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Chimie

AFYREN à Clermont-Ferrand : la technologie de la chimie verte, objectif zéro déchet

AFYREN à Clermont-Ferrand : la technologie de la chimie verte, objectif zéro déchet

Créée en 2012 par Régis Nouaille et Jérémy Pessiot, AFYREN est une PME de biotechnologie qui propose des alternatives au pétrole. La société lève des fonds pour finaliser la phase pilote de son projet et anticipe déjà la construction d’une première usine en Auvergne.


La combinaison de la biologie et de la chimie

Le projet de création d’AFYREN remonte à 2006. Dores et déjà, l’objectif était de développer une solution rentable pour proposer des alternatives au pétrole, dans une approche d’écologie industrielle. Après sept ans de recherche, AFYREN a mis au point un système de valorisation de la biomasse non alimentaire, autrement dit les déchets. « A l’époque, il n’existait quasiment pas de solutions dans ce domaine, relate Régis Nouaille. J’ai donc lancé mon projet R&D pour aboutir à la création de la société, en 2012 . » Ingénieur chimiste et docteur en microbiologie, Régis Nouaille utilise cette double compétence au sein d’AFYREN, qui est « la combinaison de la biologie et de la chimie ».

La technologie d’AFYREN  est issue de la chimie verte. « C’est une chimie qui produit moins de déchets et moins de gaz à effet de serre. Nous sommes dans une démarche d’économie circulaire, en utilisant le carbone de la meilleure façon possible. Elle engendre donc moins de polluants que la chimie classique. » AFYREN tend vers le zéro déchet. Un projet ambitieux, qui a déjà engrangé de nombreuses distinctions : ambassadeur de la French Tech COP 21 catégorie chimie verte, lauréat du Concours Mondial de l’Innovation 2030 et membre BPI France Excellence.

Vers une première usine AFYREN

Poussé par cet engouement, AFYREN se rapproche de la phase industrielle et travaille sur un pilote d’une capacité de 1 000 litres. « Nous sommes actuellement en train de valider les phases pilote et avons lancé une levée de fonds pour les finaliser. Nicolas Sordet, qui est aujourd’hui directeur général de la société, est d’une aide précieuse dans la stratégie de cette opération. » Régis Nouaille anticipe déjà l’avenir de l’entreprise. Il entame dès à présent les démarches pour la construction de la première usine d’AFYREN. « Nous travaillons avec des partenaires afin de construire notre usine sur le territoire auvergnat. » Cette nouvelle usine devrait voir le jour entre 2018 et 2020.

Suite à la réforme territoriale, Régis Nouaille envisage un rapprochement avec la Vallée de la chimie à Lyon dans la « production de molécules chimiques ». Mais AFYREN voit plus loin encore. « L’avantage de cette technologie, c’est qu’elle est transposable à l’échelle internationale. Par exemple, nous avons déjà travaillé avec des partenaires brésiliens. »

L’entrepreneur l’admet volontiers, une seule société ne peut pas tout faire. C’est pourquoi Régis Nouaille recherche activement des partenaires qui puissent proposer des « solutions complémentaires à la technologie d’AFYREN. Le champ de la chimie est large ! »



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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