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Santé, biologie, psycho, social

La prévention : un pas franchi entre la marche et l’économie

La prévention : un pas franchi entre la marche et l’économie

La Semaine de la prévention, destinée aux adhérents de la Caisse de retraite Agirc-Arrco, était bien plus qu'une opération de sensibilisation sur les bienfaits de l'activité physique. Première dans son genre, elle visait à favoriser la meilleure hygiène de vie et à mesurer son impact sur la santé et … les comptes de la Sécurité sociale.


«Aujourd’hui, il est scientifiquement prouvé que la prévention, notamment l’activité physique régulière, contribue à retarder les effets du vieillissement, lance d’emblée Claude Tyssandier, instigateur de l’opération « Cinq jours pour le dire, une année pour le faire ». D’où notre initiative qui est une première nationale. Nous nous mobilisons pendant une semaine pour sensibiliser nos adhérents aux effets bénéfiques de la prévention. Et surtout, pour les accompagner, pendant une année, avec des outils motivants et des mesures des résultats ».

La manifestation organisée par le groupe Ag2r La Mondiale, en partenariat avec l’ Agirc-Arrco et le Centre de prévention de Clermont-Ferrand, est en effet un travail à la fois d’incitation à l’activité physique, d’accompagnement et d’évaluation scientifique. Aujourd’hui à sa deuxième édition, elle se déroule en deux temps.

Une semaine de sensibilisation
La première étape qui a eu lieu du 3 au 7 juin 2013, visait à sensibiliser les  retraités. La conférence « La prévention, ce n’est pas que pour les autres », animée par le Dr Philippe Dejardin, médecin coordinateur des Centres de prévention a balayé quelques idées reçues. Non, ce n’est pas la lecture mais bien les mouvements du corps au quotidien qui entretiennent la mémoire !
Ensuite une centaine d’adhérents ont été invités à suivre des tests d’évaluation des aptitudes physiques, encadrés par le médecin du Centre de prévention et des professeurs spécialisés. A l’issu, chaque participant a été conseillé puis orienté vers des activités adaptées : yoga, tai-chi, qi-gong, sophro-randonnée ou marche afghane.

Une année d’activités et d’analyses
« Cette année, nous avons particulièrement insisté sur la régularité des activités physiques comme un premier acte volontaire de la prise en charge de sa santé ». Aussi, les organisateurs ont fait appel à l’association A la Découverte de l’Age Libre qui propose un programme d’intervention, appelé « D-marche », avec un outil incontournable, le podomètre. Il permet de mesurer les efforts réalisés et d’en appréhender les bénéfices. Quatre groupes de 15 personnes ont découvert l’outil et se sont engagés à l’utiliser au quotidien pendant une année. Ils ont pris rendez-vous dans un, trois, six mois pour évaluer les résultats à l’aide d’un logiciel spécialisé.

Balade avec podomètre autour du lac d’Aydat

L’impact économique de l’hygiène de vie
« Ces bilans, financés par la Caisse de retraite, coûtent 500 euros par personne, alors que l’organisation de la semaine représente une enveloppe de 10 000 euros, poursuit Claude Tyssandier. Nous sommes conscients que pour prévenir, il faut dépenser. Néanmoins, ces dépenses sont toujours moins élevées que celles consacrée aux soins. Selon différentes études, 1 euro investi dans la prévention représente un gain de 3–4 euros sur les soins »
De là à considérer que la marche à un impact économique, il n’y a … qu’un pas.  Les bienfaits ressentis au niveau de la Sécurité sociale et à la réduction de son déficit, sont désormais mesurables. Rendez-vous dans un an pour un bilan à tous les niveaux
 
Témoignage :
Monique Laurençon,
78 ans, infirmière libérale à la retraite :
« On vieillit comme on prépare sa vieillesse »
 
« Cette initiative correspond parfaitement à ma manière d’envisager le vieillissement. Les informations apportées lors de la conférence, l’incitation à la marche grâce au podomètre et les bilans, ont conforté mes observations en tant qu’infirmière sur mes patients. Le meilleur des médicaments est de rester actif et gaie, de bouger et de jardiner, de rencontrer des gens, de faire ses courses à pied. La prévention est également le moyen le plus sûr de combler le déficit de la Sécurité sociale.
 
Bouger au quotidien
Le podomètre est désormais mon compagnon fidèle. C’est un appareil aussi grand qu’une montre rectangulaire équipé d’une pince. Placé dans une poche ou accroché aux vêtements, il mesure les pas. Une clé USB permet de transférer les données vers un logiciel et d’évaluer l’impact de l’activité physique sur la santé. J’espère que la marche et les autres activités proposées par le Centre de la prévention, ainsi que les règles diététiques auxquelles nous sommes sensibilisés, s’inscriront désormais dans le quotidien de chacun des participants. Je crois à l’adage : « Comme on fait son lit, on se couche », et j’ajoute : « Comme on prépare sa vieillesse, on vieillit ».
 
                                                                                                Théodora Yonkova



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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