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Services à l'entreprise

Hicham Lamaachi Transport : En route vers l’entrepreneuriat !

Hicham Lamaachi Transport : En route vers l’entrepreneuriat !

Depuis plus d’un an, Hicham Lamaachi parcourt la France et même l’Europe pour répondre aux urgences de ses clients. Une pénurie de gomme à l’usine Michelin de Turin ? Une panne à l’usine Toyota de Bruxelles et besoin d’une pièce avant demain ? HLT est là pour livrer le matériel au plus vite. Hicham Lamaachi aime la route et n’est pas près de la quitter.


Hicham Lamaachi est arrivé du Maroc en 1999. Il commence sa vie professionnelle comme électricien mais ce secteur ne marche pas pour lui. Un jour il a l’occasion de faire un remplacement dans le transport scolaire en véhicule léger (3,5t), et il se rend compte qu’il veut faire de la route son lieu de travail.

Pendant quelques années il enchaine les contrats de plus ou moins longue durée dans le secteur du transport léger. Suite à son dernier licenciement, il souhaite améliorer ses conditions de travail et son revenu. L’auto-entrepreneuriat lui semble la meilleure solution : « J’étais payé 8h par jour pour travailler de 6h à 19h, j’ai donc voulu devenir mon propre patron ».

En tant que licencié économique, il a pu bénéficier de droits à la formation de Pôle Emploi : « J’ai passé une formation en sous-traitant véhicule léger, cette formation m’a beaucoup aidé pour la gestion d’entreprise ».

Après 6 mois d’organisation administrative, Hicham Lamaachi créé son entreprise à l’âge de 28 ans en janvier 2012 : « Ça n’avait rien de très compliqué car je n’ai pas besoin de local, je n’ai pas de stock ni de matériel, mon seul outil c’est mon véhicule ».

Pas besoin de publicité pour démarrer son activité car il était déjà dans le métier depuis plusieurs années : « Je savais déjà qui contacter pour remplir mon carnet de commande. Cela m’a également permis de me renseigner sur leurs besoins et j’ai choisi le type de véhicule à acheter en fonction ».

HLT travaille avec l’entreprise Euromulticourses qui reçoit les commandes et les transmet aux différents transporteurs. Les livraisons peuvent aussi bien être à l’échelle nationale qu’internationale : « Hier j’étais à Dortmund et avant-hier à Manchester. Mon camion a roulé 116 000 km en 14 mois ». Ce sont souvent des courses urgentes qui sont demandées : « Par exemple, une fois il y avait une panne vers 20h à l’usine Michelin de Turin. Ils n’avaient plus de gomme, donc on m’a appelé pour livrer le matériel avant 6h le lendemain ».

HLT livre tout type de matériel avec un poids maximum de 3,5 tonnes : « J’ai eu des pommes de terre, des pare-chocs de voiture, et surtout des pneus Michelin. Je transporte tout sauf des personnes ! ».

Le chiffre d’affaires peut être très variable à cause des changements fréquents des prix des péages et du carburant. C’est pourquoi les projets de développement ne sont pas faciles à mettre en place: « J’aimerai bien embaucher un ou plusieurs salariés. Mais les perspectives ne sont pas encourageantes surtout concernant le prix du gazole. Et puis si j’embauche, il faudra un nouveau véhicule aussi ». De plus, les transporteurs venant des pays d’Europe de l’est offrent leurs services moitié moins chers donc Hicham Lamaachi prend toutes les commandes possibles: « Je facture 47 cts le km et eux le facture à 25cts donc le calcul est vite fait pour les clients. C’est pour ça que je prends toutes les opportunités. Je ne refuse rien ».

Hicham Lamaachi a conscience que ce travail lui prend énormément de temps : « Je suis tout seul donc c’est beaucoup de boulot, je suis toujours sur la route. Mais bon je suis jeune je vis seul donc si je rentre à 22h ce n’est pas grave. Aujourd’hui je fais le tour de la Drôme et je serai rentré vers 19h. Mais il est possible que le téléphone sonne dans la nuit et qu’on me demande d’aller à l’autre bout de l’Europe. Il ne faut pas rechigner ». Cependant, il est content d’avoir pris la décision de l’entrepreneuriat qui lui offre la liberté et la qualité de vie qu’il souhaitait : « Je ne regrette rien, je suis plus heureux et plus tranquille. 
Je n’ai de compte à rendre à personne et je peux prendre des vacances quand je veux si je travaille bien. C’est une bonne aventure. Il ne faut pas hésiter à créer son entreprise surtout quand on est jeune. Quand on est en bas, on n’a rien à perdre ». Alors que de nombreuses personnes se plaignent des difficultés qu’il y a en France pour gagner de l’argent, Hicham Lamaachi est pleinement satisfait des opportunités qui lui ont été offertes : « En France, il y a tout ce qu’il faut pour réussir si on frappe aux bonnes portes et qu’on n’a pas peur de travailler. Moi je viens du Maroc où le SMIC est à 200€ et aucune aide n’existe pour la création d’entreprise. Je me dis qu’en France, il faut vraiment pas en vouloir pour ne pas réussir ».

Benjamin RONTARD

 

Hicham Lamaachi,

HLT,

8 Avenue Jean Moulin

63800 Clermont-Ferrand



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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