l’an passé une toute dernière réforme de ce stage indispensable à tout jeune créateur. Une formation courte qui est maintenant en place depuis quelques mois dans toutes les CCI de France ».
 
« J’avais à cœur de participer à l’évolution de ce produit car, une nouvelle fois, comme entrepreneur qui a suivi les formations de l’époque, je savais précisément ce qui m’avait manqué. Je pouvais, et je voulais, porter cette parole du créateur, du chef d’entreprise et faire évoluer certains points, notamment autour du management, du comportemental. Ma vision de communicante m’a amenée également à accentuer la sensibilisation du futur créateur sur l’importance de la stratégie marketing et de création. J’ai tenu à ce que ces aspects soient plus clairement présents dans le cadre de cette formation. »
 
Aujourd’hui j’ai une vraie fierté à dire que nous avons un taux de 98% de satisfaction de la part de nos stagiaires. J’en suis ravie.
 
Je ne supporte pas la dimension de spectateur :
 
Je pars du principe que pour qu’un territoire vive, il faut que les entrepreneurs qui le maillent s’impliquent dans son développement. Pas seulement en critiquant ce qui n’est pas fait mais en s’impliquant et en mettant en œuvre ce qui, à leur sens, manque.
 
Je ne supporte pas la dimension de spectateur, ma démarche c’est d’être acteur. C’est pour ça également que j’ai fait le choix d’être élue en tant que liste civile et non pas impliqué dans un syndicat professionnel. Cela me donne toute liberté pour militer, mettre en oeuvre mes idées. Bien entendu, il existe le filtre du vote collectif de l’assemblée, mais j’ai toutefois le sentiment de faire aboutir des choses auxquelles je crois profondément. C’est le fondement de mon engagement.
 
Le schéma sectoriel création, transmission & reprise d’entreprises :
 
Nous avons mené un travail, long, précis et documenté pendant 2 années afin d’arriver à produire ce qui, aujourd’hui, a été synthétisé et voté par l’assemblée régionale : Le schéma sectoriel création transmission & reprise d’entreprises.
 
Aujourd’hui, notre démarche a été validée sur un plan régional. Nous pouvons affirmer que la mutualisation de notre action entre les 4 départements auvergnats rendra notre action plus cohérente et donc plus efficace.
 
Ce schéma sectoriel précise le rôle que doivent jouer les CCI d’Auvergne dans le domaine de la création / reprise / transmission.
Le schéma sectoriel permettra, grâce à l’harmonisation des pratiques et à une plus grande professionnalisation du réseau d’assurer un accompagnement complet des créateurs, repreneurs et cédants avec un accueil de proximité́,
Il permettra d’offrir une meilleure lisibilité́ des actions et une plus grande cohérence des services proposés.
L’objectif poursuivi est, bien entendu, d’accroitre le nombre de créations et reprises d’entreprises en Auvergne et surtout de pérenniser ces nouveaux emplois par un accompagnement qualitatif.
 
On a voulu aborder toute la vie d’une entreprise et surtout la vie d’un futur chef d’entreprise en partant de la promotion de l’entreprenariat auprès des jeunes.
Il faut aller à leur rencontre dans les écoles, lycées, universités et leur faire partager qu’il n’y a pas que le salariat qui puisse exister et que la création, mais également la reprise, sont de véritables alternatives au monde salarial.  
 
Ensuite ce schéma précise la nature et les moyens en matière d’accompagnement de la création. Des outils aujourd’hui mutualisés et partagés par tous les territoires. 
Pour autant créer mettre en œuvre des outils, même pertinents n’est pas suffisant.  Les créateurs sont des générations spontanées.  Il faut donc réaliser un important travail permanent d’information et d’explication. Il faut le dire et le redire aux porteurs de projet : Ne restez pas seuls dans votre
coin !
 
En matière de reprise et la transmission, la démarche est la même. 
Acculturer les cédant potentiels à l’idée d’anticiper leur cession et les conduire en direction d’outils tels que Transcommerces, Transartisanats et demain Transentreprises. Des outils qui doivent jouer leurs rôles de valorisation des opportunités. 

 
Le territoire : notre point fort !
 
J’aimerais insister sur la notion de d’action partenariale menée sur notre territoire. 
Je peux en témoigner tout particulièrement à la lumière de mon mandat national. Quand j’explique comment cela se passe en Auvergne, comment travaillent ensemble les acteurs de la création, je constate combien les jeunes entreprises de notre région ont la chance d’initier leur projet sur un territoire où les acteurs se parlent, partagent et mutualisent leurs forces au profit des projets initiés.
C’est la vraie force de notre région.
 
Les moyens financiers que nous mettons en œuvre constitue une autre de nos forces. Je pense en particulier à la mutualisation des plateformes d’initiatives locales. Le financement est, très souvent, la porte d’entrée à la création. La mutualisation de nos moyens permet réellement de renforcer l’aide financière accordée aux différents projets.
Cela nous permet d’accompagner encore plus de porteurs de projets et c’est une grande chance pour la région.
 
Enfin j’aimerais également « glisser un mot » sur la communication exogène que nous devons renforcer afin d’inciter encore plus de porteurs de projets à regarder vers nous. Ainsi,  par exemple, l’opération « le mois de la création » que nous avons initié pour la première fois l’an passé, permet de mettre un coup de projecteurs indispensable sur nos territoires ! 
 


Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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