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Artisanat & services

RTE double ses investissements en Auvergne

RTE double ses investissements en Auvergne

Transition énergétique oblige, les investissements de RTE vont bondir dans les années qui viennent. Entre 30 et 50 milliards d’euros vont être consacrés à la modernisation et au développement du réseau français d’ici 2030 pour le sécuriser et raccorder les nouvelles sources de production que sont les énergies renouvelables, éoliennes et photovoltaïques. L’investissement annuel va quasiment doubler (de 1,3 à 2 milliards) à l’image de celui consenti en Auvergne qui sera de 21,7 millions en 2013 contre 10,7 en 2012.

La CCI du Puy-de-Dôme, dans un article daté d’avril 2013, nous présente ces investissements.


Ce n’est pas pour faire face à un accroissement général de la consommation que RTE (Réseau de transport d’électricité) investit mais bien pour sécuriser son réseau et favoriser la transition énergétique qui devrait se traduire, d’ici 2025, par un nouveau mix énergétique portant la part des énergies renouvelables à 23 % (contre 3 % actuellement) tandis que le nucléaire ne représenterait plus que 50 % de la consommation énergétique (au lieu de 74 %). Difficulté supplémentaire, ces énergies ne sont pas forcément situées à proximité des grands centres de consommation et elles sont intermittentes d’où la nécessité de développer un réseau efficace qui assure la solidarité  entre les régions et diffuse le moment venu aussi bien l’éolien venu de Bretagne que le photovoltaïque venu du Sud. Cette solidarité entre territoires est d’autant plus nécessaire que les disparités sont grandes : ainsi l’Auvergne ne produit que 25 % de sa consommation et est dépendante de Rhône-Alpes qui, par contre, consomme seulement 45 % de sa production. Mais que dire de la Bretagne qui produit seulement 10 % de ce qu’elle consomme de même que l’Ile-de-France !

C’est à travers les Schémas régionaux climat air et énergie (celui de l’Auvergne a été adopté parmi les 1er mi-2012) et les Schémas régionaux de raccordement aux énergies nouvelles (celui de l’Auvergne vient d’être validé par le préfet) que les choix sont effectués.

En Auvergne, les investissements prévus visent principalement le renforcement de l’alimentation très haute tension de l’agglomération clermontoise, l’amélioration de la qualité de l’alimentation électrique de l’est du Puy-de-Dôme, la modernisation du réseau pour accueillir les nouvelles sources d’énergie et la solidarité accrue entre Loire et Haute-Loire :

– travaux dans les postes électriques de Rulhat (Pont-du-Château) et de Bayet (St-Pourçain-sur-Sioule) et ajout d’un transformateur au poste de Rulhat

– création d’une nouvelle liaison souterraine à 225 000 volts d’une longueur de 10 km entre les postes de Malintrat et de Sarre (Clermont-Ferrand) et ajout d’un transformateur au poste électrique de Sarre

– nouvelle liaison souterraine de 63 000 volts de 17 km entre les postes de Courpière et d’Olliergues

– changement des câbles conducteurs d’une ligne entre Rueyres-Margeride-Praclaux pour accueillir les nouvelles sources d’énergie

– projet « 2 Loires » de reconstruction d’une ligne 225 000 volts entre Saint-Etienne et Le Puy-en-Velay pour assurer la solidarité énergétique entre Loire et Hte-Loire et anticiper l’arrivée de l’éolien qui devrait se développer au sud du Puy-en-Velay.

La production d’électricité en Auvergne (2012)

  • + 7 % entre 2011 et 2012 (contre – 0,3 % en France) grâce à une augmentation de la production hydraulique (+ 57 % par rapport à une année 2011 particulièrement sèche) et des énergies renouvelables (+ 55 %)
  • le parc éolien progresse de 14 % (188 MW) sans compter le parc d’Allanches d’une capacité de 23 MW raccordé en 2012 mais mis en service le 21 février dernier.
  • le parc photovoltaïque progresse de 57 % (146 MW) et sa production double

 

Ainsi, la production électrique de l’Auvergne se partage désormais entre l’hydraulique (52 %), le thermique (24 %) et les énergies renouvelables (24 %).

La consommation d’électricité en Auvergne (2012)

  • + 5 % de consommation (+2 % en France) mais seulement + 1,5 % une fois corrigée du facteur météo défavorable.

                A noter : les pics de consommation de plus en plus élevés en hiver sur l’ensemble des régions

  • la consommation de la grande industrie est en baisse (- 2 %), celle des PMI-PME progresse modérément (+ 1 %) et celle des particuliers augmente nettement (+ 10 %) en raison de l’accroissement du nombre de ménages, des nouveaux usages (TIC) et du chauffage électrique, malgré un ralentissement récent.

 

Pour en savoir plus :

Sur cet article : http://www.puy-de-dome.cci.fr/actu_eco/evenements/2013/0413/rte.php

Sur la CCI du Puy-de-Dôme : http://www.puy-de-dome.cci.fr

Sur RTE : www.rte-france.com



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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