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Formation, éducation

Apsytude, l’association basée à Lyon qui se préoccupe du bien-être des étudiants

Apsytude, l’association basée à Lyon qui se préoccupe du bien-être des étudiants

Fournir un appui psychologique aux étudiants qui vivent parfois des situations de stress ou de doute, alors qu’ils n’ont souvent pas les moyens de consulter, telle est la vocation d’Apsytude, créée à Lyon en 2010 par deux jeunes diplômées en psychologie, Laurentine Véron et Fanny Sauvade. Récit d’une aventure qui a permis de créer 3 emplois en répondant à un vrai besoin de société.


Laurentine et Fanny ont obtenu leur diplôme de psychologie en 2009. Pendant leurs études, elles observent que de nombreux camarades viennent à elles parce qu’ils éprouvent un mal-être ou sont à la recherche de conseils.

« Parfois, nous aurions aussi pu avoir besoin de voir un professionnel, mais on ne pouvait pas accéder au service de médecine préventive. Par ailleurs, l’image que la société renvoyait des étudiants, des jeunes qui ont une vie facile et qui ne pensent qu’à s’amuser, ne collait pas à notre vécu. En faisant le tour de l’existant, on s’est rendu compte qu’il n’existait pas de structure d’accompagnement psychologique dédiée. »

Nous nous sommes lancées un peu inconsciemment

Dans un premier temps, les deux étudiantes partent à la rencontre des acteurs du médico-social éducatif lyonnais, pour vérifier si leur intuition est bonne. Après avoir fait le tour des points d’accueil et d’écoute pour les jeunes, des mutuelles étudiantes et du CROUS, le constat est fait que la plupart des étudiants en souffrance ne viennent pas jusqu’à ces structures. Entrées dans la vie professionnelle, Laurentine et Fanny décident donc de créer une association pour dispenser conseils et aides psychologiques aux étudiants. C’est ainsi qu’Apsytude voit le jour en 2010.

« En fait, le projet s’est structuré petit-à-petit. Dans un premier temps, nous avons ouvert un site et des consultations bénévoles à l’école de psychologie de Lyon. Le premier gros partenariat a vite débuté avec le Crous de Lyon Saint-Etienne. Ensuite, les choses se sont enchaînées avec d’autres Crous, avec des écoles d’enseignement supérieur, des classes préparatoires, des mutuelles. Quand on a vu que ça prenait de l’ampleur, l’incubateur Rhône Alpes Pionnières nous a permis de vérifier la viabilité économique de notre projet et de professionnaliser notre offre. Désormais, nous sommes financées par la région et l’ARS Rhône-Alpes et par les partenaires privés qui demandent des actions dans leurs établissements. »

Viser le bien-être des étudiants

Avec une équipe de psychologues recrutés en fonction des besoins, Apsytude propose les Happsy Hours, des consultations individuelles gratuites dans les structures de vie des étudiants de 16 villes.

« Notre objectif est vraiment d’aller vers les étudiants. On s’adapte à leurs horaires et à leurs modes de vie, ce qui les met en confiance. On propose d’ailleurs depuis peu une consultation en ligne par webcam sécurisée, la Happsy Line, qui par contre reste payante, faute d’avoir encore pu trouver de financement. Par ailleurs, notre site fournit une mine de conseils et d’outils, pour l’estime de soi, les troubles relationnels ou même pour lutter contre la procrastination qui peut être très gênante pour réussir ses études. Sur cet axe préventif, nous mettons également en place des actions de formation pour les étudiants, leurs encadrants, les professeurs ou le personnel d’accueil. »

L’association a atteint les objectifs de la première année de son business plan. Elle salarie aujourd’hui 3 personnes et s’inscrit dans une phase de consolidation dans des villes comme Montpellier, Toulouse et Rennes. L’offre proposée répond à un vrai besoin, dans un contexte où beaucoup d’étudiants sont inquiets pour leur avenir et peuvent manifester des troubles anxio-dépressifs. Les Happsy Hours affichent d’ailleurs complet.

La boucle est bouclée

« Notre plus belle satisfaction est de constater que les étudiants s’approprient très vite les outils proposés. Si l’un d’entre eux entre dans la vie active et a encore besoin de suivi, nous l’accompagnons jusqu’à ce qu’il gagne sa vie pour prendre en charge lui-même des consultations en libéral. Notre plus beau souvenir est celui d’une étudiante qui est venue nous remercier une fois diplômée et qui, devenue graphiste, collabore maintenant régulièrement avec nous ! »



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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