webleads-tracker

Etudes, conseil, expertise

Rencontre avec François Kuss : Ecrivain dans l’âme, historien par vocation, engagé par conviction, communicant par choix !

Rencontre avec François Kuss : Ecrivain dans l’âme, historien par vocation, engagé par conviction, communicant par choix !

Le Journal de l’éco rencontre chaque mois des femmes et des hommes de communication. Souvent dans l’ombre de leur institution ou de leur entreprise ils sont pourtant aujourd’hui les acteurs incontournables de l’image et de la réputation des organismes qu’ils représentent.
Rencontre avec François Kuss, Directeur de la Communication de la Région Auvergne.


 

François Kuss, Directeur de la communication de la Région Auvergne, a grandi à Sète, dans l’Hérault. Passionné d’Histoire et de Littérature, il se prédestine à des études universitaires pour devenir professeur agrégé d’Histoire.

Durant son année de terminales, le documentaliste de son lycée l’encourage à s’inscrire en classes préparatoires littéraires plutôt qu’à la faculté, conseil qu’il écoute et entre en Lettres Supérieures au Lycée Joffre de Montpellier. A la fin de la 1ere année d’Hypokhâgne, François Kuss tente le concours et est reçu à Sciences Po Strasbourg. Il abandonne l’idée d’intégrer l’ENS (Ecole Normale Supérieure) et son rêve d’une carrière de professeur pour finalement rejoindre une école proposant un parcours pluridisciplinaire et des opportunités de métiers plus vastes.

«J’ai suivi un cycle en 4 ans et j’ai choisi une spécialisation en administration publique avec beaucoup d’options relatives aux sciences sociales telles que l’histoire des idées politiques. J’ai également commencé mon engagement militant à cette époque en rejoignant un syndicat étudiant».

Sa passion pour l’histoire n’est jamais bien éloignée, ainsi il rédige son mémoire de fin d’études sur le thème : « L’influence des socialistes utopistes
français du 19e siècle en Espagne de 1833 à 1936 ».

 

Sciences Po terminé, il décide de poursuivre ses études et s’inscrit en Prép’ENA, seulement le destin s’apprête à lui jouer un tour : «  J’ai rejoint Paris et commencé à chercher un petit boulot pour financer le coût de la vie. C’est là où j’ai postulé à une offre d’emploi pour un CDD de 3 mois qui proposait d’être remplaçant au cabinet du sénateur maire du 19eme arrondissement ».  Quelques semaines plus tard, il reçoit un appel de l’adjointe au maire lui proposant un poste en CDI qui correspondait mieux à ses qualifications.

A 23 ans, François Kuss se retrouve confronté à un dilemme : accepter ce nouveau travail ou continuer ses études. Finalement, très tenté par le poste de chargé de mission, il accepte l’offre.

« Je ne l’ai jamais regretté, pendant 2 ans j’ai été chargé de conseiller, d’appuyer et de relayer l’action de l’adjointe au maire et du maire du 19eme arrondissement sur les questions scolaires. «Mon élue était une personne particulièrement  intéressante dont le poste nécessitait une grande proximité avec les citoyens, sur un sujet majeur comme l’école, qui est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Travailler à ses côtés a été un apprentissage de l’engagement citoyen. »

En 2007, la carrière de Francois Kuss prend un nouveau tournant. Il repère une offre d’emploi basé à Clermont-Ferrand en tant que collaborateur au cabinet du Président de Région sur les thèmes de l’agriculture, de l’environnement et des transports.

« J’ai envoyé mon CV sans vraiment y croire. Puis, un jour, je reçois un appel du directeur de cabinet, c’était juste à la veille du 2eme tour des présidentielles de 2007 et un jury devait se réunir. J’ai sauté dans le train et je me suis rendu à Clermont pour un entretien ». La rencontre se révèle positive et  je me retrouve collaborateur au cabinet du président »

Francois Kuss  qualifie cette première collaboration avec le Président René Souchon « d’une rencontre de tempérament avec un Président qui exige beaucoup de lui-même, droit, rigoureux et qui fait confiance. Pour ses collaborateurs, ce modèle d’exigence et de confiance permet d’apprendre et donne envie de se surpasser pour être à la hauteur. »

En 2010, le collaborateur du Président devient Directeur de la communication :

« En 2010, le poste de directeur de la Communication se libère à la Région. J’ai tout de suite eu envie de travailler sur ces aspects de stratégie de communication. L’Auvergne a tout d’une grande, l’action menée par les élus régionaux est innovante et juste, alors le faire savoir était un beau défi. D’autant que je me projette toujours, j’ai besoin d’analyser, de prendre la mesure des choses dans leur ensemble. C’est probablement lié à mon parcours d’historien et littéraire.  Je crois cela m’a appris à voir les choses dans leur globalité et leur durée. Précisément, en communication, cette mise en perspective sur le temps long, ce recul, cette remise en question même, c’est essentiel. « Rien n’est plus vieux que le journal de ce matin et Homère est toujours jeune » disait Peguy. Ce qui est vrai, incite à relativiser, et enseigne à vouloir toujours progresser ! ».

La place du « communicant » au sein d’une institution comme la Région Auvergne ? :

«Pour beaucoup de personnes, la communication est un mot magique, comme on ne sait pas trop ce que les gens font, on a l’impression qu’on ne s’occupe que de choisir la couleur des affiches ou qu’il faut appuyer sur un bouton pour qu’un site web fonctionne. Je pense que l’on sous-estime parfois le degré de professionnalisme que doit revêtir la communication institutionnelle. Nous devons être précis en tout car nous jouons un rôle d’information sur les actions du service public régional.

En permanence, il faut essayer de rendre visible et lisible l’action de la Région et des élus en faveur des citoyens. C’est un travail d’équipe car comme on ne peut pas tout dire, tout le temps, à tout le monde. Il faut prioriser, séquencer, adapter son message au support, au public, etc. C’est toujours complexe, parfois délicat, mais passionnant. Comunicare, en latin, cela veut dire partager, c’est quand même une mission de salut public que de trouver la meilleure idée possible afin de toujours mieux partager l’information utile aux citoyens ! »

Une journée type :

Première chose que j’ai appris de René Souchon, tous les matins lorsque je sors de chez moi pour aller au bureau, je lis sur mon smartphone mes mails d’alertes actus de la région. Ainsi avant d’arriver au travail, s’il y a eu des informations sur le Conseil régional, dans la presse, sur le web et les réseaux sociaux, à la radio, etc.. je les connais et ça évite les surprises ! En fait c’est un métier où il faut être sur-inform

és pour mieux agir et réagir.

Réunion de travail sur l’emploi, organisation d’un évènementiel sur l’environnement, rencontre avec la presse sur les transports, travail sur les outils digitaux pour relayer les informations de la carte jeunes nouveau monde, point sur la communication interne… une fois arrivé au bureau les sollicitations sont nombreuses. Beaucoup de mails, beaucoup d’appels… En fin de compte, il n’y a pas vraiment de journée type !

Pause déjeuner, puis même topo l’après-midi, très variée, qui ne laisse au final que le début de soirée pour lire, produire, écrire et travailler au calme sur des dossiers plus complexes.

Enfin, quand je rentre chez moi : souvent j’écris des articles pour mon blog personnel. Là, la vie personnelle et professionnelle s’imbriquent. A dire vrai, le premier média, c’est nous-même. Donc l’avenir du communicant s’inscrit aussi dans la permanence de sa réflexion sur ses propres pratiques, dans l’écriture, qui permet de les formaliser, et dans la veille, grâce notamment aux médias sociaux qui rassemblent les flux de tous les types de médias, et ce afin de s’améliorer et de découvrir les belles initiatives des autres.

Francois Kuss dans 5 ans ? 10 ans ?

«  Toujours engagé pour le progrès humain, passionné d’histoire et là où il est utile ! Son 3eme livre sera déjà sorti j’espère et il en aura peut-même écrit 1 ou 2 de plus !

(ndlr : François kuss a déjà publié 2 romans historiques : Le Complot des Salines et Echec au Roy où il nous entraîne dans le tourbillon révolutionnaire de 1789 du Palais Royal aux Etats Généraux, des bals de l’Opéra aux ors de Versailles…)

« J’ai envie d’atteindre avec ma saga de romans la fin de la Révolution c’est-à-dire la chute de Robespierre après la Terreur en 1794. La Révolution Française une période qui me tient à cœur et j’aime bien la faire découvrir aux gens. Non seulement elle constitue une matière intéressante pour le roman mais on gagnerait à la  redécouvrir si on veut moderniser nos institutions. »

 

Frédéric Coureau



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !