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Tourisme, restauration

« Café In », tout sourire et dans le coup !

« Café In », tout sourire et dans le coup !

Depuis plus de deux ans, Driss Dalhi (37 ans) a de quoi être fier d’être patron. Le natif de Clermont-Ferrand s’est lancé dans la reprise de « Café In », un restaurant branché localisé au rond point de La Pardieu à Clermont-Ferrand. De son propre chef et avec sourire.


De son passage adolescent chez la toque d’Auvergne Gérard Truchetet à la prise en main de « Café In » en décembre 2010, de l’eau a coulé dans le sillon tracé sans relâche par Driss Dalhi. Il a débuté dans le métier de cuisinier à l’Hôtel du Parc, en face de son futur restaurant, un signe ? « J’ai réussi la pratique du CAP mais pas la théorie. Je n’aimais pas trop l’école, alors j’ai plutôt opté pour l’apprentissage. J’ai travaillé comme commis de cuisine un bon moment un peu partout dans la région, d’une brasserie du Centre Jaude, à l’hôtel de l’Aéroport en passant par Olliergues. »

A 23 ans, usé par les horaires à rallonge, les abus du milieu illustré par « le souvenir d’un mariage de 23 heures payé 8h ! », il saute sur l’opportunité qui lui est offerte d’entrer chez Michelin : travailler à la fabrication de pneus haut de gamme au service Compétition. Il y restera onze ans, de 1999 à 2010. « Arrivé à saturation de l’usine, à 35 ans c’était maintenant ou jamais ! Au risque de vivre dans le regret, comme les anciens… » Fort de l’épargne mise de côté, il décide d’entrer dans le plan de départ volontaire proposé par la manufacture française des pneumatiques. « Depuis que je suis gamin, j’ai la volonté de travailler pour moi, cela me fascine et c’est très valorisant ». Après un bilan de compétences et « de conscience » comme il dit, il se lance avec calcul, passion et envie dans la reprise du restaurant « Café In », situé au rond point de La Pardieu, à Clermont-Ferrand. « Entre la restauration rapide sur place ou à emporter, et la livraison de plateaux repas aux sociétés, les journées s’enchainent sans se ressembler, c’est enrichissant et captivant ».

« Depuis le début, j’apprends énormément, c’est dense et désormais je connais le monde du patronat ». Il apprécie tout particulièrement la diversité de sa clientèle, quelque soit leur catégorie sociale. « C’est mon carburant ! ».

Si le chiffre d’affaires a baissé de 10% depuis la reprise du restaurant, et malgré un contexte actuel pessimiste, il progresse régulièrement pour payer les salaires de la cuisinière et de l’apprentie, et bien sûr éponger les crédits contractés pour l’achat du fond de commerce. « Je n’arrive pas encore à me sortir un smic mais je résiste, et chaque jour qui passe est une victoire. J’ai peur de l’accident qui m’empêcherait de travailler et de tenir mes engagements ». Soutenu par Auvergne Active, il n’a pas gardé un souvenir impérissable de son premier cabinet comptable, « pas adapté à mes attentes et à mes besoins. » Sa femme tient de son côté un magasin de prêt-à-porter féminin sur Riom qu’il l’a poussée à monter il y a plus de 6 ans déjà. Le couple a le cœur d’entreprendre.

Des quartiers Nord clermontois jusqu’au rond point de la zone commerciale Sud, « je viens de loin. Je suis fier et content chaque mois qui passe de continuer à avancer et à durer dans le temps. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret et j’espère de tout cœur rester mon propre chef. Et pourquoi pas demain, entreprendre autre chose… Je ne travaille pas pour la gloire, je suis surtout motivé pour toucher enfin un salaire. » Pour récompenser enfin le trentenaire souriant, consciencieux et bien dans le coup, des nombreux efforts qu’il a consentis.

Jean Seppak

Restaurant Cafe In
9 rond point de La Pardieu
63000 Clermont-ferrand
Tel : 04 73 28 33 16

 

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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