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RH & Management

ADP | CDI ou freelance, les préférences des français

ADP | CDI ou freelance, les préférences des français

Selon l’étude « Workforce View 2020 », menée par le ADP Research Institute, la majorité des actifs français (82%) préfèrent avoir un emploi permanent plutôt que d’être « leur propre patron » en tant que freelance ou en CDD, même si la Gig Economy ou l’économie des petits boulots a connu une croissance rapide ces dernières années.


Les résultats de l’étude mettent en lumière que de nombreux freelances français estiment qu’un emploi salarié est préférable pour de nombreuses raisons, que ce soit pour obtenir un crédit (61 %), avoir une sécurité financière (59 %), un revenu annuel constant (48 %) ou des horaires réguliers (42 %).

Toutefois, plus d’un quart des indépendants français (28 %) préfèreraient chercher d’autres modalités de missions alternatives plutôt que de travailler comme des salariés traditionnels si leurs employeurs leurs proposaient un contrat permanent. En effet, les auto-entrepreneurs accordent au freelancing une note plus élevée qu’à l’emploi salarié pour la flexibilité (48 %), la pratique d’un travail qu’ils apprécient (41 %), la capacité à équilibrer leur vie professionnelle et leurs besoins familiaux ainsi que la possibilité de contrôler leurs tâches (38 %).

A l’ère de la COVID-19, l’optimisme des indépendants dans le monde se maintient à un niveau quasiment identique à celui des salariés en CDI : 75 % sont optimistes quant à leur avenir professionnel dans les 12 prochains mois et ils sont tout aussi confiants (83 %) pour les cinq années à venir. Deux tiers (68 %) pensent d’ailleurs qu’ils auront plus de choix dans cinq ans quant à leur mode de travail et au lieu pour l’exercer.

« De nombreux indépendants considèrent que leur travail est incroyablement gratifiant dans plus d’un sens du terme, et leur vision de l’avenir est encourageante. Étant donné que de nombreux freelances travaillent sur une base horaire ou journalière, il est inquiétant de voir le nombre d’heures supplémentaires qu’ils effectuent gratuitement (plus de 11 heures par semaine pour 22 % d’entre eux contre 18 % des salariés). Les entreprises qui font appel à eux doivent s’assurer de disposer de systèmes de ressources humaines, de gestion des temps et de paie adaptés pour les accompagner et les soutenir comme n’importe quel autre membre de leur équipe » estime Carlos Fontelas De Carvalho, président d’ADP en France et en Suisse.

Les travailleurs indépendants au niveau mondial sont confrontés à des choix difficiles par rapport à leurs collègues ayant un contrat permanent. En cette période de crise, ils font face à une plus grande pression pour être présents sur le lieu de travail, malgré les recommandations officielles d’intensifier le télétravail pour les travailleurs non essentiels, et ils sont également plus enclins à accepter que leurs employeurs puissent être obligés de procéder à des réductions ou à des reports de versement de salaires pour sauver des emplois en cette période de crise économique.

« Malgré la tendance de ces dernières années qui a vu le nombre de travailleurs indépendants progresser, la majorité des salariés n’est pas convaincue par le statut de freelance. En période d’incertitude, la structure qu’offre le CDI est plus rassurante, et pas seulement en France. Cependant, alors que le travail à distance devient la norme pour de nombreux actifs qui gagnent en flexibilité et en autonomie, il sera intéressant de voir si le choix de devenir indépendant va progresser et nous permettra de mieux identifier les raisons qui poussent certains salariés à quitter le salariat pour se tourner vers le travail indépendant. » conclut Carlos Fontelas De Carvalho.

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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