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Industrie

Orient-Express, une star à Clermont-Ferrand

Orient-Express, une star à Clermont-Ferrand

Se refaire une beauté : logique pour une star telle que l'Orient-Express ! Clermont-Ferrand peut s'enorgueillir d’accueillir sur son sol, la voiture bar et trois wagons-lits du prestigieux train bleu et or.


Les six voitures du mythique Orient Express viennent de quitter les ateliers des ACC (Ateliers de Construction du Centre).  Ainsi, pendant trois mois et demi, les équipes des ACC et de plusieurs entreprises locales ont redonné, notamment, une jeunesse aux deux voiture-restaurant. Le résultat est particulièrement remarquable dans les salles de restaurant avec la réfection des boiseries et des marqueteries. Depuis 1998, l’Orient Express est confié à l’entreprise auvergnate pour ses travaux de révision  plus ou moins complète et de réaménagement si nécessaire. “Le travail effectué aux ACC est l’un des meilleur de France, avoue même Jean-Marie Moreau, directeur technique  à la Compagnie Venice Simplon-Orient-Express.”

La Compagnie choisit les ACC

Le train est constitué de dix-huit voitures, dont une mise en réserve : douze dédiées aux cabines des voyageurs, deux pour le personnel du train, trois pour les restaurants gastronomiques et une voiture bar et son piano… Les services de la locomotive sont loués dans chaque pays dans lequel passe le célébrissime train. Pour la restauration des voitures, la Compagnie Venice Simplon-Orient-Express a choisi les ateliers clermontois des l’ACC. Si le chantier de l’Orient-Express ne représente que de 2 à 5 % de l’activité de la société plutôt habituée aux travaux sur les rames de métro ou de RER, il n’en est pas moins abordé avec un professionnalisme avéré. Ainsi, plus d’une vingtaine de corps de métiers, du serrurier au marqueteur, en passant par le peintre ou le sellier…., se relayent six jours sur sept. Ainsi, une trentaine d’ouvriers travaille simultanément sur les voitures.

Restauration de précision

« Tous les dix ans, chaque voiture est entièrement rénovée puis révisée tous les cinq ans. La plupart des pièces est déposée et révisée en atelier, explique Mathieu Corino, chargé d’affaires aux ACC. Avec leurs marqueteries fines, leurs laitons étincelants, les voitures datent des années 1926 à 1930. L’objectif de la restauration est de garder la fonctionnalité et l’esthétisme de l’époque tout en incluant les technologies récentes. Ainsi, par exemple, la liseuse est d’origine, mais le système de détection incendie est de dernière génération. » En revanche, il n’est pas question de wifi ou de branchement Internet… «  Les opérateurs ont une poly compétence et une autonomie mises en valeur sur ce chantier souligne Norbert Blazy, responsable de production division ferroviaire aux ACC. » Chacun enchaîne des travaux variés sur un produit de luxe qui incite au rêve. « Sur ce gros puzzle qu’est chaque voiture, à démonter, restaurer et remonter, on constate la qualité du travail fait à l’époque » précise Yves Brandely de l’entreprise d’ébénisterie Luc Barrière, l’une des entreprises intervenant sur le chantier.

Sur les rails de l’histoire

5 juin 1883, le sifflet du train le plus luxueux d’Europe, l’Orient-Express retentit pour la première fois, en gare de Paris. Trois jours et 3186 kilomètres plus tard, ses passagers atteignent Istanbul aux portes de l’Orient… Au delà d’être le théâtre du célébrissime « Crime de l’Orient-Express » dépeint par Agatha Christie, ce train de légende fut l’écrin d’événements historiques. En effet, c’est dans une voiture aménagée en bureau pour le maréchal Foch que fut signé à Rethondes l’armistice du 11 novembre 1918. Plus de vingt ans après, la France capitulait face à Hitler, dans le même wagon. Aujourd’hui, la légende se poursuit… et inspire les romantiques, poètes, écrivains et parfumeurs…

Puis dès les beaux jours, les élégantes voitures parcourront les lignes mythiques en direction de Venise, Rome, Prague, Vienne… ou encore d’Istanbul qui ont fait son mystère….

L’orient-Express en chiffres

 Lorsqu’il s’agit de L’Orient-Express, les chiffres donnent le tournis. ”  Ainsi, par véhicule, 1500 à 2000 pièces bois sont décapées, teintées et vernis ; 4 000 à 5 000 pièces métalliques sont déposées et  traitées ; 25 000 à 30 000 Vis sont utilisées ; 1 tonne d’enduit et de peinture sont appliquées ; 500 Kg de fond dur et de vernis intérieur ;   plus de 100 m² de tôles, 4 000 m de fil électrique et 70 m2 de vitre sont remplacées. Enfin, le travail représente environ 6 à 7000 heures tous corps de métier confondus, confie Mathieu Corino. ”

 

 

 

 

 

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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