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La Chèvrerie Cabrilhat : portrait d’un élevage caprin à taille humaine

La Chèvrerie Cabrilhat : portrait d’un élevage caprin à taille humaine

C’est le village de Culhat que Christian Conchon a choisi pour installer son élevage de chèvres alpines. Cet outsider, amoureux de la Nature depuis toujours, décide de changer de vie pour devenir éleveur caprin.


Après une carrière dans le secteur aérien, Christian Conchon décide de quitter les airs pour se rapprocher de la terre. L’année 2005 marque un réel tournant et le début de sa reconversion professionnelle. Il raconte amusé « mon grand père puis mon oncle étaient agriculteurs et j’aimais passer du temps avec eux. Je crois qu’ils m’ont donné le virus ! ».

Après une année de formation (Brevet Professionnelle Responsable d’Exploitation Agricole à Marmilhat), Christian n’hésite pas à aller voir ce qui se passe ailleurs avant de donner vie à son projet. « On ne peut pas partir tête baisser sur un tel projet, il est important d’être curieux».

Seulement un an plus tard, le bâtiment de la chèvrerie Cabrilhat voit le jour et marque le début de l’aventure. « L’auto construction a été un choix de départ, je suis ravi du résultat. Le bâtiment est lumineux et s’intègre parfaitement au paysage environnant, je ne l’avais pas imaginé autrement ». Puis, à un kilomètre de là, un second bâtiment sera créé pour la fromagerie.

Six ans après son installation, Christian Conchon est toujours aussi passionné par son élevage qu’il veut « à taille humaine ; un élément essentiel pour avoir une bonne connaissance de mon troupeau et une meilleure maîtrise de la qualité de mes produits ». Son cheptel de 48 chèvres lui permet de transformer 28 000 litres de lait par an (briques, crottins, bouchons apéro, gaperons). Primés au Concours des Fermiers d’Or 2010 organisé par  la Chambre régionale d’agriculture Auvergne, le crottin de chèvre semi affiné (1er prix) et la brique semi affinée (2ème prix) ont de beaux jours devant eux.

Une journée type commence à 7h avec le pansage et la traite. Ensuite vient l’heure de la transformation fromagère avec le moulage à la louche « ce qui prend du temps ». Nouvelle visite à la chèvrerie pour la 2ème ration en début d’après midi. L’après midi rime avec livraisons, travaux des cultures et autres travaux avant l’heure de la traite du soir. « Le timing de la journée est très chargé, il faut être bien organisé et pour cela je peux compter sur l’aide précieuse de ma femme qui travaille en fromagerie deux matinées par semaine et à d’autres moments clés ».

« La vente directe fonctionne bien, j’avais à cœur de me faire une clientèle fidèle qui connaissait bien ma philosophie. Aujourd’hui, je prends un plaisir fou à accueillir les gens à la fromagerie et à la chèvrerie car j’aime les notions d’échange et de partage. Je n’hésite pas à ouvrir la chèvrerie au public à l’heure de la traite du soir  (de février à octobre) même s’il n’est pas toujours facile de gérer les deux à la fois et encore plus en période de mise bas !»

Timide sur Internet, la chèvrerie Cabrilhat a su se faire connaître et présente un bilan plus que positif. Christian pense déjà à l’avenir avec de nouvelles pistes pour dynamiser sa « petite entreprise » qu’il ne veut pas voir trop grossir ! Seule inquiétude de l’éleveur « je n’ai pas la taille suffisante pour embaucher un salarié à mi- temps et le regrette ! ».

Priscilla Pireyre
En savoir plus :
Chèvrerie Cabrilhat
Chez Bardet
63350 Culhat
06.50.63.14.80.


Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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