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AERIAL DRONE SURVEY (A.D.S.), une entreprise boostée par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Moulins (CMA

AERIAL DRONE SURVEY (A.D.S.), une entreprise boostée par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Moulins (CMA

L’utilisation des drones n’a pas bonne presse : les médias rapportent des cas où le drone devient une activité pratiquée à mauvais escient… Certains même « s’amusent » à survoler des centrales nucléaires. Romain Moudenc, quant à lui, se sert d’un drone dans un cadre tout à fait légal. Pour faire voler un drone en France, il faut obtenir les mêmes autorisations de la DGAC (1) que pour n’importe quel avion classique. Romain Moudenc pratique donc la photographie aérienne et a obtenu le soutien financier et administratif de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Moulins. Gros plan sur une profession mal connue du grand public !


A.D.S a été créée le 1er septembre 2014 et a reçu le soutien précieux de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Moulins. Romain Moudenc est un homme de 33 ans, déterminé et ayant déjà 14 ans d’expérience professionnelle. Il se souvient : « J’ai quitté mon ancien travail : c’était une rupture conventionnelle à mon initiative dans le but justement de créer ma propre entreprise. Je me suis donc tourné vers des personnes susceptibles de m’aider. Je me suis affilié à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Moulins où j’ai pu être aidé par un expert-comptable. J’ai réussi à monter cette entreprise car les banques ont adhéré à mon projet. J’ai obtenu des financements tels que le Fonds de garantie d’Auvergne Active et j’ai donc réussi à créer A.D.S début septembre. »

C’est un projet que Romain Moudenc avait depuis quelque temps mûri. Il a su saisir l’opportunité dès qu’elle s’est présentée : « Je pensais que c’était le bon moment de me lancer à mon compte et de gérer une société telle que je l’entendais. Et puis, il y a eu une évolution du secteur de l’image aérienne qui a fait que j’ai pensé que c’était le bon moment. »

Romain Moudenc pratique la photographie aérienne dans le seul but de réaliser de la cartographie :« Je crée à partir des photos aériennes prises par un drone des cartes à destination principalement des cabinets de géomètres. », précise-t-il. Son activité se déroule en deux étapes : il s’attache dans un premier temps à réaliser des photographies aériennes de manière verticale ou oblique d’une zone et dans un second temps, à partir de toutes ces photographies, il va procéder à tout un assemblage et à un travail géographique pour en extraire des données cartographiques. On appelle cela des orthographies, c’est-à-dire que toutes les images captées par le drone sont assemblées avec l’aide de logiciels spécifiques pour ne former plus qu’une grande et seule image qui répond à la demande des clients professionnels de Romain Moudenc. Et cette image est géographiquement juste. C’est-à-dire que chaque pixel de l’image a des coordonnées précises. Cette image va donc permettre à des géomètres qui travaillent sur un chantier de pouvoir venir recaler leurs plans.

La nature des clients de Romain Moudenc est très variée : 90 % du travail est effectué pour des géomètres, qui eux-mêmes vont travailler pour d’autres prescripteurs. Les principaux demandeurs sont également des topographes, des architectes et des administrations publiques telles que des communes.

Ainsi, Romain Moudenc est actuellement en discussion avec certaines communes pour photographier avec son drone les plans de leurs cimetières. Récemment, il a également procédé à une étude avec un cabinet de topographie sur un étang au milieu des champs. Romain Moudenc résume ainsi son activité : « tout ce qu’il est possible de photographier, nous pouvons imaginer ensuite réaliser des plans pour travailler dessus. »

Ses projets de développement à court terme sont de faire connaître puis de faire vivre sa société et, à moyen terme, d’acheter de nouveaux capteurs, de nouveaux appareils photographiques voire de nouveaux drones. Et à plus long terme, si possible, d’embaucher quelqu’un pour le soulager de la partie technique pour se concentrer plus spécifiquement sur les parties gestion et développement commercial. « La différence entre une entreprise plus classique dans la photographie aérienne c’est que maintenant je peux donner accès à ces technologies à des professionnels qui ont des projets avec des petits budgets, pour des petites zones. Auparavant, ces personnes n’avaient pas accès à la photographie aérienne autrement qu’à partir d’un avion. », conclut Romain Moudenc.

(1) DGAC : Direction Générale de l’Aviation Civile

 



Un article de Marie Cartigny

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